Politique

Jean-Claude Gakosso a été confirmé au poste de ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, lors du dernier remaniement, grâce au dossier libyen qu'il pilote, sans grand bonheur, depuis plusieurs mois. Pour permettre au président du Haut Comité de l'Union africaine sur la Libye, Denis Sassou-Nguesso, d'avoir une certaine continuité sur ce dossier que convoitent plusieurs pays voisins de la Libye, membres de la Ligue arabe et de l'OCI, le dictateur n'avait pas hésité à mettre un avion à la disposition de son chef de la diplomatie pour sillonner les grandes capitales arabes à ce sujet, ce qui lui a, d'ailleurs, permis de gonfler (un peu plus) les épaules (déjà bien larges). Mais comme de Gaulle avait coutume de dire : « La volonté seule ne suffit pas », sous-entendu, il faut avoir, aussi, la capacité. Tel ne semble, malheureusement, pas être le cas pour le Congo-Brazzaville, qui n'a pas l'étoffe suffisante pour s'occuper des affaires libyennes alors que les siennes propres (dans le Pool) dépassent son médiateur international de président.

Alassane Ouattara, futur président réélu du RDR, dimanche, 10 septembre, à l'issue de son 3e Congrès ordinaire ? C'est une certitude puisque c'est lui-même qui s'était démarqué de cette fonction, après son élection à la tête du pays en 2010. Maintenant, il veut reconquérir ce poste pour quoi faire ? Pour imiter Ingénieur José Eduardo dos Santos quand il ne sera plus président dans trois ans ? Peut-être ! Pour tenir le RDR lui-même au moment où son rival de toujours, Henri Konan Bédié, dirigera son PDCI-RDA ? Sans doute ! Les grandes manœuvres commencent en Côte d'Ivoire, à trois ans d'une palpitante élection présidentielle à laquelle Ouattara ne sera plus candidat.

Course contre la montre au Zimbabwe, entre d'un côté, Robert Mugabe, qui a déclaré qu'il serait, toujours, président de la République à 100 ans (il en a 93), et son opposition, qui s'est rassemblée pour le bouter hors du palais présidentiel, lors du scrutin de l'année prochaine. Camarade Bob sent-il le piège se refermer sur lui ? Pour le moment, il se moque de l'alliance formée par l'opposition, qu'il a nommée "Créature de l'Occident", pour mettre un terme à son règne de trente-sept ans. Ce n'est pas la première fois que l'opposition zimbabwéenne serait soutenue par des lobbys d'Angleterre et des Etats-Unis pour abréger le séjour de Mugabe à la tête de l'Etat. Ce dernier, en bon ancien maquisard, qui a donné l'indépendance à son pays, a, toujours, su jouer les pronostics. Qu'en sera-t-il cette fois-ci ?

Un président muet comme une tombe, un premier ministre qui a perdu l'usage de la parole, des ministres plus aphones que des carpes, alors qu'au même moment, le peuple centrafricain n'a, jamais, autant souffert à cause des hordes de rebelles qui déferlent dans les localités intérieures du pays, les unes plus menaçantes que les autres, et que le pouvoir ne peut, nullement, enrayer. Simple question d'incapacité ! Quand le dynamique président de l'Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, se lamente de cette inaction du gouvernement, celui-ci crie au complot, Karim Meckassoua étant suspecté de vouloir, rapidement, dégager « la tortue » (Faustin Archange Touadéra). Quand c'est le chef de l'opposition, Anicet Georges Dologuélé, qui informe l'opinion en lieu et place du président de la République et du premier ministre, là, c'est la panique générale. Les Centrafricains devraient remercier que Meckassoua et Doléguélé, soient de gros empêcheurs de tourner en rond. Car pour le pouvoir, qui est atteint par la phobie du coup d'état, il n'y a plus rien à attendre. Les quatre prochaines années (si Touadéra réussit à s'accrocher) n'auront rien à envier à son immobilisme constaté depuis mars 2016. La petite histoire ne dit-elle pas que le président est, tellement, frileux qu'il va jusqu'à avoir peur de sa propre ombre  dans sa chambre à coucher ?

La pression de Raila Odinga est, incontestablement, en train de porter les fruits. Après avoir demandé le remplacement des membres de l'IEBC (Commission électorale), le président de cette institution, Wafula Chebukati, vient de lui donner raison en remplaçant sept responsables parmi les plus décriés par l'opposition.

