Politique

La rébellion des Forces républicaines du Burundi (Forebu) a annoncé, ce lundi, 28 août, qu'elle changeait de nom, pour "mettre fin à la confusion" qui régnait à sa tête et qu'elle serait, désormais, dirigée par un ancien officier supérieur de l'armée burundaise, le général, Jérémie Niranyibagira. Le changement de nom devrait s'accompagner d'un changement de stratégie susceptible de bouter Pierre Nkurunziza hors du pouvoir qu'il usurpe depuis juillet 2015.

C'est l'image que donne l'aide américaine dans le monde, que le nouveau chef de la Maison Blanche a décidé de, drastiquement, réduire. Elle est reconduite, ici et là, en fonction des critères pas toujours objectifs. C'est dans ce contexte que le quotidien américain, The Washington Post, propose à Donald Trump d'en prendre à l'Egypte pour en ajouter à la Tunisie, pays démocratique s'il en est, et, particulièrement, frappé par le djihadisme. Pourtant, l'Egypte qui est le principal pôle de stabilité dans cette partie du monde, en a, aussi, grand besoin. Alors question : Donald doit-il déshabiller Hillary pour habiller Melanie ?

La famille du premier premier ministre rdcongolais, Patrice Emery Lumumba, icône de l'indépendance du pays, a dénoncé, vendredi, 25 août, le braquage par des militaires, du domicile familial situé dans un quartier huppé de Kinshasa.

Le président du Sénégal, Macky Sall, est-il plus royaliste que le roi de France ? On a pu voir, en plein direct, sur la télévision française, lors d'une émission de grande écoute, il y a quelques années, le chanteur (provocateur), Serge Gainsbourg, brûler, devant tout le monde, un billet de 500 FF parce qu'il payait beaucoup d'impôts, et sortir, tranquillement, de la salle pour rentrer chez lui. Jamais interpellé, plus tard, jamais, dérangé par qui que ce fut après cet acte qui, par ailleurs, avait été largement, commenté par la presse. Mais, samedi, 19 août, à Dakar, pour 5.000 F CFA (50 FF), le panafricaniste sénégalais, Kemi Seba, est, aujourd'hui, en prison, sur ordre du président, Macky Sall, grand défenseur du F CFA (avec l'Ivoirien Alassane Ouattara). Abdoulaye Wade qui a fait de lui un homme du pouvoir doit, vraiment, regretter son choix d'avoir, involontairement, contribué à la recolonisation du Sénégal et de l'Afrique, en promouvant Macky Sall, catalogué, aujourd'hui, comme l'homme de la France en Afrique de l'Ouest (avec Alassane Ouattara). On eût souhaité qu'ils fussent hommes de l'Afrique et non hommes de la France.

Tant pis pour les oiseaux de mauvais augure. Malgré les pressions de certains de ses homologues de la sous-région, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, a choisi de ne pas mourir au pouvoir comme eux. Mais de le quitter maintenant qu'il a toutes les cartes en main. Pendant qu'il est, encore, en pleine forme, sur le plan de la santé, après 38 ans passés au pouvoir, il va passer le flambeau au général, Joao Lourenço, qui est un homme sûr, actuel ministre de la Défense et vice-président du MPLA. Certains observateurs donnent l'impression, dans leurs commentaires, qu'ils auraient préféré voir l'Angola brûler ou ce processus de transition coincer, voire, capoter. Il n'en est rien heureusement. Dans la pure tradition des Bantu, tout a été planifié jusqu'au moindre détail. Que ceux qui n'aiment ni l'Angola, ni son chef d'Etat bien aimé sortant, Ingénieur, José Eduardo dos Santos, souffrent qu'un pays africain conduise ses affaires selon ses seuls intérêts, et fasse montre de maîtriser, totalement, son destin.

Qui a intérêt à réveiller les vieux démons au Togo ? Qui veut réduire à néant l'oeuvre de modernisation de Faure Gnassingbé ? Samedi, 19 août, à l'appel du parti de l'opposition, le PNP, le pays a frôlé le pire : 2 morts, 66 interpellations, un commissariat, entièrement, consumé par des flammes, plusieurs armes dérobées par des manifestants en surnombre sur des forces de sécurité, des véhicules saccagés avant d'être incendiés, des policiers et gendarmes aux visages ensanglantés, copieusement, bastonnés, par des manifestants survoltés, etc. Bref, une manifestation qui (on le comprend aujourd'hui) n'avait rien de pacifique dans la mesure où les principaux dégâts se comptent, surtout, dans le camp de l'Etat et des forces de l'ordre. Des enquêtes sont ouvertes pour aller en profondeur des choses.

