CAMEROUN-CHINE : Plus qu'une coopération, un gigantesque partenariat qui prend l'ascenseur

Là où elle fait de bonnes affaires, la Chine ne se mêle, jamais, de politique. Elle ne fait qu'aligner des contrats. Sa stratégie est, radicalement, différente de celle des Occidentaux, grands donneurs de leçons d'éthique et de morale (qu'ils ne s'appliquent pas à eux-mêmes) devant l'éternel. Avec son trésor de guerre, l'empire du milieu ne se fait pas prier pour conquérir l'Afrique. Cette Afrique qui est de moins en moins la chasse gardée de l'Occident. Ce dernier tente, actuellement, de rattraper son retard en suscitant, parfois, des conflits (sans queue ni tête ici et là), juste pour qu'on continue de faire appel à lui. Chacun fait la politique de ses moyens.

Le président du Cameroun, Paul Biya, vient d'effectuer, en mars, une visite de trois jours en Chine. Une visite fructueuse comme en font d'autres dirigeants africains dans ce pays. Car il ne se passe pas de mois sans qu'un chef d'Etat africain ne se rende en visite officielle (ou d'Etat) chez Xi Jinping, le président chinois. Mais, pour Paul Biya, une telle visite prenait une autre tournure car le Cameroun est le deuxième pays africain à absorber les investissements chinois. Juste après l'Ethiopie. Au Cameroun, devant la défaillance (financière) des Occidentaux, la Chine n'est pas mécontente de se retrouver, pratiquement, seule pour financer huit, voire, neuf, projets structurants sur dix.

Dans le numéro 463 chez les marchands de journaux, dès, vendredi, 13 avril, on peut lire en détail, les réalisations de la Chine au Cameroun, et ce dans tous les domaines : santé, éducation, transfert de technologies, routes et autoroutes, port en eau profonde, barrages hydroélectriques, agriculture, transport aérien, embellissement des villes, sécurité, alimentation en eau potable, télécommunications, logements sociaux, bâtiments administratifs, complexes sportifs, etc. Bref, la Chine est partout et, surtout, veut, absolument, tout faire, en l'absence des autres grands investisseurs mondiaux. Ne dit-on pas que la nature a horreur du vide ? Et puis, il y a ce que la Chine entend réaliser dans les prochaines années, pour aider le Cameroun à parfaire son émergence économique vers 2035. C'est la raison pour laquelle les ministres de l'Economie, Alamine Ousmane Mey, des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, de l'Eau et de l'Energie, Gaston Eloundou Essomba, des Affaires étrangères, Lejeune Mbella Mbella, le secrétaire d'Etat à la Santé, Alim Hayatou, ainsi que, le patron des patrons, Célestin Tawamba et le président de la Chambre de commerce et d'industrie, Christophe Eken, et beaucoup d'autres, ont accompagné le président, Paul Biya, pendant cette visite. Un forum entre les hommes d'affaires et opérateurs économiques chinois et camerounais, sera organisé, par ailleurs, dans les prochains mois. Toutes ces informations sont à lire dans le numéro 463 d'Afrique Education.

« Libye : Sept ans déjà ! » que l'Occident a assassiné, gratuitement, le leader libyen, Mu'ammar al Kadhafi. L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, chef de file de cette déstabilisation, est, aujourd'hui, rattrapé par ce passé trouble qui mis la zone sahélo-saharienne sens dessus-dessous : la destruction de la Libye a jeté des milliers de djihadistes (que Kadhafi retenait) en Libye dans la nature avec un impressionnant arsenal militaire que n'arrive pas à enrayer l'intervention militaire internationale. Afrique Education explique comment Sarkozy avait procédé pour rayer la Libye de la carte des pays prospères.

« Boko Haram : L'échec de Muhammadu Buhari ». A cause de la faiblesse de son armée, le Nigeria a mis à mal la stratégie arrêtée de commun accord avec le Niger, le Tchad et le Cameroun, pour éradiquer, complètement, cette secte terroriste. Pourtant, l'ancien général avait été, spécialement, élu (contre Goodluck Jonathan) parce qu'il avait annoncé qu'il la vaincrait en l'espace d'un mandat. Voilà que Boko Haram continue de faire, impunément, des rapts de collégiennes, en 2018 ( Dapchi ), comme en 2014 avec les lycéennes de Chibok dont une centaine attend, toujours, d'être libérée.

Beaucoup d'autres articles les uns plus intéressants que les autres, sont à lire dans ce numéro 463 d'Afrique Education, en vente chez vos marchands de journaux à partir de vendredi, 13 avril. Sans superstition !

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