SENEGAL : 30 ans de travaux forcés requis contre un imam accusé de terrorisme

Le terrorisme mène (peut-être) chez Allah le Très Miséricordieux comme le professent les djihadistes pour convaincre les âmes faciles. Mais, il mène, surtout, droit en prison. Et pour longtemps. C'est le cas au Sénégal, pays composé de 95% de musulmans. En effet, le procureur de la République du Sénégal, Aly Ciré Ndiaye, a requis, lundi, 14 mai, une peine de 30 ans de travaux forcés (pas moins) à l'encontre de l'imam, Alioune Ndao, lors du procès contre une trentaine de Sénégalais accusés de terrorisme. Ils pactisaient, étroitement, avec la nébuleuse Boko Haram et AQMI.

Le procureur a demandé à la Chambre criminelle spéciale de juger l'imam, Aly Ciré Ndao (notre photo), coupable d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, apologie au terrorisme, blanchiment de capitaux, financement et détention de capitaux, détention d'arme et de munitions sans autorisation.

Des peines de travaux forcés à perpétuité ont été requises contre Matar Diokhané et neuf de ses co-prévenus, qui ont séjourné dans le fief de Boko Haram au Nigeria, ainsi que, contre Abdou Hakim Mbao, qui a combattu dans les rangs d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

Le représentant du ministère public a requis une peine de 15 à 20 ans de travaux forcés pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste contre quatre prévenus et une peine de dix ans de prison contre la première femme de Matar Diokhané, Coumba Niang, pour blanchiment de capitaux.

Une peine de cinq ans de prison a été requise contre Alioune Badara Sall et la deuxième femme de Diokhané, Ami Sall.

Le procureur a demandé l'acquittement de huit prévenus dont une femme. Le procès a été suspendu après ce réquisitoire et doit reprendre, jeudi, 17 mai, avec la plaidoirie des avocats de la défense.

Ajouter un commentaire

Les plus populaires