Politique

"On va créer des couloirs humanitaires pour que ces jeunes gens sortent avec leurs armes", a déclaré le président, en recevant ce mardi, 3 octobre, une délégation de sages et de religieux du Pool.

La nomination d'Hamed Bakayoko, le plus beau parleur du gouvernement, comme ministre de la Défense, n'a, visiblement, servi à rien. Pour le moment. Les anciens rebelles n'en démordent pas. Ils demandent, toujours, à recevoir ce qui leur avait été promis, dans le maquis, quand Alassane Ouattara cherchait à conquérir le pouvoir par les armes. Ce dernier a payé certains anciens rebelles, mais pas tous. C'est la raison pour laquelle, à Man et à Bouaké, des démobilisés sont sortis, ce lundi, 2 octobre, pour rappeler au chef de l'Etat qu'il n'a pas, encore, tenu sa promesse. Dans trois ans, il compte quitter le pouvoir. Ils veulent qu'il solde ses dettes avant de partir.

Une bagarre générale a éclaté, vendredi, 29 septembre, soir, à Rabat, à l'ouverture du congrès d'un des principaux partis marocains, l'Istiqlal, entre les partisans des deux candidats en lice pour diriger cette formation, faisant des blessés.

Coup de tonnerre au Niger, précisément, à Diffa, cette localité qui fait, souvent, parler d'elle, à cause des multiples exactions que la secte terroriste, Boko Haram, y mène. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, cette secte prospère, uniquement, parce qu'elle est nourrie, soignée, vêtue, par les commerçants de cette partie du pays. De quoi taper du poing sur la table, ce que les autorités n'ont pas manqué de faire, après avoir pris connaissance de cette triste vérité.

Contrairement aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno, du Tchad, le maréchal, Khalifa Haftar, vient de surprendre les Européens, en leur soumettant un plan d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros, afin de lui permettre de coopérer, avec efficacité, dans la lutte contre l'immigration clandestine.

Le nouveau président angolais, Joao Lourenço, a nommé, jeudi, 28 septembre, soir, son premier gouvernement composé de trente ministres dont neuf conservent les portefeuilles qu'ils détenaient, déjà ou non, sous la présidence de son prédécesseur, José Eduardo dos Santos. Principal élément notable, l'ancien chef de la diplomatie du président José Eduardo dos Santos, Georges Chikoti, n'a pas été reconduit à ses fonctions. Sans doute que le nouveau président, entend-il, rapidement, prendre ses marques sur le plan international avec son homme à lui ?

L'armée ivoirienne a découvert une importante cache d'armes à Abidjan, selon une source de l'état-major, alors que la Côte d'Ivoire est secouée par une crise sécuritaire depuis plusieurs mois. Alors qu'il a, déjà, passé sept ans à la tête de l'Etat, le président, Alassane Ouattara, n'a, toujours, pas pu résoudre le problème de l'armée ivoirienne qui reste entier. Celle-ci est la principale menace pour la stabilité du pays. A trois ans de la fin de son deuxième et dernier mandat, peut-il, encore, résoudre ce lancinant problème que risque d'hériter son successeur ?

Des députés ougandais en sont venus aux mains, ce mardi, 26 septembre, dans l'hémicycle, où le parti au pouvoir entend soutenir la suppression de la limite d'âge pour être élu président, qui permettrait à l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, de briguer un sixième mandat en 2021. On n'est mieux servi que par les siens.

Le 28 août 2017, le procès du président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé a repris à la Cour pénale internationale (CPI). Mais auparavant deux événements importants sont intervenus dans le déroulement de la procédure visant la liberté provisoire du président Laurent Gbagbo. Ils pourraient, à terme, modifier les données de cette affaire au niveau de l’instance criminelle.

Ils n'en peuvent plus de ne pas avoir, à leurs côtés, le fondateur du parti, Blaise Compaoré, depuis qu'il s'est réfugié, avec son épouse, en Côte d'Ivoire, fin octobre 2014. Les militants de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) le réclament, vivement. Ils l'ont, clairement, indiqué les 22 et 23 septembre 2017, à Ziniaré, où ils tenaient des journées de réflexion. Reste à savoir si l'intéressé qui, officiellement, ne serait pas (directement) l'inspirateur de cette requête (dont il aurait néanmoins pris connaissance), est d'accord avec la démarche qui consisterait, au final, de lui permettre de faire face, enfin, à la justice de son (ancien ?) pays, qui l'attend à bras ouverts. Précisons que Blaise Compaoré a obtenu la nationalité ivoirienne (en un temps record) par le canal de son épouse, Chantal, qui est une native de Côte d'Ivoire.

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, n'a pas assisté à la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York. Il a répondu absent au mini-Sommet du G5 Sahel au sein duquel il est le principal pilier africain dans la lutte contre le terrorisme et que devaient coprésider les présidents français, Emmanuel Macron et malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Cette mesure (inamicale) de Washington qui met le Tchad sur la liste des persona non grata aux Etats-Unis, est-elle liée à l'absence du président du Tchad à la 72e Assemblée Générale ? Il n'y a qu'un pas pour ne pas voir la relation de cause à effet.

