BURUNDI : Huit morts et des dizaines de blessés ce dimanche dans le Nord d'un pays « pacifié »

Au moins, huit personnes ont été tuées et une soixantaine blessées par l'explosion d'une grenade, dimanche, 9 juillet, soir, dans un bar de la province de Kayanza, dans le Nord du Burundi. C'est la preuve qu'il n'y a pas que Bujumbura qui soit un lieu exposé pour les tueries. Aucune partie du pays n'est épargnée.

"Des criminels non encore identifiés ont lancé hier (dimanche) vers 20H00 (18H00 GMT) une grenade au milieu de dizaines de gens qui prenaient un verre assis devant un bar de la colline de Shinya, dans la Commune de Gatara", a annoncé l'administratrice de cette commune, Dévote Ndayizeye.

"Six personnes sont mortes sur le champ et 66 autres ont été blessées, dont dix qui sont dans un état grave", a-t-elle poursuivi, expliquant que "la plupart ont été évacuées dans les hôpitaux de la région".
"Deux autres personnes parmi celles qui ont été grièvement blessées ont succombé à leurs blessures alors qu'elles étaient déjà à l'hôpital", a ajouté Mme Ndayizeye, précisant que ce bilan était "provisoire" car les chiffres continuaient d'évoluer.

Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, a confirmé l'information sur son compte Twitter, parlant de huit morts et 50 blessés.
Cette grave situation est due au fait que Pierre Nkurunziza a refusé de céder le pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat (notre photo), et s'est présenté à l'élection pour un troisième mandat qu'il a obtenu par la fraude. Voilà les raisons du blocage de ce pays qui était en train de sortir de sa longue période d'instabilité pendant laquelle il y avait eu plusieurs coups d'état militaires.

Nkurunziza est l'exemple à ne pas suivre en Afrique. Il est le prototype du dirigeant dont les Africains ne veulent plus et la preuve concrète de la mauvaise gouvernance politique. Tout le monde en convient : face à son maintien au pouvoir par la force militaire, pourquoi l'opposition et ses autres adversaires devraient-ils se borner à utiliser les seules armes que leur donne la démocratie, à savoir, la non-violence armée ? Il faut un remède de cheval pour guérir un mal de cheval, sinon, Nkurunziza tournera le Burundi en rond jusqu'à ce qu'il en fasse un Etat néant.

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