Politique

Un groupe d'experts des droits humains des Nations-Unies a condamné, aujourd'hui, la récente interdiction et la suspension provisoire d'un certain nombre d'organisations de la société civile au Burundi et a mis en garde contre «l'effet obstructif, restrictif et stigmatisant de la législation récente sur les ONG, dans un contexte de répression croissante des défenseurs des droits humains ».

Il y aura bien un procès dans l'Affaire Bygmalion. Le juge, Serge Tournaire, a ordonné le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy et de treize autres protagonistes, a-t-on appris, mardi, 7 février, dans l'enquête sur ses dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012, et les fausses factures de la société Bygmalion.

Chacun pour tous et tous pour chacun. Voilà la devise des Lions indomptables qui les a conduits au succès du 5 février.

Le président, Idriss Déby Itno, a annoncé, dimanche, 5 février, soir, un important remaniement ministériel au Tchad avec l'entrée au gouvernement de plusieurs nouvelles personnalités dont le cinéaste, Mahamat Saleh Haroun, et l'actuel ambassadeur du Tchad en France.

Alassane Ouattara ne va pas bien politiquement. Son système de gouvernance mis en place, en 2011, a montré ses limites : des mutineries viennent d'aboutir au limogeage du chef d'état major des armées et de plusieurs hauts gradés. Beaucoup de responsables militaires, venant de la rébellion qui l'avait installé au pouvoir, ont, par ailleurs, été nommés, preuve que l'avenir est incertain. C'est dans cette circonstance grave que l'armée française entame un (re)déploiement dans le pays, sous les yeux ébahis mais non étonnés des Ivoiriens. Ouattara est sur un siège éjectable. Il faut le protéger.

Les Etats-Unis réinstaurent les visas révoqués par le décret anti-immigration de Donald Trump. Le gouvernement américain a dû se plier à la décision de justice qui suspend ce décret polémique, qui interdisait les voyageurs venus d'une dizaine de pays de fouler le sol américain.

C'est comme au Congo-Brazzaville. On devient ami avec son opposant quand il est déjà mort. On devient humble devant sa famille biologique et politique, on finance les obsèques, on devient attendrissant, bref, on change de visage. Juste parce qu'il ne sera plus là pour déranger. A Kinshasa, Joseph Kabila a copié cette formule magique. Il a annoncé que l'Etat devrait prendre en charge l'organisation des obsèques d'Etienne Tshisekedi. Sauf que s'il était vivant, Tshisekedi aurait renvoyé le jeune président paître.

Etats de droit vraiment ? Beaucoup de pays africains s'affichent comme tels. Il s'agit de la partie visible de l'iceberg. Car, la réalité est dans la partie immergée : la dictature sinon la démocratie « façon façon ». Pour la première fois, le parlement européen a décidé de mettre les pieds dans le plat. A Strasbourg, les députés européens viennent de prendre une résolution pour dénoncer l'organisation de la présidentielle au Gabon, en août 2016, et le refus du pouvoir rdcongolais de respecter la loi fondamentale en organisant les élections dans les délais constitutionnels. C'est une première dans l'histoire franco-africaine de cette institution, même si cette initiative n'a que valeur symbolique. Pas de quoi fouetter la panthère et le léopard, qui ne vont rien s'interdire dans leur forêt équatoriale où ils sont les rois incontestés.

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, jure la main sur le cœur qu'il voudrait bien aller aux élections législatives, mais, les caisses publiques sont vides. Après avoir dépensé 52 milliards de F CFA dans l'organisation de la présidentielle (qu'il dit avoir gagné haut la main avec 60% des voix dès le premier tour, ce que conteste l'opposition qui parle de hold up), il n'est pas prêt à mettre le double de cette somme d'argent pour les législatives. Sans aucune concertation avec la classe politique, il les a repoussées à l'année 2018 au mieux des cas alors que c'est depuis 2015 qu'il aurait dû les organiser.

