RDCONGO : Candidat à la présidentielle de décembre, Moïse Katumbi de son exil sud-africain lance un parti politique

L'ancien gouverneur du Katanga et ex-allié du président, Joseph Kabila, n'entend pas lâcher le morceau. Convaincu que l'actuel chef de l'Etat quittera sa fonction, après l'élection présidentielle de décembre prochain, il s'est, indirectement, déclaré candidat à sa succession, depuis l'Afrique du Sud où il s'est exilé, sans attendre l'ouverture officielle des candidatures. En effet, il a lancé, lundi, 12 mars, son parti politique, "Ensemble pour le changement", en vue des élections générales prévues le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo (RDC).

"Nous livrerons la bataille de l'alternance et nous la gagnerons", a lancé Moïse Katumbi devant quelques centaines de partisans réunis dans un hôtel de la banlieue de Johannesburg.
"Ce combat et cette victoire de l'alternance sont une cause nationale (...). Ainsi nous avons décidé de mettre en place un mouvement politique dénommé +Ensemble pour le changement+", a-t-il ajouté.
"Notre plateforme politique doit gagner les élections à tous les niveaux : présidentielle, législatives, provinciales et locales", a-t-il déclaré.

Sous le coup d'une condamnation à trois ans de prison dans une affaire d'immobilier dans son pays, Moïse Katumbi, richissime homme d'affaires, vit, depuis près de deux ans, en exil en Belgique. Les autorités congolaises ont promis de l'arrêter dès son retour au pays.

Et c'est depuis l'Afrique du Sud que l'ex-gouverneur de la province congolaise du Katanga (Sud-Est) et ancien allié de poids du président, Joseph Kabila, a lancé son mouvement lundi.
Il n'a pas indiqué s'il comptait rentrer dans son pays, et à quelle date. Craint-il d'être arrêté et jeté en prison ?

Toujours est-il que la formation de Moïse Katumbi a reçu le soutien d'une quinzaine de petits partis de l'opposition, au terme d'une réunion de trois jours dans la banlieue de Johannesburg.
Le lancement de "Ensemble pour le changement" s'est fait dans une atmosphère houleuse, obligeant Moïse Katumbi à interrompre, momentanément, son discours.

De jeunes Congolais ont, notamment, protesté avec virulence après s'être vu refuser l'accès à la salle, obligeant des membres de la sécurité à intervenir. "On ne peut pas faire confiance à quelqu'un qui a été un temps avec le gouvernement en place", a déclaré un jeune Congolais en exil, Ali Kanyemba (notre photo montre le temps où Katumbi et Kabila étaient ensemble). Pour lui, Katumbi et Kabila, c'est bonnet blanc blanc bonnet.

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