BOKO HARAM : Une vingtaine de combattants rejoignent les autorités de Niamey

Une vingtaine de combattants nigériens du groupe djihadiste nigérian Boko Haram de la région de Diffa (Sud-Est du Niger) se sont rendus aux autorités, selon le ministre nigérien de l'Intérieur, Mohamed Bazoum, dix jours après la reddition d'une trentaine d'autres combattants.

Au total, "nous avons une cinquantaine de combattants de Boko Haram qui se sont rendus" depuis le 27 décembre, s'est-il réjoui, dans un entretien diffusé, mercredi, 4 janvier, soir, sur la télévision publique Télé Sahel.

Fin décembre, M. Mohamed avait annoncé la reddition d'une trentaine de combattants de Boko Haram de Diffa qui avaient déposé les armes. Très proche du Nord-Est du Nigeria, Diffa est un des bastions des islamistes de Boko Haram.

Le flux de reddition va augmenter, a estimé M. Mohamed Bazoum, en assurant que "la guerre (contre Boko Haram) dans certains secteurs est déjà terminée". Il ne reste plus qu'à récupérer les jeunes lycéennes de Chibok (notre photo), pour matérialiser cette défaite de Boko Haram, ainsi que, capturer ou neutraliser Shekau.

Le ministre a expliqué cette reddition, notamment, par le nouveau "rapport de force instauré entre Boko Haram et nos forces de défense et de sécurité", depuis juillet.

Le Niger, le Tchad et le Nigeria ont, en effet, lancé, quasi-simultanément, en juillet, des "opérations de ratissage" contre les fiefs de Boko Haram, selon l'armée du Niger.

Le ministre a, toutefois, noté la présence "d'éléments de Boko Haram organisés qui s'entraînent dans le lit du lac Tchad", une zone marécageuse très enclavée située à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria.
Trois soldats nigériens ont été tués et sept blessés, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, lors d'une attaque de positions de l'armée par Boko Haram, à Baroua, dans la région de Diffa. Selon l'armée nigérienne, quinze combattants de Boko Haram ont, également, été tués et un autre "capturé".

La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d'une population locale, déjà, très pauvre, selon l'ONU, qui demande à la communauté internationale d'accroître son soutien financier.

Dans un message de vœux à la nation, samedi soir, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a lancé "un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l'égarement par Boko Haram (à) se ressaisir et déposer les armes".

Avec AFP

Ajouter un commentaire

11 + 0 =
By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.

Les plus populaires