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Antonio Guterres

Mine de rien, que le temps passe vite. Au pouvoir depuis mars 2016, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, organisera une élection présidentielle, au premier trimestre de 2021 à laquelle il sera, naturellement, candidat. Mais, le pays tournant, toujours, au ralenti à cause d'une rébellion qui est plus active que jamais, malgré les discours, le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a préféré prendre les devants en anticipant une implication plus forte de son organisation lors de ces importantes et futures échéances électorales.

La guerre religieuse affecterait les Centrafricains en ce sens que le conflit entre les Séléka et les Antibalakas serait un conflit confessionnel. Cette théorie a été (faussement) soutenue par l'ancien président français, François Hollande, qui, contre toute attente, avait pesé de tout son poids politique de président français dans un pré-carré africain, pour débarquer, Michel Djotodia de la présidence de la République, alors que ce dernier ne demandait qu'à être aidé pour organiser une élection présidentielle à laquelle il n'aurait pas pris part, et quitter le pouvoir. François Hollande, au nom des considérations chrétiennes, semble-t-il, a fait partir ce président musulman. Une chrétienne bon teint, Catherine Samba Panza, a remplacé le musulman, Michel Djotodia, au pied levé, avec un premier ministre musulman, Mahamat Kamoun. Excellent tandem mais le mal était, déjà, fait. Le conflit religieux récemment créé de toutes pièces commençait à faire ses effets. Lors de son interview radio-télévisée, à N'Djamena, avec les médias français, il y a quelques mois, le président tchadien, Idriss Déby Itno, leur a envoyé cette triste vérité, en pleine figure, créant, par la même occasion, un gros émoi au sein de l'assistance qui participait à cet enregistrement. Les trois journalistes français, eux, étaient très étonnés d'écouter cette vérité (coranique) qui sortait de la bouche (très autorisée) d'Idriss Déby Itno. Aujourd'hui, François Hollande jouit d'une retraite paisible aux côtés de sa nouvelle fiancée, l'artiste, Julie Gayet, mais, en Centrafrique où il a concouru à accroître le désordre, le séjour du patron des Nations-Unies, Antonio Guterres, montre qu'on est (très) loin d'être sorti de la crise ...religieuse (version Hollande).

Les détracteurs de Séléka n'hésiteront pas à railler ses propos, en affirmant que c'est l'hôpital qui se moque de la charité quand Séléka condamne, comme il vient de faire, les escadrons de la mort et demande une enquête internationale en Centrafrique. Séléka tient ces propos au moment où le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, effectue une visite de 4 jours dans le pays afin de résorber le problème de l'insécurité qui paralyse l'action gouvernementale. Mais, Séléka va plus loin : il demande le départ de ses militants et partisans du gouvernement du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji. Traduction, Séléka demande un repositionnement des cartes et du jeu politique national.

Le nouvel envoyé de l'ONU pour la Libye, le Libanais, Ghassan Salamé, a rencontré, vendredi, 28 juillet, le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, au siège de l'Organisation, à New York. La feuille de route qu'il compte appliquer, en Libye, a été exposée au secrétaire général de l'ONU.

Un homme averti en vaut deux. Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, faute de prévenir les violences en Centrafrique et encore moins les contenir, en est arrivé à les annoncer. Si les Nations-Unies à travers la MINUSCA brillent par une légendaire inefficacité en Centrafrique, elles sont aidées en cela par les très inopérants gouvernements et parlements centrafricains, qui ne conjuguent pas leurs efforts pour aller dans la même direction. Le pays est en panne. Complètement à l'arrêt. Du coup, les Centrafricains commencent à regretter la (très critiquée) transition où les efforts réalisés par le duo Samba-Panza/Kamoun pour remettre le pays en ordre de marche, avant les élections, n'étaient pas, toujours, appréciés à leur juste valeur. Aujourd'hui, on se rend compte, même, très loin, à New York, au siège des Nations-Unies, que le Centrafrique va, sûrement, vers la catastrophe, s'il n'y a pas (à temps) ressaisissement du gouvernement et du parlement.

Le professeur, Robert DUSSEY, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, a été reçu, en audience, à New York, le 1er mars 2017, par Antonio GUTERRES, secrétaire général des Nations-Unies.