BURUNDI : Pierre Nkurunziza et son régime dans le collimateur du Conseil de sécurité

Une déclaration à l'initiative de la France a été adoptée, à l'unanimité, après quelques ajustements avec la Russie, la Chine et l'Egypte, qui s'opposent aux sanctions.

Le Conseil s'est dit "alarmé par le nombre croissant de réfugiés quittant le pays et troublé par des rapports de torture, de disparitions forcées et de tueries".

Des centaines de personnes ont été tuées et 390.000 personnes ont fui le Burundi depuis que le pays a sombré dans la violence, en avril 2015, après l'annonce par le président, Pierre Nkurunziza, de son intention de briguer un troisième mandat, qui lui était interdit, et qu'il a, depuis, remporté.

Le Conseil de sécurité a appuyé la proposition du médiateur, Benjamin Mkapa, ancien président tanzanien, de tenir un Sommet régional afin d'inciter le gouvernement et l'opposition du Burundi à ouvrir des négociations.

Les quinze Etats membres ont exhorté le gouvernement du Burundi à signer un accord avec l'Union africaine pour le déploiement d'observateurs des droits de l'homme et d'experts militaires, dont seuls une poignée ont été autorisés dans le pays.

En juillet, le Conseil avait autorisé le déploiement d'au moins 228 policiers de l'ONU au Burundi pour surveiller la situation sécuritaire et les atteintes aux droits de l'homme, mais, le gouvernement avait bloqué le déploiement de cette force. Au grand désarroi de la France, le pays membre du Conseil de sécurité qui avait porté cette résolution.

Dans un rapport envoyé au Conseil de sécurité, le mois dernier, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est déclaré "très préoccupé" par les déclarations du président Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, suggérant qu'il pourrait demander un quatrième mandat, puis, un cinquième, un sixième, un septième, bref, une présidence à vie. Une telle initiative "risquerait d'intensifier la crise", avait estimé M. Guterres.

Pierre Nkurunziza est un gros caillou dans la chaussure de la communauté internationale. Il a intérêt à faire, extrêmement, attention car ses agissements contraires à toutes les règles de vie et de démocratie, ont mis à bout l'Afrique et la communauté internationale. Pour preuve, aujourd'hui, plus aucun chef d'Etat (au monde) n'arrive à le soutenir ouvertement.

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