Ca ne va pas bien à la Commission électorale kényane. Le parquet kényan a ordonné à la police et à l'agence anti-corruption d'enquêter sur elle pour "irrégularités" et actes "illégaux" présumés commis dans le déroulement de la présidentielle d'août, qui a été invalidée.

D'une loyauté absolue, le général à la retraite, Joao Lourenço, va incarner le nouveau visage du pouvoir en Angola, dès mardi, 26 septembre, après le départ (volontaire) à la retraite de Ingénieur Jose Eduardo dos Santos, qui a présidé aux destinées de l'Angola pendant 38 ans.

L'ONU a appelé, jeudi, 21 septembre, à redoubler d'efforts financiers pour développer la région du lac Tchad et contrer l'organisation terroriste Boko Haram, lors d'une table ronde ministérielle au siège des Nations-Unies dédiée à la situation humanitaire au Nigeria et dans la région du Lac Tchad. Elle a sollicité la somme de 1,5 million de dollars à cet effet.

Le langage du président sortant, Uhuru Kenyatta, n'a plus rien à voir avec le discours, enrobé, du chef d'Etat en exercice, qu'on lui connaissait. Au regard de la façon dont tournent, maintenant, les événements, il commence à s'exprimer comme un opposant au pouvoir, comme s'il avait perdu la maîtrise de ses sens. C'est une attitude bizarre qui en étonne plus d'un dans son propre camp où, généralement, il est considéré comme quelqu'un de très bien élevé comme tout fils d'ancien chef d'Etat, qui a appris les bonnes manières depuis sa tendre enfance. Mais, en accusant la Cour suprême d'avoir fomenté un « coup d'état » parce que son arrêt ne lui est pas favorable, quelques jours après que le président de cette Cour eut demandé à sa banque de retourner à son envoyeur, les 5 millions de dollars qui avaient, mystérieusement, atterri sur son compte bancaire, Uhuru Kenyatta ne fait-il pas montrer de perdre son self-control ?

La députée de l'ANC, Makhozi Khoza, en a marre de la corruption entretenue par les sphères du pouvoir d'Etat et du parti. Après avoir échoué à faire démissionner le président, Jacob Zuma, le mois dernier, et même avant, elle doit se rendre à l'évidence de la perpétuation de ce système avec la prise en main prochaine de l'ANC, par l'ex-épouse de Jacob Zuma, à savoir, l'ancienne présidente de la Commission de l'Union africaine, Xhosazana Dlamini-Zuma. Autant dire que rien ne va changer. Makhozi Khoza va mener son combat en dehors des instances de l'ANC.

Pour Yoweri Museveni, il n'y a pas d'âge pour être président de la République. C'est la santé et son corps qui doivent être seuls juges, et non des textes de loi. L'ex-guérillero en est à son cinquième mandat de cinq ans, et ne compte pas prendre sa retraite de si tôt. Surtout que son voisin, le très jeune, Camarade Bob (Robert Mugabe), affiche 93 ans tout en annonçant vouloir, toujours, être en poste à 100 ans. D'où la question de savoir si le maquis (car les deux dirigeants ont conquis leur pouvoir à partir de la lutte armée) aide à s'éterniser au sommet de l'Etat ?

La Cour suprême du Kenya a blâmé (il n'y a pas un autre mot), mercredi, 20 septembre, la Commission électorale (IEBC) pour sa gestion calamiteuse de l'élection présidentielle invalidée du 8 août, lui reprochant d'avoir proclamé les résultats sur la base de documents parfois "douteux" et de ne pas avoir permis l'accès à ses serveurs informatiques. Pour la Cour, l'IEBC serait truffée d'agents anti-Raila Odinga avec pour mission de faire gagner, par tous les moyens, le président sortant. Du coup, la demande de Raila Odinga d'opérer un changement profond au sein de l'IEBC avant de retourner aux urnes, prend un sens. La date du 17 octobre est-elle tenable ?

Expert en jongleries démocratiques, le président rdcongolais, Joseph Kabila, n'a pas envie de convoquer le corps électoral pour la présidentielle. Afrique Education (version papier) l'avait écrit l'année dernière alors que tout le monde s'attendait à une élection présidentielle avant fin décembre 2016. Soutenu par certains caciques de la sous-région comme le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, mais aussi, en observant que les chefs d'Etat comme le Burundais, Pierre Nkurunziza, peuvent rester en place malgré une très grande animosité de la communauté internationale, Joseph Kabila a, déjà, pris sa décision, à savoir, « j'y suis j'y reste ». Cela dit, l'ONU le presse, fortement, d'organiser la présidentielle et de quitter le pouvoir.

L'opposition qui croyait prendre la rue en otage est surprise de trouver sur son chemin les militants de la majorité présidentielle, et, singulièrement, du parti UNIR que dirige le président, Faure Gnassingbé, lui-même. Résultat, les manifestations des 20 et 21 septembre ne mettront pas en scène les seuls militants de l'opposition, mais aussi, ceux de l'UNIR et de façon générale, de la majorité présidentielle. Les dispositions ont été prises pour qu'elles se déroulent dans la paix avec comme priorité, la sécurité des personnes et des biens.