BURKINA FASO : Encore onze soldats tués, le président Kaboré doit-il recruter des mercenaires ?

Une dizaine de soldats burkinabé ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi, 25 décembre, lors d'une attaque contre un détachement militaire à Hallalé, dans le Nord du Burkina Faso, quelques heures, seulement, après l'attaque d'Arbinda. Cette attaque perpétrée en pleine nuit de Noël, la fête de la nativité célébrée par les chrétiens du Burkina Faso, montre, clairement, qu'au-delà des enjeux politiques, les djihadistes veulent éradiquer le christianisme implanté dans cette partie du pays. Autrement dit, les djihadistes ne mènent pas seulement une guerre politique, de « valeurs » et une façon de concevoir la vie, mais, ils mènent, aussi, une guerre religieuse avec comme objectif final, la suprématie de l'islam radical (et non tolérant) qui autorise de couper les bras et les jambes en guise de punition. Ce qui se passe, aujourd'hui, au Burkina Faso ne concerne pas uniquement ce pays, car les terroristes, une fois qu'ils auront mis le grappin sur ce pays, passeront à d'autres pays dont certains abritent, déjà, sans parfois le savoir, des cellules dormantes de djihadistes. La CEDEAO doit dépasser l'étape du discours et prendre les choses en main car le terrorisme est une épreuve de longue haleine qui ne peut, jamais, jamais, être vaincue par la seule coopération internationale. Pour être efficace, celle-ci ne doit venir qu'en appui aux véritables efforts fournis par le pays lui-même pour le combattre.

"Une patrouille du détachement militaire de Namssiguia a été attaquée dans la nuit de mardi à mercredi", a déclaré une source sécuritaire.

 "Une dizaine de militaires ont été tués dans cette embuscade qui a eu lieu à Hallalé", localité située près de Tongomael, dans la province du Soum, la même région où s'est produite, mardi, 24 décembre, matin, l'attaque d'Arbinda qui a fait 42 morts.

Selon une autre source sécuritaire, "la riposte des éléments (soldats) a permis de neutraliser (tuer) plusieurs terroristes".

Suite à l'attaque d'Arbinda, la plus meurtrière qu'ait enregistrée le pays d'Afrique de l'Ouest depuis le début des violences djihadistes, il y a cinq ans, le Burkina Faso suit un deuil national de deux jours, mercredi et jeudi. Trente-cinq civils (dont 31 femmes) et sept militaires ont été tués, ainsi que, "80 terroristes", selon les autorités burkinabé.

Les djihadistes du Sahel se sont, considérablement, renforcés grâce aux arrivées d'autres djihadistes en provenance de Syrie et d'Irak, pays où ils ont été, militairement, vaincus. Ils apportent, donc, une force de frappe considérable aux djihadistes du Sahel, qui est sans commune mesure avec la capacité de riposte des armées nationales. Pour parer au plus pressé, le président, Roch Marc Christian Kaboré, doit recruter, rapidement, des mercenaires, pour faire face à leur puissance de feu (notre photo). Sans quoi, on assistera, pendant plusieurs mois, à d'autres assauts meurtriers sans riposte conséquente de l'armée burkinabé.

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