Ce n'est pas tous les jours que la Une d'Afrique Education est consacrée à un chef d'Etat qui décide de quitter, volontairement, le pouvoir. Contre vents et marées, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, le président angolais sortant, va, bientôt, laisser le pouvoir à son successeur, le général, Joao Lourenço. C'est l'information de cette rentrée, qui a le plus intéressé les Africains, mais aussi, les lecteurs d'Afrique Education, et qui montre que l'Afrique, c'est le continent de tous les paradoxes, où se côtoient le meilleur et, parfois, le pire.

Il n'y a que Dieu, le maître de l'univers que craint le président de la Cour suprême du Kenya, David Maraga. Partant de cette crainte (absolue) de Dieu, il respecte, rigoureusement, la loi et l'applique de la façon la plus implacable, quel qu'en soit le coût. C'est sa façon de servir Dieu, le respect strict de sa sainte parole. C'est cette force intérieure qui l'a poussé, lui et ses collègues, à trancher en faveur de l'opposition qui demandait l'impossible : l'annulation de l'élection présidentielle. C'est dire qu'aux yeux du président de la Cour suprême, le président, Uhuru Kenyatta, n'a guère plus de poids que le vendeur à la sauvette du marché central de Nairobi. Les deux sont égaux devant la loi. Cela s'appelle, l'indépendance de l'institution judiciaire.

Le chef d'état-major de l'armée du Lesotho, le lieutenant-général, Khoantle Motsomotso, a été abattu, ce mardi, 5 septembre, au cours d'une fusillade survenue dans une caserne militaire.

Des enquêteurs de l'ONU ont exhorté, lundi, 4 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) à enquêter, de toute urgence, sur les crimes contre l'humanité et autres atrocités commis par les autorités au Burundi. On commençait, sérieusement, à désespérer des Nations-Unies alors qu'à Bujumbura, le petit despote, fort de son impunité et de la complicité de ses homologues voisins, initiait, déjà, une quête pour récolter les fonds nécessaires à l'organisation de l'élection présidentielle de 2020. Pour donner le bon exemple, il a donné, lui-même et sa femme, 3.000 euros (2 millions de F CFA), à ce Fonds.

Plusieurs partis d'opposition sud-africains ont demandé, mardi, 5 septembre, à la Cour constitutionnelle de contraindre le Parlement à engager une procédure de destitution contre le président, Jacob Zuma, embourbé dans plusieurs scandales de corruption. Actuellement au Sommet des BRICS en Chine, le très corrompu président sud-africain tombe des nues.

Le leader de l'opposition au Kenya, Raila Odinga, a énuméré, mardi, 5 septembre, devant la presse, une série de conditions à sa participation à l'élection présidentielle du 17 octobre, la date choisie par la Commission électorale après l'invalidation du scrutin du mois dernier.

Denis Sassou-Nguesso ne contrôle plus ses nerfs (d'Homme d'Etat). Depuis qu'il a lu l'article de www.afriqueeducation.com (du mercredi, 30 août, à 12h34) sur les initiatives de la diaspora congolaise à Paris et à Washington afin de sensibiliser le FMI dans sa négociation avec le pouvoir, il se sent très mal. Voilà pourquoi il a décidé d'embastiller les responsables de l'opposition, depuis ce matin, afin qu'ils n'aient aucun contact avec les membres de la délégation du FMI qui sont arrivés, à Brazzaville, dimanche, 3 septembre, soir, en provenance de Washington, afin de négocier un programme de redressement avec le pouvoir.

Le président, Alassane Ouattara, a du mal à juguler la grave crise sécuritaire qui affecte la Côte d'Ivoire. Après avoir placé des ministres de confiance à des postes stratégiques de défense et de sécurité, lors du dernier remaniement, en juillet, les mêmes problèmes refont surface, aujourd'hui, comme s'il n'avait rien fait. Pour guérir le mal, il faudrait un remède de cheval, qui devrait être appliqué au président de la République lui-même car, selon certains observateurs, il est le nœud du problème.

Le dernier essai nucléaire nord-coréen datait de septembre 2016. Grâce ou à cause (c'est selon) son entêtement, le grand camarade (dictateur) de Pyongyang, Kim Jung-un, a réussi à mettre le monde entier d'accord, à commencer par son principal soutien, la Chine, qui ne peut que constater le nivellement des équilibres de la terreur. En sa défaveur. De son côté, Donald Trump, le chef de la Maison Blanche, que les Nord-Coréens comparent à « un chien qui sait aboyer mais ne mord pas » voit, maintenant, les Etats-Unis à portée de la Bombe H du grand camarade (dictateur). Très discret, le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, doit être, aussi, inquiet, ses relations avec la Corée du Nord n'ayant, jamais, été ce qu'on croit. Kim Jung-un étant arrivé là où il voulait, c'est-à-dire, s'imposer comme un Grand du monde de la dissuasion nucléaire comme Washington et les quelques autres capitales de la terreur, il peut, maintenant, on l'espère du moins, s'attaquer (franchement) à l'amélioration du niveau de vie des Nord-Coréens qui laisse à désirer.

