Afrique du Sud

Il s'agit de préserver le mythe qui a entouré Nelson Mandela. C'est le combat qu'entend mener, Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela dont le médecin personnel livre des détails croustillants de sa fin de vie dans un livre paru à l'occasion de sa date d'anniversaire. Graça, qui n'avait pas été informée du projet, est tombée dans une colère noire, et a, immédiatement, pris contact avec son avocat pour préparer, rapidement, une plainte. Va-t-on vers la suspension du livre ou de la suppression des passages portant sur des secrets sur le grand homme parus dans le livre ?

Le président sud-africain, Jacob Zuma, est persona non grata au Congrès, cette semaine, du Parti communiste, un des alliés de la coalition gouvernementale, a indiqué, ce mardi, 11 juillet, la direction de cette formation politique, témoignant de l'effritement du soutien au chef de l'Etat embourbé dans une litanie de scandales.

C'est un Grand Sud-Africain (tout court) qui va se retirer de la scène. Qui ne se souvient de ce grand chanteur (blanc) sud-africain, qui avait pris fait et cause pour une Afrique du Sud sans apartheid, s'affichant, publiquement, aux côtés des leaders noirs du mouvement pour une Afrique du Sud égalitaire. Ses chansons très engagées dans cette cause qu'il a défendue de toutes ses forces, accompagnèrent, de la plus belle des manières, la sortie de Nelson Mandela de prison et la prise progressive du pouvoir d'Etat par l'ANC. Assurément, Johnny Clegg est un Grand Homme. Il prend, certes, sa retraite, mais, il reste présent dans l'imaginaire collectif sud-africain.

Contre toute attente, Jacob Zuma a perdu son pari : la plus haute juridiction sud-africaine a autorisé, ce jeudi, 22 juin, un vote de défiance au Parlement, à bulletins secrets, plutôt qu'à main levée, contre le président, Jacob Zuma. Autrement dit, comme le leur avait demandé l'ancien président, Thabo Mbeki, les députés sud-africains de l'ANC, cette fois, pourront voter en leur âme et conscience, sans tenir compte des consignes de la direction du parti. Fragilisé depuis des mois par une série de scandales politico-financiers, Jacob Zuma est, clairement, sur le point de perdre le pouvoir, à l'issue de ce vote fatal.

Le Centrafrique était bien plus dangereux avec les massacres interreligieux quand le pape François avait insisté pour y effectuer une visite officielle en novembre 2015, que ne l'est aujourd'hui le Soudan du Sud. Pourtant, le Saint-Père, au lieu d'y aller, personnellement, a préféré envoyer de quoi réaliser quelques investissements en son nom. L'évêque de Rome pratique-t-il la discrimination positive ?

Désormais, en Afrique du Sud, tout le monde (sauf ceux qui mangent dans sa main) se méfient, terriblement, du président, Jacob Zuma. Entretenir des relations avec lui, peut être synonyme de choisir son chemin pour l'enfer. C'est ainsi que la Banque Absa ne s'est pas fait prier pour geler le fonctionnement du compte d'une des épouses du chef de l'Etat au motif qu'une grosse somme (non justifiée) y aurait atterri, violant, toutes les règles bancaires du genre. L'affaire ne fait que commencer.

C'est connu en Afrique du Sud aujourd'hui : ne sont contents du président, Jacob Zuma, que ceux qui mangent, directement, dans sa main. Pour utiliser le langage de l'homme de la rue, il a mis l'ANC par terre. Maintenant, c'est au tour de l'Afrique du Sud. Voilà pourquoi les voix s'élèvent et non des moindres pour qu'on l'évince du pouvoir avant la fin de son mandat. C'est le cas de Winnie Madikizela-Mandela, l'ancienne épouse de Nelson Mandela, qu'on appelle, affectueusement, la mère de la nation.

Au rythme où vont les révélations qui frappent le président sud-africain, Jacob Zuma, on se demande si le pays de Nelson Mandela n'est pas pire qu'une vulgaire république bananière comme on en connaissait dans l'Amérique latine des années 70 ? A force de côtoyer ses homologues du continent, Zuma a été contaminé par le virus de la corruption et de l'enrichissement sans cause. On peut même dire sans risque de se tromper que l'élève a dépassé ses professeurs. Autrement dit, il est, toutes proportions gardées, plus corrompu que certains cas africains qui nous sont jetés à longueur de journées à la figure.

C'est une excellente nouvelle : la possibilité de pouvoir greffer un pénis afin de permettre à un homme de garder toute sa masculinité. En Afrique du Sud, en effet, et ce pour la troisième fois dans l'histoire de la médecine, un patient a reçu une greffe complète du pénis. Succès total. Dorénavant, le pèlerinage médical pour greffe de pénis peut être envisagé dans ce pays, les plus grands demandeurs venant des Africains continentaux.

