GABON-VEOLIA : Le torchon brûle sérieusement

"Gabon-Véolia : Le torchon brûle". C'est la grande Une du numéro 462 d'Afrique Education en vente, chez les marchands de journaux, à partir de mardi, 13 mars. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, par ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro (notre photo). En rompant, unilatéralement, la convention qui le liait à la société française, Véolia, le Gabon n'invente pas le fil à couper le beurre. Dans tous les pays du monde, y compris, sous la France socialiste, en 1981 et 1982, les investisseurs privés n'avaient que leurs yeux pour pleurer quand François Mitterrand et Pierre Mauroy, avec Jacques Delors à l'Economie et aux Finances, lancèrent un vaste programme de nationalisations. Au nom de l'intérêt général. Ce qui est arrivé en France, pendant le premier septennat socialiste (et qui arrive de temps en temps ailleurs), n'est-il pas susceptible d'arriver, aussi, en Afrique, et en l'occurrence, au Gabon ? L'Afrique est en train de suivre, à la loupe, avec une attention particulière, le bras de fer qui s'est engagé entre l'Etat du Gabon et la société française, Véolia.

Toujours dans le numéro 462, « Congo-Brazzaville : Comment Sassou-Nguesso a ruiné le pays » ! C'est peu dire...
A force d'occulter certaines créances aux fins limiers du FMI, le Congo-Brazzaville peine à signer un programme de redressement avec ce dernier. Et pour cause, l'endettement (extérieur et intérieur) public de l'Etat que le gouvernement avait, volontairement, (sous)évalué à 77% du PIB, en septembre 2017, et que le FMI, lors d'une révision (in)complète des créances de l'Etat avait fixé à 120%, se chiffrerait, en réalité, aux alentours de 200% du PIB. Dire, donc, que le président, Denis Sassou-Nguesso, "le bâtisseur infatigable", a ruiné le Congo-Brazzaville est une litote. C'est à lire dans le 462 d'Afrique Education.

« Présidentielle 2019 au Sénégal : Comment Macky Sall a mis hors-jeu Khalifa Sall ». C'est une affaire qui aurait pu ternir l'image démocratique de tout pays africain qui ne s'appellerait pas le Sénégal. Pourtant, le président, Macky Sall, qui a de très bonnes entrées à l'Elysée, déroule son projet de réélection en 2019 comme si de rien n'était, sans qu'aucune bonne âme de la communauté (dite) internationale ne soit émue.

Le 462 est plein d'articles les uns plus intéressants que les autres. A votre choix.

Si vous n'avez pas, encore, réservé votre numéro chez votre marchand de journaux, pressez-vous de le faire car aucun des articles de ce numéro 462 ne sera mis en ligne et ne pourra être lu gratuitement.

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