SOMMET AFRIQUE-EUROPE : Sarkozy et son désastreux bilan libyen au centre des débats (informels)

Dieu est juste, bon, et protège les faibles. Alors que l'action de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, en Libye, relève de ce que la CPI (Cour pénale internationale) considère comme « Crime contre l'humanité », ce dernier se pavane, à travers le monde, en homme libre, à faire des conférences tarifées 200.000 dollars la conférence et au bas mot, alors que sa place est entre quatre petits murs d'une cellule de 4 m². Le 5e Sommet Europe-Afrique aura lieu les 29 et 30 novembre, en Abidjan. Mais, d'ores et déjà, seul le sujet libyen est sur les lèvres, dans des conversations privées. Publiquement, on se retient, par pudeur. On comprend la grande gêne de la délégation française qui (au nom de la continuité de l'Etat) porte sur elle, les bévues de l'administration Sarkozy en Libye, et la destruction (gratuite pure et simple) d'un pays prospère, généreux et ambitieux pour le devenir de tout un continent africain. Ce pays, hier, considéré comme un eldorado, compte, aujourd'hui, deux ou trois gouvernements, des dizaines de milices, un commerce d'esclaves africains au vu et au su des Européens qui sont, d'ores et déjà, accusés de l'avoir, volontairement, ignoré pour freiner l'envahissement de leur continent par des migrants africains. Comment Emmanuel Macron, dans ces conditions, peut-il améliorer l'image de la France en Afrique ?

Sa survenue à l'Université Professeur Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, hier, mardi, 28 novembre, matin, a fait l'objet de heurts importants entre la jeunesse (parmi elle beaucoup d'étudiants) et la police burkinabé qui était chargée de sécuriser le site. C'était un avant-goût de ce qui attendait le jeune président français dont le mot magique est, se démarquer (au nom de la jeunesse) de la triste époque coloniale et néocoloniale française qu'il n'a pas connue. Ancien banquier d'affaire, Emmanuel Macron voudrait, en réalité, échapper au débat sur les réparations de cette période. Cela coûterait très cher, et la France, très fauchée, actuellement, ne peut payer, d'où son discours : « Regardons l'avenir », « Vous (jeunes étudiants burkinabé) et moi (Emmanuel Macron) n'avons pas connu cette triste période, donc, ne nous en occupons pas », etc. C'est un coup d'épée dans l'eau pour le jeune chef de l'Elysée. Jeunes ou pas jeunes, les étudiants burkinabé disent que la relation (nouvelle) entre la France et l'Afrique passera par la clarification et par le traitement de ce problème que semble vouloir éviter le jeune président français. Une fuite en avant qui ne l'honore pas et que tout le monde a vu à Ouaga et qui a fait sourire beaucoup de Burkinabé. Et d'Africains.

Le problème libyen qui sera au centre des débats au 5e Sommet Europe-Afrique, en Abidjan, a été mis sur la table à Ouagadougou, quand une étudiante a, violemment, interpellé, dans sa question, Emmanuel Macron en lui faisant comprendre que l'amphithéâtre dans lequel il était en train de dispenser son "cours", avait été, gracieusement, offert par le Frère Guide Kadhafi que son prédécesseur avait fait (gratuitement) assassiner, détruisant, par la suite, tout un pays prospère. Preuve du malaise entraîné par cette question, le président français a, immédiatement, zappé en répondant, uniquement, sur la forme, et non sur le fond. Il s'est borné à critiquer cette action de Sarkozy qui ne relevait pas d'une feuille de route politique, a-t-il déclaré, en 5 secondes à peine. Mais, il n'a fait aucun commentaire sur le don de Kadhafi qui lui permettait, en ce moment, de s'exprimer devant 1.000 étudiants qu'il avait, préalablement, qualifiés de « marxistes », à Kosyam (Palais présidentiel). Par courtoisie pour la délégation française et pour la gêne que ce sujet entraîne dans les débats, la télévision publique burkinabé RTB, a évité de diffuser cette question de l'étudiante. En revanche, les médias français, grands désinformateurs devant l'éternel, ont, de leur côté, préféré ne diffuser que la réponse du président Macron. On appelle cela « Censure ».

L'image de la France que le président, Emmanuel Macron, veut améliorer en Afrique, est loin, très loin, d'être une partie de plaisir. Il devra, sérieusement, mouiller la chemise sans être sûr de réussir car c'est une mission quasi-impossible. La mauvaise image de la France en Afrique est, intimement, liée à ses pratiques néo-colonialistes et impérialistes (pour ne pas dire françafricaines) qui sont perpétuées dans les relations entre les deux parties et qui continuent, aujourd'hui, comme hier, malgré qu'on les dénonce à chaque seconde.

Pendant son vif échange avec les étudiants burkinabé, le jeune président français s'est permis de provoquer son (très paisible) homologue, Roch Marc Christian Kaboré, alors qu'il n'avait pas le micro pour réagir. C'est vrai que Macron était acculé (pratiquement un genou sur le ring) par les questions des étudiants, mais, avait-il besoin d'une telle attitude provocatrice pour contourner sa difficulté ? Resté digne, à l'image de sa tenue vestimentaire (notre photo) qui fait honneur à l'homme burkinabé, Roch est resté comme un roc et a gardé son calme et une distance par rapport aux propos mal venus et maladroits du jeune président.

A la sortie de ce match de titans, on ne peut pas dire que Macron ait aidé à l'amélioration de l'image de son pays en Afrique. Ce n'est pas en promettant l'ouverture d'une Maison de la Jeunesse à Ouagadougou pour le 14 juillet 2018 ou quelques dizaines d'ordinateurs dans un campus numérique, que cette mauvaise image changera. On a, souvent, dit en Afrique que la posture de la France (pays colonisateur par excellence) est radicalement opposée à la posture d'un pays comme le Canada qui n'a jamais colonisé personne. En s'adressant aux étudiants africains avec qui il dit afficher une proximité générationnelle, Emmanuel Macron a voulu chasser le naturel (colonial), mais, ce naturel est revenu au galop.

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