TOGO : Le soutien de Faure Gnassingbé à l'armée

"Le Togo est actuellement perturbé par des manifestations, qui, loin d’être pacifiques comme l’autorise la loi, ont été souvent d’une très grande violence", a déclaré le chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, en visite au camp militaire Témédja, à environ 200 km, au Nord de Lomé.

"Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont faites et des dégâts qu’ils ont causés", a-t-il affirmé dans un discours retransmis à la télévision nationale.

Faure Gnassingbé a, notamment, accusé l'opposition d'être responsable de la mort d'un "enfant tué à Mango", dans le Nord du pays, et de deux soldats à Sokodé, "lynchés et décapités par un groupe d’individus organisés".

"Leurs assassins sont activement recherchés. Et tout sera mis en œuvre pour les retrouver où qu’ils se trouvent, les juger et les châtier, conformément aux lois de notre République", a-t-il dit.
C'est la deuxième fois que le président togolais, d'ordinaire très discret, s'exprime depuis le déclenchement de la crise fin août. Il sort de sa réserve car trop c'est trop.

Fin octobre, lors du congrès de son parti, il s'était contenté d'afficher son "optimisme", sans évoquer, directement, la crise politique qui secoue le pays.
Le président a, ensuite, renouvelé à l'armée sa "confiance totale". "Sans faiblesse, nous saurons, ensemble, répondre à toutes menaces ou actions terroristes qui pourraient toucher notre nation", a-t-il ajouté.

La coalition de l'opposition togolaise, qui regroupe 14 partis, organise, depuis août, des marches quasi-hebdomadaires pour demander la démission du président, Faure Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 2005.
Le gouvernement a promis d'organiser un référendum pour faire adopter une réforme prévoyant, notamment, une limitation des mandats présidentiels, mais, la mesure n'est pas rétroactive : Faure Gnassingbé se présentera aux scrutins de 2020 et de 2025.

Un dialogue politique incluant l'ensemble de la classe politique est prévu et encouragé par la CEDEAO et les puissances occidentales (Union européenne, France, Allemagne, Etats-Unis, etc.), mais, encore faudrait-il que les leaders de l'opposition cessent leur politique du tout ou rien (ils exigent la démission immédiate du chef de l'Etat) en s'asseyant à la table de négociation pour discuter, sereinement, de l'avenir du pays.

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