Comment la guerre peut-elle être gagnée si l'administration d'Etat déserte le terrain, en laissant toute latitude aux rebelles d'y opérer seuls. C'est le cas, à Kidal, dans le Nord-Est du Mali, où le gouverneur (c'est-à-dire l'Etat) avait fui les lieux, depuis 2014, laissant le terrain aux différentes rébellions. Il est, aujourd'hui, de retour, après que les groupes armés pro-gouvernementaux aient accepté d'observer une trêve. C'est une attitude bien peureuse de la part des dirigeants de l'Etat qui devraient, plutôt, donner le bon exemple de courage et de détermination aux soldats maliens, français et des Nations-Unies, qui combattent les djihadistes avec beaucoup d'adversité sur le terrain.

Il y a du gaz dans les relations entre le Qatar et le Tchad. Depuis qu'il a goûté aux délices de la paix et de l'utilisation de l'argent du pétrole à construire les infrastructures économiques et sociales, Idriss Déby Itno ne veut pas que le Tchad connaisse, à nouveau, ses travers passés, qui faisaient que l'essentiel de ses ressources, finançait la guerre au lieu de développer le pays. Après avoir sécurisé sa frontière avec le Soudan, il surveille celle avec la Libye comme du lait au feu, où les rebelles tchadiens sont en train de s'organiser avec le soutien financier et matériel du Qatar, pays du Golfe, récemment, accusé par le président américain de soutenir le djihadisme dans le monde. Espérant couper court cette manoeuvre, le président tchadien a, immédiatement, fermé l'ambassade du Qatar au Tchad et expulsé son personnel sous dix jours. Voilà qui montre qu'il n'est pas content de Doha, et surtout, qu'il ne veut pas finir comme son ami Kadhafi.

Le dictateur a reconduit Clément Mouamba comme nous l'avions annoncé, juste après sa démission. Pour le bien du Congo, il n'a pas changé son nom juste pour déjuger son groupe de presse préféré (Afrique Education) dont il ne rate aucune lecture sur le Congo. Clément Mouamba a formé un gouvernement de 35 membres, mardi, 22 août. Dans la douleur car il y a de nombreux partants qui voulaient rester. Sassou, lui, a l'esprit ailleurs : son fils, Denis Christel, est aux prises, en région parisienne, avec les juges du Parquet financier.

Le Centrafrique a élu son président en 2016 en la personne de Faustin Archange Touadéra. Mais, dix-sept mois, après, on ne voit aucun changement positif. Les choses vont de mal en pis. Accusé d'incompétence, le pouvoir a laissé échapper tous les acquis de la transition. Aujourd'hui, c'est un retour en arrière : 14 préfectures sur 16 sont sous le contrôle des milices armées. Du jamais vu auparavant. Personne ne respecte le président de la République. Les miliciens armés font la pluie et le beau temps, à l'intérieur du pays. Seule la ville de Bangui, la capitale, est à peu près sécurisée. A quoi a-t-il servi de se donner un « chef d'Etat démocratiquement élu » ? Voilà pourquoi naissent les craintes de génocide ou de coup d'état militaire. C'est parce que le pays va, tellement, mal que c'est la voie qu'il risque, tôt ou tard, de prospérer.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, va être forcé de travailler, depuis chez lui, car des rongeurs ont endommagé ses bureaux, à la présidence de la République, pendant son absence de 104 jours, à Londres, pour y être soigné, selon un porte-parole de la présidence. Le sort s'acharne-t-il contre lui alors qu'il souhaite reprendre son travail après son très long congé médical ?

En 2010, Alassane Ouattara, qui voulait le soutien du PDCI d'Henri Konan Bédié, jurait qu'il allait faire un seul et unique mandat de 5 ans, à la tête de la Côte d'Ivoire. Mais, l'appétit venant en mangeant, il a changé d'avis, dès la fin de la deuxième année de son mandat et a commencé à réclamer un deuxième mandat de 5 ans pour « terminer ses chantiers ». Dans trois ans, il devra quitter le pouvoir, après y avoir passé 10 ans. Sauf s'il change, à nouveau, d'avis. Ce n'est pas impossible. Voilà sans doute pourquoi, sans attendre, celui qui attend depuis longtemps, Henri Konan Bédié, a commencé à lui rappeler qu'en 2020, ce sera le tour du PDCI d'accéder au pouvoir. Du coup, la présidence ivoirienne ressemble à un tour de passe-passe, ce qui ne réjouit pas tous les Ivoiriens.

