BURUNDI : Nkurunziza boycotte les discussions de sortie de crise à Arusha

Cette nouvelle session du dialogue interburundais, organisée par le facilitateur régional et ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa, vise à sortir le Burundi d'une crise déclenchée, il y a près de deux ans, par la candidature controversée du président, Pierre Nkurunziza (sur notre photo avec Gaston Sindimwo, vice-président de la République et Gaston Nyabenda, président de l'Assemblée nationale), à un 3e mandat.

Le gouvernement de Pierre Nkurunziza dénonce la présence parmi les invités de la nouvelle session "de certains acteurs violents, notamment, des putschistes recherchés par la justice (...), ce qui empiète sur la souveraineté du Burundi", selon ce texte signé par le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba.

Le texte s'insurge, également, face à la présence de Jamal Benomar, conseiller spécial du secrétaire général des Nations-Unies, "qui a été récusé par le gouvernement du Burundi".
"Par conséquent, le gouvernement du Burundi a décidé de ne pas envoyer de délégués à Arusha dans (cette) session", poursuit Bujumbura.

Le Burundi est plongé dans une grave crise, depuis avril 2015, et la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé, puis, son élection, en juillet, de la même année. Les violences ont fait plus de 500 morts et poussé plus de 300.000 personnes à quitter le pays.

Les précédentes tentatives de faire s'asseoir à la même table le gouvernement et son opposition avaient échoué.

Avec AFP

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