Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki)

L'Accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés, dont l'application accumule les retards, a été entaché, mardi, 21 mai, par le massacre de 26 civils dans l'Ouest du pays. Le plus inquiétant, c'est que le responsable de cette tuerie, le groupe armé 3R, est signataire de l'Accord de Khartoum, ou plus exactement, ce qui en tient encore lieu car on peut, légitimement, se demander si, à la suite de son piétinement par le FDPC (Front démocratique du peuple centrafricain) du général, Abdoulaye Miskine (qu'on ne présente plus en Centrafrique), cet accord lie toujours les parties qui l'ont signé. Visiblement non. Seuls l'armée et quelques groupes armés y croiraient encore. A qui la faute : selon certaines indiscrétions, le gouvernement est responsable de cette situation. On lui reproche d'avoir faibli ses efforts après la signature de l'Accord alors que c'est en ce moment qu'il aurait pu les redoubler. Autrement dit, le gouvernement a eu tort de considérer que la signature de l'Accord était un moment de répit, la fin du conflit alors que ce n'était que le début d'un processus difficile, programmé sur un très long terme.