MOZAMBIQUE : Une constitution pour favoriser la paix dans le pays

Souvent, on a remarqué que les conflits dans les pays africains sont, parfois, dus à la mauvaise interprétation de la constitution ou à sa rédaction partiale dans le but de favoriser le camp au pouvoir. Pour minimiser tout risque de conflit ou de guerre, il est conseillé de se doter d'une constitution consensuelle. C'est un objectif pas toujours facile à atteindre mais qui reste de l'ordre du possible. Pour preuve, le Mozambique, après plusieurs années de conflit, est en train d'emprunter cette voie. En effet, le président mozambicain, Filipe Nyusi, a annoncé, mercredi, 7 février, une réforme de la Constitution destinée à décentraliser le pouvoir dans le pays, dans le cadre des discussions de paix engagées par son gouvernement avec l'ancienne rébellion de la Renamo. Objectif, supprimer la gestion centralisée de l'Etat et du pouvoir qui fait que, parfois, l'opposition cherche plutôt à chasser du pouvoir celui qui est en place pour en profiter aussi, au lieu de l'aider à faire avancer le pays au nom de l'intérêt général.

Principale mesure, les gouverneurs des dix provinces, jusque-là, nommés par le seul gouvernement de Maputo, le seront, désormais, sur proposition du parti politique qui a remporté les élections locales, a annoncé le président de la République.

"Ce consensus est le fruit du processus de dialogue que j'entretiens avec Afonso Dhlakama, le président de la Renamo" (notre photo), s'est réjoui le chef de l'Etat devant la presse.

Ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), la Renamo a repris les armes dans le centre du pays, en 2013, pour contester la mainmise du Frelimo, le parti qui tient les rênes du pouvoir depuis l'indépendance de 1975.

Afonso Dhlakama, qui vit depuis plus de deux ans retranché dans les montagnes du centre du pays, a proclamé, fin 2016, un cessez-le-feu pour faire avancer des négociations avec le pouvoir.
Cette trêve est depuis largement respectée.

Les membres de la Renamo, qui disposent de députés au parlement dans la capitale Maputo, réclament une plus grande décentralisation de l'Etat et une meilleure intégration de leurs militants armés dans la police et dans l'armée.

Les réformes annoncées, mercredi, 7 février, qui doivent, maintenant, être soumises au parlement, constituent la première grande avancée des discussions depuis des mois.

Elles ne devraient, toutefois, pas entrer en vigueur avant 2019.

Dans son intervention, le chef de l'Etat mozambicain a, également, indiqué être parvenu avec le chef de la Renamo à un "consensus sur les affaires militaires".

Ces détails, cruciaux en vue de la signature d'un accord de paix global, seront annoncés "prochainement", a promis M. Nyusi.

Voici un bon exemple de gouvernance qui devrait inspirer les pays d'Afrique centrale où le pouvoir appartient, tout simplement, à un homme (dit) fort.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
le concensus est un outil dialogue permettant de mieux établir la bonne gouvernance du pays, avec l'alternance démocratique, commnt tun chef d'état peut rester 30 ou 45 ans au pouvoir, visiblement on retrouve plusieurs générations ayant vécu avec un seul homme au pouvoir et qui n'a rien qu'enrichir son clan et ses adeptes; c'est la cas en Afirique centrale, au CONGO BRAZZAVILLE il n'y a pas d'élections sinon elles sont organisées avec une grand tricherie à l'échelle mondial, même un chef d'état battu dans les urnes dilapide et vol les élections, car une armée clanique qui le soutient, comment développer un pays, non ! non ! nos pays sont des pays de "Merdes", puisque ces chefs d'état ne voient que leurs intérêts particuliers avec leurs avortons, leurs enfants adoptés, leurs parents imaginaires et enfin leurs acolytes, voilà le prisme de pillage des ressources du pays et avec cela des guerres continiuelles . ainsi va la vie africaine

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