Jeune et riche homme d'affaires à la réputation de play boy, Duduzane Zuma, le fils du président sud-africain, Jacob Zuma, est devenu la nouvelle cible de l'opposition, qui l'accuse d'être au coeur des scandales politico-financiers reprochés à son père.

On dira ce qu'on veut, mais, les pays africains anglophones sont en nette avance sur les pays francophones en ce qui concerne la démocratie électorale. En Afrique francophone, en effet, il n'existe pas d'équivalent du Ghana, du Nigeria, du Liberia, de la Tanzanie, de l'Afrique du Sud, et maintenant, du Kenya, qui, jusqu'à cette décision de la Cour suprême, n'était pas considéré comme un bon élève de la démocratie. Le Sénégal qui faisait figure d'exemple, en Afrique francophone, a connu un réel recul démocratique, lors des élections législatives de juillet dernier. Du coup, de sérieux doutes commencent à planer sur la présidentielle de 2019 à laquelle le président, Macky Sall, est, déjà, candidat. Le Sénégal devenu un pays, démocratiquement, peu sûr, il ne reste plus que le Bénin, le fameux « quartier latin » de l'Afrique francophone qui fait office de pionnier en la matière. 67 ans après les indépendances, c'est tout, simplement, désespérant que les pays africains francophones continuent d'avancer en reculant sur le plan démocratique.

Les Français savaient que le F CFA est une monnaie impopulaire. Mais, ils ignoraient jusqu'à quel niveau elle l'était. Après l'emprisonnement (arbitraire) du panafricaniste, Kemi Seba, à Dakar, à la demande de la très néo-coloniale BCEAO, et sa remise rapide en liberté après la levée générale de bouclier, ils se rendent, aujourd'hui, compte que le F CFA est, tout simplement, vomi car les peuples africains n'en veulent plus. Que les chefs d'Etat comme l'Ivoirien, Alassane Ouattara, ou le Sénégalais, Macky Sall, continuent de le soutenir contre la volonté de la grande majorité des Ivoiriens et des Sénégalais, est une réalité qui en désole plus d'un en Afrique. Mais, ajoutons que ces deux dirigeants sont, strictement, minoritaires, dans cette position. Si Emmanuel Macron avait des doutes sur le crédit du F CFA en Afrique, il doit, maintenant, se rendre à l'évidence : qu'il retire, tout simplement, sa monnaie coloniale de la circulation en Afrique Zone Franc.

Ouf ! Les Nigérians respirent enfin. Le président, Muhammadu Buhari, a assisté, mercredi, 30 août, à son premier conseil des ministres. Le tout premier depuis 5 mois, après un long séjour à Londres où il était soigné pour une maladie tenue secrète, et, jamais, révélée au public. On peut, dès lors, dire que l'exécutif nigérian, composé du président et du vice-président, est, enfin, fonctionnel.

Plusieurs milliers de partisans de l’Union pour la République (Unir, au pouvoir) ont marché, ce mardi, 29 août, à Lomé, pour soutenir le président, Faure Gnassingbé, dans un contexte tendu où l'attitude de l'opposition après ses manifestations qui ont fait deux morts, le 19 août dernier, rappelle l'attitude de l'opposition des années 90 qui avait réussi à bloquer le développement du pays, empêchant pendant 15 ans, toute coopération économique avec aucun partenaire occidental.

Général d'armée, le seul du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso a été, platement, battu, dans le département du Pool, lui et son armée, par des va-nu-pieds qu'il qualifie, lui-même, de « bandits ». Plus d'un an, après y avoir envoyé les soldats les plus aguerris de son armée, avec un armement des plus sophistiqués, il a, lamentablement, échoué dans la traque du pasteur Ntumi et a, au contraire, endeuillé les familles de soldats dont beaucoup sont morts pour cette cause injustifiable. Dans son discours du 14 août, soir, prononcé avant le 20 heures de Télé Congo, il s'est borné à demander à Ntumi de se rendre afin d'être jugé pour ses actes. Un lamentable aveu d'échec venant d'un général 5 étoiles alors que Ntumi n'a que sa bible dans la main et la prière (la parole) comme arme. Lassées par une telle incompétence sans nom, les femmes proches du dictateur montent, aujourd'hui, au créneau pour lui demander de mettre fin à cette situation horrible.