Le jour tant attendu arrivera mercredi, 23 août 2017. Jour des élections législatives qui permettront, par la suite, l'élection du successeur de Ingénieur, José Eduardo dos Santos, à la tête de l'Angola. Ce successeur désigné, Joao Lourenço, après une campagne très active, de plusieurs mois, est confiant de l'immensité de la tâche qui l'attend, à la tête de l'Etat.

Si chacun de nous était à la place d'Ali Bongo Ondimba, qu'aurait-il fait de mieux ? C'est la question qu'on doit se poser au lendemain de la formation du nouveau gouvernement de Franck Emmanuel Issoze Ngondet, qui fait l'objet de toutes sortes de commentaires. Si c'est la meilleure équipe possible pour le président de la République et le premier ministre afin de livrer la bataille du redressement économique et financier du Gabon, le gouvernement Issoze Ngondet II n'aura que huit (petits) mois pour démontrer son savoir-faire, les élections législatives d'avril 2018 devant entraîner la composition d'une autre équipe gouvernementale. Au moment où les passations de service se font dans les ministères, que chaque ministre sache, donc, dès maintenant, à quoi s'en tenir.

Plus de trois mois d'absence pour cause de « congé médical », à Londres ! Parti le 7 mai et rentré, au pays, le 19 août, le président, Muhammadu Buhari, avait annoncé, à son arrivée, au Nigeria, qu'il s'adresserait à la nation, lundi, 21 août, à 7 heures du matin (6 H GMT). S'il a respecté ce rendez-vous, les Nigérians ont été déçus de son discours qui n'a rien dit du mal qui l'a éloigné de ses compatriotes pendant plus de 100 jours, ni de son état actuel ou non de guérison totale ou partielle, sachant que ce dernier séjour médical de plus de cent jours, à Londres, avait précédé un autre, au début de l'année de deux mois, sans que le traitement puisse, réellement, guérir le président. La question qui est sur toutes les lèvres est, donc, de savoir si Buhari ne retournera pas, bientôt, pour un autre « congé médical » à Londres ?

Le dictateur a porté, samedi, 19 août, à la tête de la très monocolore Assemblée nationale, un fidèle parmi les fidèles, Isidore Mvouba. Elu du département du Pool où il conteste la popularité aux deux rejetons de Bernard Kolelas, celui qu'on appelle « Le Chinois » fait partie des dirigeants qui aident à la consolidation de la dictature de Sassou-Nguesso, depuis des lustres, sans toutefois, être très controversé comme peuvent l'être les membres du clan présidentiel. A l'heure de la négociation d'un programme avec le Fonds monétaire international, Isidore Mvouba sera sollicité chaque fois (et cela risque d'être trop souvent le cas) qu'il faudra aller au front pour éteindre les incendies. Il sera, avant tout, un homme de missions.

Le couple présidentiel du Zimbabwe est, de retour, à Harare, ce dimanche, 20 août, matin, en provenance d'Afrique du Sud. Les Zimbabwéens et les Sud-Africains vont, enfin, s'occuper d'autre chose que de cette malheureuse agression dont le mannequin sud-africain, Gabriella Engels, a été l'objet de la part de la première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, et qui tendait à devenir un fonds de commerce pour l'opposition sud-africaine et quelques avocats d'affaire de ce pays.

Le président, Muhammadu Buhari, est rentré, samedi, 19 août, au Nigeria, après avoir passé trois mois, à Londres, pour un traitement médical dont la nature est restée secrète. Lundi matin, il s'adressera à la nation dans une allocution radio-télévisée.

Le président, Robert Mugabe, se rend-il, encore bien, compte de ce qu'il fait ? On peut, sérieusement, en douter. Le 21 février, jour de son anniversaire, sera, désormais, férié au Zimbabwe. Explication : honorer celui qui dirige le pays, avec intelligence, pugnacité et passion, depuis 1980. On se croirait en Corée du Nord où seul le culte d'une personnalité excessive peut conduire à de telles aberrations. Camarade Bob (qui mérite une certaine vénération de la part des Africains au regard de son combat pour libérer, non seulement, le Zimbabwe, mais aussi, l'Afrique du Sud (raciste), n'accepte-t-il pas qu'on en fasse un peu trop sur son nom ?

Très très mauvaise nouvelle pour le Burkina Faso. Son président de l’Assemblée nationale et chef du parti au pouvoir (le MPP), Salifou Diallo, est décédé, ce samedi, 19 août, à Paris, à (seulement) 60 ans. Ce malheur survient après la tuerie djihadiste, de dimanche, 13 août, qui a causé 18 morts. Le gouvernement burkinabè, qui donne cette information, n'a pas précisé les circonstances du décès.