Politique

Lungu est-il un peureux ? Contrairement au pape François, l'évêque de Rome, qui a maintenu sa visite, en Egypte, les 28 et 29 avril, le président zambien, Edgard Lungu, lui, a annulé la sienne, à la (très) grande joie de l'Etat islamique qui est, ainsi, ravi de perturber le calendrier diplomatique de l'Egypte, l'un de ses principaux ennemis au Proche Orient. Un grand froussard, ce président Edgard Lungu !

Le livre du projet du candidat à l'élection présidentielle française, Jean Lassalle, intitulé, « Résistons ! Le temps est venu », sera disponible, en librairie, le 14 avril prochain. Avec son parler d'homme du terroir, ce candidat avait impressionné, lors du débat qui avait réuni, mardi, 4 avril, les 11 candidats sur les chaînes BFMTV et C/News. D'un calme déconcertant, dans un discours posé, il a su faire valoir son originalité dans cette élection où il dit représenter la France profonde. Celle que Paris écoute rarement.

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées. Voici pourquoi...

Les Etats-Unis ont envoyé une soixantaine de missiles, jeudi, 6 avril, soir, sur la base syrienne d'où a été menée une attaque chimique sur la population deux jours plus tôt, qui avait causé près de 80 morts. Des frappes effectuées sans l'aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Une entorse au droit international. Allié de Vladimir Poutine, jusqu'à hier, notamment, sur cette question syrienne, Donald Trump s'était montré, particulièrement, affecté par la mort d'une trentaine d'enfants (sur les 80 tués) au point de surprendre les Américains qui le considéraient comme un homme sans cœur. Cela dit, la précipitation de Trump pour frapper la Syrie pousse à poser quelques questions : fait-il cette opération qui le met en froid avec le président russe, pour relancer sa présidence qui bat sérieusement de l'aile sur le plan national ? S'agit-il d'une intervention à géométrie variable en ce sens qu'il ne réagirait pas de la même façon ailleurs dans le monde ? Commence-t-il à devenir le digne successeur de Georges W. Bush l'interventionniste suprême ?

Honneur à ce jeune soldat, le caporal-chef, Julien Barbé, mort au Nord-Mali, où il oeuvrait pour un retour à la paix, dans cette région, grande comme la France, et pour que le djihadisme ait moins d'emprise dans le Sahel. Il y a des morts qui font (très) mal. C'est le cas de celle du jeune caporal. A 28 ans, seulement, il débutait juste la vie. Il laisse une veuve et deux enfants, qui vont apprendre à vivre sans lui. Nos condoléances les plus attristées à cette famille, désormais, démembrée. C'est le dix-neuvième soldat français mort dans le cadre de l'intervention de la France au Mali, depuis 2013.

Cette année, les grèves se sont multipliées dans plusieurs pays africains avec la crainte qu'elles contraignent les dirigeants à déclarer 2017 année blanche. Bien sûr qu'on n'est pas dans les années 90 où plusieurs mouvements scolaires et universitaires, au demeurant, très politiques, avaient conduit à l'organisation des conférences nationales souveraines, mais, aujourd'hui, les revendications se focalisent sur l'amélioration de la gouvernance et des conditions de travail. Ils ne sont pas moins virulents que ceux des années 90. Afrique Education fait un tour d'horizon des négociations dans les principaux pays affectés par ces perturbations des systèmes éducatifs : Gabon, Cameroun, Togo, Tchad, Centrafrique, etc.

Le président, Joseph Kabila, a annoncé ce mercredi, 5 avril, la nomination, dans les 48 heures, d'un nouveau premier ministre pour diriger la transition en République démocratique du Congo (RDC), une décision qui risque de plonger le pays dans une zone de turbulence si ce premier ministre ne s'appelle pas Félix Tshisekedi. La RDC retient son souffle.

Homme d'affaires milliardaire, ancien faiseur de président, Patrice Talon s'est, finalement, résolu à devenir, lui-même, calife. Vu son entregent et l'étendue de son réseau d'amitié, il n'a pas eu du mal à gagner ce pari ambitieux car il n'apprenait pas le job. Depuis mai, il est, confortablement, installé dans le Palais de la Marina. Mais, si son accession au pouvoir a bouleversé les habitudes, Patrice Talon a, aussi, surpris par son programme de gouvernement étalé sur un seul et unique mandat alors que la constitution lui donne la possibilité d'en faire deux. Lui veut en faire un seul et souhaite que le mandat unique soit inscrit dans la constitution. Mal vu, mal compris, mal expliqué, son projet passe, difficilement, dans l'opinion.

Le chien aboie la caravane passe. On a souvent dit que Jacob Zuma, est un chef d'Etat indigne, qui n'est pas à la hauteur de sa fonction au regard des scandales qu'il a accumulés, qui n'a rien fait pour valoriser le très riche héritage laissé par ses deux prédécesseurs, Nelson Mandela et Thabo Mbeki. Mais, Jacob Zuma n'en a cure : à deux ans du départ du pouvoir, il ne fait rien pour se réhabiliter. Ni sauver l'ANC d'un possible désastre. Pour preuve, le limogeage de son gouvernement juste pour dégager le très populaire ministre des Finances, Pravin Gordhan, qui lui fait de l'ombre. Pravin était considéré comme le Monsieur anti-corruption du gouvernement qui empêchait par conséquent Zuma d'utiliser les fonds publics à sa guise.