Un groupe armé, déjà, accusé d'exactions contre des civils, a attaqué, jeudi, 2 février, une ville en Centrafrique, ont indiqué les Nations-Unies et un député, signe de tensions persistantes dans l'intérieur du pays, que les autorités et la Minusca (Mission des Nations-Unies pour le Centrafrique), n'arrivent pas éradiquer.

Le président angolais, Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 37 ans, a confirmé, ce vendredi, 3 février, qu'il ne se représenterait pas à la présidence du pays, lors des élections d'août 2017, et qu'il allait céder sa place à l'actuel ministre de la Défense, Joao Lourenço.

Il est "temps de fermer" la voie de passage des migrants clandestins entre la Libye et l'Italie et cet objectif est "à notre portée", a affirmé, jeudi, 2 février, le président du Conseil européen, Donald Tusk. Malheureusement, Donald Tusk a évité d'aborder les causes de cette immigration, à savoir, la pauvreté, mais aussi, la très mal-gouvernance des pays africains, parfois, encouragée par certaines capitales européennes.

Après son succès diplomatique, à Addis Abeba, où il a fait ré-admettre le Maroc, comme 55e membre de l'Union africaine (UA), le roi, Mohammed VI, effectue une visite, de deux jours, au Soudan du Sud, avant de rejoindre le Gabon.

Le chien qui avait tué en le mordant un jeune fils du président gambien, Adama Barrow, a subi une injection mortelle. Il a été euthanasié.

Parti, il y a quelques jours, à Bruxelles, faire des « examens de routine », l'opposant historique, Etienne Tshisekedi est décédé, cet après-midi, de suite d'une embolie pulmonaire.

Un Tunisien, recherché dans son pays pour son implication présumée dans des attaques meurtrières, a été arrêté, mercredi, 1er février, en Allemagne, pour avoir fondé une cellule du groupe djihadiste, Etat islamique (EI ou Daesh) dans le but de commettre un attentat.

Aujourd'hui, plus qu'hier, le doute est permis sur les compétences réelles du président, Macky Sall, à accomplir avec un succès éclatant, la mission que lui a confiée le peuple sénégalais. Quel bilan allait-il présenter aux Sénégalais embourbés dans une déception collective,  s'il avait respecté sa parole de réduire son mandat à 5 ans, comme il l'avait promis, en organisant la présidentielle en ce mois de février 2017 ? Car, son magistère est émaillé d'échecs répétitifs et illustratifs de ses limites personnelles et son incompétence chronique auxquelles il a habituées les Sénégalais désespérés.

François Fillon est presque par terre. A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, la droite n'a plus le choix que de réfléchir à un Plan B. On parle d'Alain Juppé comme candidat de substitution le plus plausible. François Bayrou est aussi en embuscade au cas où Juppé ne serait pas candidat. Il y a, également, François Baroin et Xavier Bertrand et quelques autres. Bref, avec la sortie du Canard enchaîné, ce matin, qui apporte de nouvelles révélations sur le couple Fillon, 76% des Français pensent que le candidat de la droite et du centre, n'est pas si honnête comme il le prétendait quand il mettait en cause la probité morale de Nicolas Sarkozy, pendant les primaires. Voici les six dossiers dont la justice risque de se saisir pour plomber sa candidature.

L'Union africaine (UA) a décidé, lundi, 30 janvier, de réintégrer le Maroc, après plus de 30 ans d'absence, en dépit de fortes réticences de poids lourds du continent liées à la question du Sahara occidental, comme l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Angola, le Kenya, le Zimbabwe et l'Algérie, pour ne citer que ceux-là.

Le chef de la diplomatie tchadienne, Moussa Faki Mahamat, devient le nouveau président de la Commission de l'Union africaine, à la place de la Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma. Déclaré candidat sur le tard, alors que l'Afrique centrale avait, déjà, un candidat en la personne de l'Equato-Guinéen, Agapito Mba Mokuy, Moussa Faki Mahamat permet à l'Afrique centrale de récupérer ce poste qu'elle avait perdue avec la défaite du Gabonais Jean Ping en 2012.