BURUNDI : Même le paludisme ne veut plus du pouvoir de Pierre Nkurunziza

S'appuyant sur un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la ministre burundaise de la Santé, Josiane Nijimbere, a confirmé, lundi, 13 mars, que "le Burundi fait face à une épidémie de paludisme".
Selon l'OMS, 1,8 millions de cas - ce qui inclut les récidives - ont été recensés du 1er janvier au 10 mars 2017. Cela représente "une augmentation de 17% par rapport à la même période de l'année passée", a expliqué Mme Nijimbere.

La ministre a reconnu que "les seuils épidémiologiques ont été, largement, dépassés" dans le Nord et le Nord-Est du Burundi, les zones "les plus touchées" par cette épidémie.
"Quelque 700 décès" ont été enregistrés depuis le début de l'année, a-t-elle ajouté. Pour 2016, le nombre de cas recensés de paludisme est de 8,2 millions, pour, environ, 3.000 décès. La population du Burundi est de 11,2 millions de personnes.

Mme Nijimbere a estimé à 31 millions de dollars (29 millions d'euros) le coût de la lutte contre le paludisme et lancé "un appel vibrant à tous nos partenaires pour qu'ils nous soutiennent en cette période d’épidémie qui constitue une grande urgence de santé publique".

Selon des sources onusiennes et médicales, les stocks de médicaments contre le paludisme sont, pratiquement, épuisés au Burundi. "La principale priorité est de s'approvisionner en médicaments pour faire face", a, encore, déclaré la ministre de la Santé.

Le Burundi, un pays de montagnes, était auparavant peu affecté par le paludisme. Mais la situation a évolué avec le changement climatique, la multiplication des marais pour la riziculture et la mauvaise utilisation de la moustiquaire. D'autre part, la crise politique que traverse le pays depuis mai 2015 a, également, entraîné des réductions budgétaires massives. Le budget de la Santé a, ainsi, baissé de 54% en 2016 par rapport à l'année précédente. A titre de comparaison, celui de l'Education s'est, carrément, effondré des 2/3.

Le Burundi étant coupé de la communauté internationale à cause de l'entêtement de son président, Pierre Nkurunziza (notre photo), à s'accrocher au pouvoir alors qu'il a terminé son deuxième et dernier mandat en juillet 2015, ce genre de mauvaise nouvelle risque de se répéter pour d'autres secteurs de la vie nationale.

Selon l'OMS, "le nombre de personnes ayant besoin d'assistance humanitaire immédiate a presque triplé entre février et octobre 2016, passant de 1,1 million à environ 3 millions de personnes". Vivant au chaud et hors du besoin, Pierre Nkurunziza, ses ministres et ses collaborateurs sont, on le sait, totalement, insensibles à la souffrance du peuple. Sinon, la catastrophique situation actuelle du Burundi les aurait, depuis longtemps, poussés à prendre la décision que le bon sens commande : abandonner le pouvoir au lieu que c'est le pouvoir qui les abandonne tôt ou tard car on se rapproche d'une telle fatidique échéance.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
peu importe la mort de son peuple, ce président trop têtu n'aime que son pouvoir et nous espérons qu'il va gouverner les terres sans habitants, ce qu'il pourrait comprendre que le pouvoir n'est rien sans le peuple; ainsi va la vie des dictateurs assoiffés de pouvoir et des privilèges et en A frisu ils sont disséminés partout sans souci !!

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