Les doigts d'une main ne sont pas tous égaux. Pauvre Sassou ! Président du Comité de haut niveau de l'Union africaine pour la Libye, le dictateur congolais a été, royalement, snobé par le deuxième homme le plus puissant du monde : Donald Trump (le président russe Poutine est l'homme le plus puissant de la terre). Les sujets de discussion entre les deux hommes d'Etat sont nombreux : la paix au Proche-Orient, la consolidation de la bonne entente israélo-égyptienne, le retour de la stabilité en Libye après les aventures du duo Obama-Clinton, l'augmentation de façon substantielle de l'aide américaine après sa forte réduction par Obama après que Sissi eut mis Morsi en prison, et quelques autres sujets préoccupants comme la crise israélo-palestinienne... "Nous sommes clairement derrière le président Sissi (...) Nous sommes clairement derrière l'Egypte et le peuple égyptien", a déclaré le président américain en recevant son homologue égyptien, ce matin, à la Maison Blanche. Le ton des relations entre les deux pays est donné.

Le ministère togolais de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le souci d'offrir un meilleur cadre d'étude et de vie aux étudiants des universités publiques de Lomé et de Kara, veut adopter un nouveau modèle économique.

Après l'annonce de Manuel Valls, ce matin, de soutenir Emmanuel Macron, le candidat officiel du parti socialiste, Benoît Hamon appelle les électeurs (du parti) à sanctionner "ceux qui se prêtent à ce jeu morbide". L'ancien premier ministre de François Hollande a, en effet, indiqué, clairement, sur BFMTV, qu'il allait voter pour le candidat d'En marche (Emmanuel Macron), après avoir, progressivement, rompu avec le candidat socialiste, depuis la fin janvier. La réaction de Benoît Hamon ne s'est pas fait attendre. Il a, immédiatement, appelé les électeurs à "tourner la page de cette vieille politique" qui ne sait pas respecter ses engagements pris devant les électeurs. Manuel Valls ne va pas se faire de nouveaux amis. Après avoir subi les foudres de la diaspora congolaise, à cause de ses relations (incestueuses) avec le dictateur congolais, Denis Sassou-Nguesso (les Français-Congolais avaient fait campagne pendant plus de deux mois dans les bus, métros, rer, gares, places publiques, etc. en région parisienne, essentiellement, pour faire battre Manuel Valls (grand ami de Sassou-Nguesso), voilà que son refus de soutenir le candidat issu des primaires du PS comme lui, est en train de créer un mini-cataclysme dans le parti.

La soirée a été tendue, lundi 27 mars, aux abords du commissariat du 19e arrondissement de Paris. Environ 150 personnes ont manifesté pour s'indigner de la mort, dimanche, de Liu Shaoyo, un Chinois tué par un policier qui a fait feu lors d'une intervention contestée. Les policiers invoquent la légitime défense pour justifier ce tir, alors que la famille de l'homme tué parle de violences policières sans sommation. Pékin a, très officiellement, réagi en demandant à Paris de faire la lumière sur cet assassinat et de bien protéger les ressortissants chinois en France. L'affaire suit son cours.

Le professeur, Robert Dussey, chef de la diplomatie togolaise, est à Washington où il participe à la conférence annuelle de l'AIPAC (The American Israel Public Committee), avec 16.000 autres participants venus de tout le pays, mais aussi, le vice-président américain, Mike Pence, et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

Le fait de poser cette question est, déjà, en fait, la réponse pour certains. Pour bon nombre de francophones, les vrais, c'est-à-dire, ceux pour qui cette institution ne constitue pas, seulement, un fromage, la francophonie est morte. La preuve, on ne la sent plus. On ne la voit pas. On ne connait même pas celle (la Canadienne Michaelle Jean) qui l'incarne aujourd'hui. Une véritable trahison de ses pères fondateurs : Senghor, Diori, Bourguiba et quelques autres.

Candidat à l'élection présidentielle en France, Emmanuel Macron, du haut de ses petits 39 ans, devrait-il être le candidat à abattre, notamment, par les électorats de droite et d'extrême-droite, juste parce qu'il dit la vérité ? Voici ce qu'il a déclaré, en marge d'un court séjour, à Alger, en février : « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes ».

Le Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l'unité nationale (HCRRUN) a  procédé, vendredi, 24 mars, au lancement officiel des activités entrant dans le cadre du volet de réparation, à l'Agora Senghor, à Lomé. Il s'agit d'une méthode de travail qui devrait inspirer d'autres pays comme la Côte d'Ivoire, qui ambitionnent, aussi, sans succès, pour l'instant, à réconcilier leur peuple.

Toute honte bue, le très controversé président américain, Donald Trump, a fini par retirer, purement et simplement, son projet d'abrogation de l'"Obamacare", faute de majorité. Rappelons que les Républicains, sa famille politique, sont, aussi bien, majoritaires au Sénat qu'à la Chambre des représentants.

L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, a retrouvé la liberté, vendredi, 24 mars, bien que plusieurs figures du Printemps arabe dorment, encore, derrière les barreaux. Autrement dit, la révolution de 2011 vient d'être liquidée symboliquement. Car six ans après, presque rien n'a changé alors que l'ancien président frère musulman, Morsi, croupit en prison.

Le projet de révision constitutionnelle en Mauritanie, approuvé par l'Assemblée nationale, mais, rejeté par le Sénat, sera soumis à référendum, "le plus rapidement possible", a annoncé le général-président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, mercredi, 22 mars, soir.