GABON : Mardi 28 mars 2017, ouverture d'un « Dialogue politique » pour apaiser le pays

Ce dialogue portera sur "la réforme des institutions et la consolidation de l'état de droit démocratique", "les réformes électorales" et "la modernisation de la vie publique", selon un décret adopté, vendredi, 10 mars, en Conseil des ministres.

Une première phase "citoyenne" permettra à la société civile d'apporter "ses contributions", tandis qu'une autre étape "sera consacrée exclusivement aux partis politiques", selon le texte.
Bongo Ondimba Ali avait proposé ce dialogue "à tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux" à l'élection présidentielle dès la validation de sa réélection, le 24 septembre, par la Cour constitutionnelle.

Une partie de l'opposition a participé, en février, aux travaux d'un comité préparatoire "paritaire" pour organiser ce "dialogue inclusif et sans tabou", qui doit avoir lieu à Libreville, et non plus, à Lambaréné.
En revanche, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) n'a participé "ni de près ni de loin" à ces travaux préparatoires, selon les propres termes de Jean Gaspard Ntoutoume, son porte-parole.
Le gouvernement d'Emmanuel Issoze Ngonde, de son côté, a été renforcé par la déclaration du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui considère que "l'élection présidentielle du 27 août est désormais derrière nous".

Il s'agit, semble-t-il, d'un résultat obtenu par le chef de la diplomatie gabonaise, Pacôme Moubelet-Boubeya, qui a, récemment, rencontré Antonio Guterres, à New York, pour une première prise de contact, depuis son arrivée à la tête des Nations-Unies.

Des élections législatives doivent se tenir d'ici fin juillet.

Désormais, Bongo Ondimba Ali dispose, de plusieurs cartes en main. A lui de savoir s'en servir.

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