PRESIDENTIELLE FRANCAISE : La fille de son père (Marine Le Pen) loue les « bienfaits » de la colonisation

A quatre jours de la présidentielle, Marine Le Pen est en plein tango. Tantôt un pas devant, tantôt deux pas derrière. La candidate de l'extrême droite qui semblait draguer le très précieux électorat français-africain, risque de mettre à l'eau, les efforts de son compagnon et néanmoins vice-président du Front national, Louis Aliot. Ce dernier, depuis, au moins, l'année dernière, se dépense sans compter, pour changer l'image du Front national (FN) auprès des Français-Africains. Député européen, il a, ainsi, organisé plusieurs débats, à Bruxelles et Strasbourg, sur la politique africaine de la France, dénonçant, souvent, à la grande satisfaction des Français-Africains, des errements de haut vol de François Hollande sur plusieurs dossiers africains dont son va et vient mémorable sur le référendum qui avait permis au Congolais Sassou-Nguesso de briguer un autre mandat, alors que la constitution ne le lui permettait pas.

Quand Marine Le Pen a décidé de rencontrer le président tchadien, Idriss Déby Itno, le mois dernier (notre photo), avant de saluer les soldats français de Barkhane, c'est son mari (pas encore à la mairie ni à l'église), Louis Aliot, qui l'avait précédée, à Ndjamena, pour jouer les Go-Between. Madame Le Pen vient de foutre en l'air tous les efforts réalisés, pendant des mois, par Louis Aliot, car les (Français-Africains) qui commençaient à se laisser séduire par un FN non raciste mais nationaliste, vont devoir réviser (très vite) leurs positions. Avant le vote du 23 avril.

En effet, Marine Le Pen a estimé, mercredi, 19 avril, sur BFM TV-RMC, lors de l'entretien d'embauche, de Jean Jacques Bourdin, que "la colonisation a beaucoup apporté, notamment à l'Algérie", ce que "même les Algériens de bonne foi admettent", selon elle. Afrique Education laisse les Algériens lui répondre.

Marine Le Pen a ajouté : "Le FN a soutenu de toutes ses forces les rapatriés de l'Algérie. Je défends les harkis, les rapatriés, je pense qu'ils ont été maltraités, mal accueillis dans leur pays, les harkis ça a été encore pire, ils ont été mis dans des camps dans des conditions épouvantables", a affirmé Mme Le Pen, citant notamment celui de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).

Et de poursuivre : "Moi je pense - et chacun d'ailleurs qui est de bonne foi admet - que la colonisation a beaucoup apporté, notamment, puisqu'on parle de l'Algérie, à l'Algérie : des hôpitaux, des routes, des écoles... Même des Algériens qui sont de bonne foi l'admettent", a dit la dirigeante du FN.

Mme Le Pen a été, récemment, fortement critiquée pour avoir dit que la France n'était "pas responsable" de la rafle du Vel d'Hiv de 1942. Elle a dit à ce propos qu'elle ne voulait "pas rouvrir des plaies. A chaque fois que j'évoque un sujet, ça crée...", a-t-elle poursuivi, sans finir sa phrase.

On voit bien que l'angélique visage d'un monstre ne peut ( ne doit) pas faire perdre de vue qu'on lutte contre un monstre. Car le monstre reste monstre, qu'il soit beau, rayonnant, resplendissant. Il est dangereux et tue. A bon entendeur pour les électeurs français-africains, qui vont voter le 23 avril.

Commentaires

Ku Ibiti (non vérifié)
C'est vrai, un monstre reste un monstre quelle que soit sa beauté. Le Congo-Brazzaville en sait à ses dépens...
Tytytyty (non vérifié)
Pas de soucis Monsieur! pour moi les electeurs français africains qui voteront pour MME Le Pen sont tout simplement ridicule! Même les yeux fermés en ne peut pas voter pour cette dame qui n'a aucune expérience dirigeante. Mère de 3 enfants, dit t'elle, qu'elle ne peut pas habitée à l'Elysée. ça sera une 1ère, elle n'est pas tout simplement capable d'être présidente!

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