PRESIDENTIELLE LIBERIENNE : Mister George (Weah) seul contre tous ?

Tir groupé de plusieurs partis politiques contre George Weah qui, il n'y a pas longtemps (et le score du premier tour l'a montré), était à deux doigts de gagner la présidentielle. Après avoir obtenu le report du deuxième tour, le candidat arrivé troisième à cette élection et d'autres dont le vice-président sortant et candidat au second tour, Joseph Boakai, cherchent, maintenant, à coaliser leurs forces pour barrer la voie à l'ancien international de football que soutiendrait, discrètement, la présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf (sur notre photo avec George Weah).

Quatre partis libériens ont mené, mardi, 7 novembre, des pourparlers visant à unir leurs efforts pour soutenir la candidature à la présidence du vice-président sortant, Joseph Boakai, face à celle de l'ancienne star du foot, George Weah.

Ces discussions se sont déroulées le jour où devait en principe se tenir le second tour de la présidentielle entre Weah et Boakai, sortis, respectivement, premier et deuxième du premier tour le 10 octobre.
Mais, le processus électoral a été suspendu, lundi, 6 novembre, par la Cour suprême, qui a ordonné à la Commission électorale nationale (NEC) d'examiner des recours introduits par plusieurs partis avant de fixer une nouvelle date pour le second tour, ce qui pourrait prendre des jours, voire, des semaines.

Arrivé en troisième position, loin derrière George Weah et Joseph Boakai, l'avocat et vétéran de la politique, Charles Brumskine, l'un des plaignants, a dénoncé des fraudes et des irrégularités lors du premier tour.
Robert Kpadeh, président du Parti de l'Unité de Joseph Boakai, a expliqué mardi que ces discussions concernaient une "union de plus en plus forte" entre ces quatre partis, tous arrivés derrière George Weah.
"Nous envoyons un signal fort au monde pour dire que nous nous unissons pour la défense de la démocratie", a-t-il déclaré.
"Nous pensons clairement que Weah ne peut pas diriger ce pays", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la question d'une campagne commune en faveur de Joseph Boakai de ces quatre formations lorsqu'un second tour sera, finalement, programmé, M. Kpadeh a répondu : "C'est possible".
Il a souligné qu'en tout état de cause, les quatre formations étaient décidées à combattre de concert en justice ce qu'elles considèrent comme des cas de fraudes lors du premier tour.

L'imbroglio juridique et politique actuel fait peser des incertitudes sur la première transition démocratique depuis trois générations dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest, l'un des plus pauvres au monde, ravagé de 1989 à 2003 par l'une des plus atroces guerres civiles du continent, qui a fait quelque 250.000 morts.

La présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, n'avait plus le droit de se représenter à l'issue de ses deux mandats de six ans. A l'instar de George Weah, elle a appelé les Libériens au calme en attendant les enquêtes sur les fraudes présumées et la décision de justice après les recours. N'ayant pas, clairement, soutenu son vice-président, la présidente Sirleaf est soupçonnée d'apporter un discret appui à George Weah, qui aurait dû, prendre les destinées du Liberia, il y a dix ans, si une coalition d'intérêts pro-Ellen Johnson Sirleaf ne lui avait pas barré la voie. En utilisant le même argument : ancien footballeur, il n'a pas l'autorité suffisante pour diriger un pays comme le Liberia. Mister George a pourtant fait montre de son savoir-faire en politique en étant parlementaire pendant dix ans.

Commentaires

JDM (non vérifié)
Ces corrompus ne veulent pas lâcher le gâteau, ils veulent à tout prix être au moulin pour bien organiser le pillage, toujours les mêmes qui ne veulent pas aller à la retraite

Ajouter un commentaire

3 + 13 =
By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.

Les plus populaires