Jacob Zuma continue de s'accrocher. Il a, tellement, fait du mal à l'Afrique du Sud qu'il ne se sent plus en sécurité, même dans son propre parti, l'ANC, dont il est le président. Ce weekend, le Comité exécutif de ce parti s'est réuni pour voter sa destitution. Il l'a échappé belle, mais, ce n'est pas tout à fait terminé car il y a la motion de censure de l'opposition qui pourrait être votée à bulletin secret, dans les jours à venir, ce qui le mettrait, carrément, sur un siège éjectable. L'opposition qui a saisi la justice pour un vote à bulletin secret attend la décision de celle-ci. Autant dire que Zuma n'a pas encore le cœur tranquille.

Il ne manquait plus que ça : que les églises s'en mêlent à leur tour, elles qui se limitent à donner des avis pour que la société sud-africaine vive dans la paix, la cohésion entre les races et la bonne entente. Le Conseil des églises est sortie de sa réserve légendaire dans son dernier rapport centré sur la corruption où il n'y va pas de main morte. En effet, elle conclut que l'Afrique du Sud est proche d'un Etat mafieux avec à sa tête un leader qui ressemble de plus en plus à un Chef de Gang.

Le parlement panafricain a, réellement, besoin d'un second souffle. Depuis sa création, en 2001, il n'a aucun fait d'arme probant à son actif. Son président, le Camerounais, Roger Nkodo Dang, a, donc, raison de tenter de lui donner un sang neuf. Une initiative qui ne peut donner des fruits qu'en faisant appel à des chefs d'Etat, démocratiquement, élus, c'est-à-dire, porteurs d'espoir et d'aspiration populaire, comme le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré.

Jacob Zuma n'est pas en odeur de sainteté depuis qu'il a effectué un remaniement ministériel contesté jusque par son propre vice-président de la République, Cyril Ramaphosa. Jeudi, 4 mai, c'est la justice qui s'en est mêlée en lui demandant les documents qui prouvent que ce remaniement a été fait pour préserver l'intérêt national. C'est une nouvelle affaire qui commence et qui est du pain béni pour son opposition aussi bien parlementaire et syndicale que de l'ANC, son propre parti dont il est le président.

L'écrivain sud-africain, Karel Schoeman, considéré comme l'un des plus importants du continent africain, est décédé, dans la nuit de lundi à mardi, à Bloemfontein (Centre), à l'âge de 77 ans, après s'être laissé mourir de faim et de soif.

Plusieurs chefs de l'opposition et des militants de la société civile sud-africaines ont annoncé, ce jeudi, 20 avril, leur rassemblement au sein du "Mouvement de la Liberté", une nouvelle organisation qui appelle à des manifestations contre le président Jacob Zuma. Jusqu'à sa démission. Le mouvement compte des appuis cachés dont les plus illustres sont le vice-président, Cyril Ramaphosa et l'ancien président, Thabo Mbeki. Tous en ont marre de Zuma.

L'opposition sud-africaine a réussi, mercredi, 12 avril, une nouvelle démonstration de force en faisant descendre ses troupes dans les rues de Pretoria pour exiger la démission du président, Jacob Zuma, avant un nouveau vote de défiance au Parlement.

Le chien aboie la caravane passe. On a souvent dit que Jacob Zuma, est un chef d'Etat indigne, qui n'est pas à la hauteur de sa fonction au regard des scandales qu'il a accumulés, qui n'a rien fait pour valoriser le très riche héritage laissé par ses deux prédécesseurs, Nelson Mandela et Thabo Mbeki. Mais, Jacob Zuma n'en a cure : à deux ans du départ du pouvoir, il ne fait rien pour se réhabiliter. Ni sauver l'ANC d'un possible désastre. Pour preuve, le limogeage de son gouvernement juste pour dégager le très populaire ministre des Finances, Pravin Gordhan, qui lui fait de l'ombre. Pravin était considéré comme le Monsieur anti-corruption du gouvernement qui empêchait par conséquent Zuma d'utiliser les fonds publics à sa guise.

Le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela a-t-il perdu son âme ? A deux ans des prochaines élections générales en Afrique du Sud, la question divise la classe politique et déchire, désormais, la famille même de l'icône de la lutte anti-apartheid.

Où en est l'éducation de la jeune fille en Afrique du Sud, pays où Jacob Zuma, le chef de l'Etat, avec ses trois épouses et ses cinq maîtresses officielles, donne le plus mauvais exemple à la jeunesse ? La fréquence élevée de grossesses des étudiantes en Afrique du Sud est devenue un problème social, systémique et budgétaire majeur. C'est une déclaration de la ministre de l'Education fondamentale, Angie Motshekga, qui évite, tout de même, de mettre le doigt dans la plaie. En critiquant l'attitude (machiste) du chef de l'Etat à l'endroit de la femme.

L'ex-patronne de l'Alliance démocratique (DA), le principal parti d'opposition en Afrique du Sud, Helen Zille, a provoqué, jeudi, 16 mars, une tempête sur les réseaux sociaux pour avoir défendu les aspects positifs du colonialisme dans une série de tweets rageurs. Visiblement, la reconversion est difficile quand, pendant des années, on a milité pour des causes racistes. Chassez le naturel, il revient au galop !