TIRS NOURRIS DANS 2 CASERNES DE COTE D'IVOIRE : Des avertissements très au sérieux pour le pouvoir

Le chef d'état major des armées ivoiriennes, le général, Touré Sékou, veut frapper du poing sur la table, en radiant des effectifs de l'armée, tous les « fauteurs de troubles » de la nuit de vendredi à samedi. Le bilan de cette esclandre est de trois morts et trois blessés.

« Dans la nuit de vendredi à samedi, des militaires ont procédé à des tirs dans les environs de la caserne du 4e bataillon d’infanterie » de Korhogo tandis que d’autres ont « perpétré des actes de violence envers des forces de l’ordre en service au poste de contrôle de Ndotré », à Abobo, au Nord d’Abidjan avant d’effectuer des tirs en l’air, a indiqué le chef d’état-major des armées, le général, Touré Sékou, dans un communiqué.

Le président, Alassane Ouattara (notre photo), est, l'homme par qui ces troubles arrivent. Il est, directement, interpellé. Ces mutineries qui ne disent pas leur nom, sont un rappel à respecter ses engagements, par le chef de l'Etat. D'autre part, la solution de « radiation » prônée par le chef d'état major n'en est qu'une, de courte vue. Car les soldats « radiés » iront grossir la masse des mécontents, avec des conséquences prévisibles pour les institutions.

Le bon sens voudrait, donc, que le président, Alassane Ouattara, pour une fois, agisse en bon père de famille, qui respecte, équitablement, ses engagements pris auprès des uns et des autres, sans qu'il y ait frustration nulle part. Sinon, il sera, tôt ou tard, responsable de ce qui surviendra demain à cause de son inconséquence politique.

Selon une source proche de l'armée ivoirienne, "ce sont des caporaux de l'armée qui sont à la base de ces mouvements".

En janvier puis en mai, la Côte d'Ivoire a connu des mutineries d'anciens rebelles intégrés dans l'armée et réclamant le paiement de primes promises. Ils ont fini par obtenir de l'Etat 12 millions de F CFA par tête (18.000 euros).

Environ, 6.000 anciens rebelles "démobilisés", qui n'ont pas été intégrés à l'armée, ont, eux aussi, réclamé des primes, sans succès. Quatre d'entre eux avaient été tués en mai lors de l'intervention des forces de l'ordre pour disperser leur mouvement.

Le problème central est, donc, au niveau des promesses tenues à l'endroit de certains et, totalement, ignorées à l'endroit d'autres.

A quelques jours du début des 8e Jeux de la Francophonie (21-30 juillet 2017), les soldats savent que c'est le moment où jamais de faire pression pour avoir ce qu'ils réclament depuis longtemps sans être entendus.

Ajouter un commentaire

5 + 2 =
By submitting this form, you accept the Mollom privacy policy.

Les plus populaires