LIBYE : L'Union africaine propose la tenue d'une grande conférence de paix

Pour le retour de la normalité en Libye, chacun y va de sa propre recette. Comme on peut le voir, détruire a été très (très) facile. Aujourd'hui, reconstruire ce qui a été (facilement) détruit, hier, s'avère très (très) compliqué. Maître d'oeuvre de cette destruction, la France de Nicolas Sarkozy (sur notre photo avec son penseur en démocratie libyenne de l'époque Bernard Henri-Lévy) se montre, particulièrement, impuissante pour corriger une situation dont la très prospère Libye du colonel Kadhafi, n'avait guère besoin. Un pays qui aidait financièrement une trentaine de pays africains dans le cadre de la CENSAD. C'est ainsi que les initiatives pour faire revenir la paix et la stabilité en Libye se suivent et se ressemblent dans leur inconsistance. Pendant ce temps, les populations vivent, toujours, dans la souffrance quand elles ne se meurent pas. C'est dans cet élan que le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a proposé, lui aussi, son propre plan de sortie de crise en Libye, lundi, 1er avril, qui consiste en la tenue d'une conférence nationale de réconciliation. L'UA insiste, cependant, sur le fait que la solution aux questions libyennes doit être, avant tout, le fait des Libyens et des Africains, avant d'être le fait des autres. Il sait de quoi il parle.

Le président de la Commission de l'UA s'exprimait à l'issue d'une réunion à Tripoli avec le premier ministre libyen soutenu par l'ONU, Fayez Serraj. Au cours de celle-ci, ils ont discuté des derniers développements politiques et sécuritaires, ainsi que, des prochaines élections présidentielles et législatives dans ce pays.

Moussa Faki Mahamat a soumis à son hôte sa proposition de conférence nationale, "soulignant que toute décision sur cette question libyenne devait être libyenne, et a exprimé sa désapprobation devant toute ingérence étrangère qui pourrait compliquer davantage la crise", selon un communiqué du bureau de Fayez Serraj.

Ce dernier a salué cette proposition, espérant que cette conférence se tienne sous l'égide de l'ONU, a ajouté le communiqué.

La Libye souffre des divisions politiques entre le gouvernement que dirige M. Serraj à Tripoli et une entité rivale dans l'Est du pays, malgré un accord politique soutenu par l'ONU conclu en 2015.

Face à l'insécurité et au chaos, ce pays peine à réaliser une transition démocratique depuis la chute planifiée par l'Occident, en 2011, du régime du défunt et regretté dirigeant Mu'ammar al Kadhafi.

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