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Afonso Dlakhama

Souvent, on a remarqué que les conflits dans les pays africains sont, parfois, dus à la mauvaise interprétation de la constitution ou à sa rédaction partiale dans le but de favoriser le camp au pouvoir. Pour minimiser tout risque de conflit ou de guerre, il est conseillé de se doter d'une constitution consensuelle. C'est un objectif pas toujours facile à atteindre mais qui reste de l'ordre du possible. Pour preuve, le Mozambique, après plusieurs années de conflit, est en train d'emprunter cette voie. En effet, le président mozambicain, Filipe Nyusi, a annoncé, mercredi, 7 février, une réforme de la Constitution destinée à décentraliser le pouvoir dans le pays, dans le cadre des discussions de paix engagées par son gouvernement avec l'ancienne rébellion de la Renamo. Objectif, supprimer la gestion centralisée de l'Etat et du pouvoir qui fait que, parfois, l'opposition cherche plutôt à chasser du pouvoir celui qui est en place pour en profiter aussi, au lieu de l'aider à faire avancer le pays au nom de l'intérêt général.