Alassane Ouattara.

La politique de communication du président, Alassane Ouattara, consiste à ne mettre l'accent que sur ce qui marche, en occultant, systématiquement, ce qui ne marche pas. Or, les points négatifs de son bilan sont plus nombreux que les points positifs. Comme on est dans une situation où c'est ma parole contre la tienne, les personnes neutres ne vont pas tarder à savoir de quel côté se trouve la vérité. En effet, on est à 34 jours des Jeux de la Francophonie qui se tiendront, dans la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Pour que tout se passe bien, il faudrait qu'il y ait du soleil et que de fortes pluies ne s'abattent pas sur la ville, sinon, les dizaines de milliers de participants venant de plus de 80 pays, auront, littéralement, les pieds sous les eaux et ne pourront pas, correctement, circuler. A cause des inondations. Conclusion : on croise les doigts, les uns et les autres implorant leur Dieu.

Une délégation de rebelles démobilisés venus de leur fief de Bouaké, dans le Centre de la Côte d'Ivoire, est depuis ce lundi, 29 mai, à Abidjan, afin de "discuter" de leur situation et rappeler leurs demandes de primes aux autorités. La délégation est conduite par son porte-parole Diomandé Megbe, qui n'entend pas lâcher prise.

Que ceux qui le croyaient fini se ravisent. Interné à la CPI (Cour pénale internationale) depuis cinq ans, l'ancien président de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, mettrait son isolement carcéral à profit pour réfléchir à son retour aux affaires. Cette idée a de quoi faire trembler ce qui reste du RHDP que le président, Alassane Ouattara, a presque fait voler en éclats : aujourd'hui, le PDCI-RDA de son très cher aîné, Aimé Henri Konan Bédié, et son RDR sont loin de parler le même langage.

Après avoir étalé leur puissance de frappe en paralysant toutes les activités de la localité, les forces spéciales sont rentrées dans les casernes afin de permettre le déroulement des négociations par rapport à leurs revendications. L'heure est grave en Côte d'Ivoire où le président, Alassane Ouattara, est en train de récolter ce qu'il a semé : l'arrivée au pouvoir par tous les moyens y compris militaires.

Un mouvement de protestation de militaires a éclaté, vendredi, 6 janvier, à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion armée en Côte d'Ivoire, avant de s'étendre à la mi-journée aux villes de Daloa et Daoukro, dans le Centre, et Korhogo dans le Nord. Ils ne sont pas contents d'Alassane Ouattara qu'ils ont mis au pouvoir et qui les ignore superbement par des promesses non tenues.

La question fait débat dans les milieux congolais du Congo et de la diaspora. Pourquoi le président congolais a carrément mis son ordinateur de côté alors que son voisin, le président ivoirien, Alassane Ouattara, semblait se satisfaire du sien ?

Alassane Ouattara voulait-il aller trop vite ? Voulait-il, tout simplement, ruser ? Etait-il, vraiment, motivé par le seul souci d'efficacité de mise en oeuvre de son fameux programme d'émergence pour 2020 ? On en saura rien. La copie de son projet de constitution a été rejeté par 23 partis politiques. Pour un texte qui se veut consensuel, il y a encore du chemin à parcourir.

Après son éviction du gouvernement, l'année dernière, Charles Koffi Diby n'avait pas perdu la confiance d'Alassane Ouattara et de Henri Konan Bédié. Cet éminent membre du PDCI-RDA vient d'être nommé président du Conseil économique et social.