PRESIDENTIELLE AMERICAINE : Donald Trump dit avoir peur que la Chine lui fasse perdre sa réélection

Pékin aurait fait de Joe Biden son favori pour la prochaine présidentielle américaine, a expliqué le président américain, Donald Trump, dans un entretien accordé aux confrères de Reuters, à la Maison Blanche, mercredi, 29 avril. A six mois de la présidentielle, Trump commence à soupçonner tout le monde et à voir les sorciers partout. Hier, il a accusé Hillary Clinton d'apporter son soutien à Joe « le dormeur » (comme il aime l'appeler). En effet, l'ex-First Lady, ancienne secrétaire d'Etat de Barack Obama, va faire campagne aux côtés de Joe Biden pour battre Donald Trump. Avec un bilan économique calamiteux et une imprévoyance dans sa gestion de la pandémie du coronavirus jamais vue chez un président américain depuis des lustres, l'actuel locataire de la Maison Blanche ne se voit plus se succéder à lui-même, même si certains observateurs pensent qu'il n'est pas impossible qu'il redresse la situation d'ici le 3 novembre.

Dans un entretien accordé à Reuters dans le Bureau Ovale, il a dit qu’il étudiait différentes options pour que la Chine subisse les conséquences de ses actions à l’origine de la crise sanitaire. Je peux faire beaucoup de choses, a-t-il assuré. Mais quoi (en réalité) ? En vérité, pas grand-chose.

Le chef de la Maison Blanche a accentué, ces dernières semaines, ses critiques envers la Chine à laquelle il impute la responsabilité de l’épidémie qui a tué près 61 000 personnes aux Etats-Unis, et plongé l’économie américaine dans une profonde récession, jetant un grand scepticisme sur ses espoirs d’obtenir un second mandat.

Pendant l'interview, il est apparu nostalgique de la solidité de l’économie qu’il vantait régulièrement avant la crise sanitaire, laquelle a provoqué la fermeture de commerces et entreprises et entraîné l’explosion des inscriptions au chômage. Nous avions la plus forte économie de l’histoire, a dit le président américain.

Donald Trump, souvent, accusé de ne pas avoir agi suffisamment tôt pour préparer les Etats-Unis à affronter la propagation du coronavirus, a répété croire que la Chine aurait dû s’activer pour alerter bien plus tôt la communauté internationale des dangers du coronavirus. Mais Quid de sa propre responsabilité en tant que premier protecteur du peuple américain dans la mesure où diriger c'est prévoir. Quid de sa haine à l'endroit de Barack Obama et de l'Obama Care qu'il a supprimé croyant causer du tort à son prédécesseur. Quid de son éternel déni en refusant de considérer le COVID-19 comme une véritable menace. Bref, qu'il s'en prenne à Xi Jinping et à Hillary Clinton de soutenir Joe Biden. Bientôt, il va peut-être s'en prendre au pape François, mais, la réalité est là : il ne fait que récolter ce qu'il a semé. La haine, la haine, la haine.

Le président républicain a estimé que Pékin voulait que son rival démocrate Joe Biden remporte la présidentielle américaine afin d’alléger la pression que lui, Trump, dit avoir placé sur la Chine en matière de commerce et sur d’autres questions.

Il a déclaré que la Chine ferait tout ce qui est en son pouvoir pour lui faire perdre le scrutin du 3 novembre prochain.

Il n'a pas tort. En effet, sa gestion de la crise sanitaire est scrutée de près. Un sondage réalisé par Reuters/Ipsos en début de semaine, aux Etats-Unis, montre que moins de la moitié des Américains interrogés disent approuver sa gestion de la lutte contre l’épidémie. Autrement dit, ceux qui l'approuvent sont ses électeurs de la droite classique. Les chiffres ne parlent pas pour lui : avec près de 61.000 morts Covid-19, jusqu'à hier, les Américains ne sont pas satisfaits de l'action de leur président. C'est le moins qu'on puisse dire.

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