ANGOLA : Vers une cohabitation intelligente (Etat/Parti) entre Joao Lourenço et José Eduardo dos Santos

La transition politique au Sommet de l'Etat entre Ahmadou Ahidjo et Paul Biya ne ressemblera en rien à celle qui s'annonce entre José Eduardo dos Santos et Joao Lourenço (notre photo). Ahmadou Ahidjo, en 1982, avait conservé la présidence du « grand parti unifié » de l'époque, l'UNC, tout comme José Eduardo dos Santos continuera de présider aux destinées du MPLA. La comparaison, cependant, s'arrête là. Car contrairement au premier président du Cameroun, le président angolais sortant n'a jamais dit que le parti prime ou primera l'Etat et que toute décision stratégique engageant l'avenir du pays, devra, préalablement, revêtir l'onction du parti. Conséquence : José ne ressemblera en rien à Ahmadou et l'UNC (aujourd'hui disparue avec son fondateur) n'a rien à voir avec le MPLA.

Le candidat du MPLA à la présidentielle, João Lourenço, a qualifié, lui-même, vendredi, 14 juillet, à Luanda, de "faux problème" cette question de cohabitation (qu'on cherche à créer de toutes pièces) avec l'actuel chef de l'Etat, José Eduardo dos Santos, et lui-même, en cas de victoire aux prochaines élections du mois d'août. C'est, en fait, chercher à créer des problèmes là où il n'y en a pas.

João Lourenço a annoncé son intention de travailler en “étroite collaboration” avec l’actuel leader du parti qui restera comme président du MPLA jusqu’en 2018, et peut-être, pour quelques années supplémentaires encore.

L'Angola étant un pays stable, aucun changement de la constitution n’est prévu, non plus, contrairement à certaines voix qui disent que l’actuelle était conçue en pensant, exclusivement, au président de la République. Voilà quelques déclarations du futur président, qui énervent les ennemis (tapis dans l'ombre) de l'Angola dont beaucoup encourageaient, hier, Ingénieur José Eduardo dos Santos à conserver, à tout prix, son pouvoir (comme ils le font eux-mêmes dans leur pays), quitte à déléguer certaines charges de la République. Il faut préciser que beaucoup de pays d'Afrique centrale, d'Afrique australe et d'Afrique de l'Est, sont dirigés par des potentats (inamovibles) qui aspirent (tous sans exception) à mourir au pouvoir. Pour la plupart d'entre eux, le départ du pouvoir après 37 ans de José, est assimilé à une très haute trahison, pire, à un odieux lâchage dans ce monde de dignitaires autocrates où tous se soutiennent en cas de difficulté.

Commentaires

Un exilé en colère (non vérifié)
Tout a fait avec monsieur 8% du Congo-Brazzaville, c'est le seul pays au monde qui organise soit disant des élections législatives pour nommer les députés, tenez vous bien, je n'ai pas dit voter, mais nommer les députés avec les dépenses astronomiques inutiles....

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