Burkina Faso

Très très mauvaise nouvelle pour le Burkina Faso. Son président de l’Assemblée nationale et chef du parti au pouvoir (le MPP), Salifou Diallo, est décédé, ce samedi, 19 août, à Paris, à (seulement) 60 ans. Ce malheur survient après la tuerie djihadiste, de dimanche, 13 août, qui a causé 18 morts. Le gouvernement burkinabè, qui donne cette information, n'a pas précisé les circonstances du décès.

L'attaque "terroriste", dimanche, 13 août, soir, au Burkina Faso qui a fait, au moins, 18 morts "montre l'importance de rendre opérationnelle" la force des pays du G5 Sahel, a déclaré, lundi, 14 août, le président en exercice de l'Union africaine (UA) et président guinéen, Alpha Condé.

Afriqueeducation.com a horreur d'informer sur le djihadisme et la façon dont il frappe les populations. Votre site quotidien passe, volontairement, sous silence les forfaits de Boko Haram, d'AQMI, d'Al Qaïda, des Shebabs, et autres, pour ne pas leur faire de la publicité gratuitement. Au Burkina Faso où ces terroristes ont frappé, dimanche, 13 août, soir, et ce pour la deuxième fois, en l'espace d'un an, on compte, hélas, déjà, 18 morts et plusieurs blessés. Des personnes sans problème qui prenaient du bon temps au Café-Restaurant Aziz Istanbul, (avenue Kwame N'Krumah), en plein centre de Ouagadougou. Où est la liberté si on ne peut même plus boire une bière, tranquillement, sans être emmerdé par les djihadistes ? Plus que jamais, le terrorisme est une plaie à éradiquer, en Afrique, par tous les moyens, y compris, ceux condamnés par Amnesty International et d'autres organisations internationales des droits de l'homme, dont on se demande, parfois, pour qui ces organisations roulent exactement.

La Côte d'Ivoire est-elle le berceau de l'impunité ? Si l'ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est protégé du fait de sa nouvelle nationalité ivoirienne, qui n'autoriserait pas son extradition au Burkina Faso, tel semble être, aussi, le cas pour son frère cadet, François Compaoré, qui est accusé d'avoir commandité l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, et qui avait, également, obtenu, en un temps record, la nationalité ivoirienne, par les bons soins du président ivoirien, Alassane Ouattara.

Assassiné en décembre 1998 par le pouvoir de Blaise Compaoré, aujourd'hui, exilé en Côte d'Ivoire, pays dont il a, d'ailleurs, pris la nationalité, le journaliste, Norbert Zongo, fondateur de l'hebdomadaire, L'Indépendant, s'est rappelé au bon souvenir des nouvelles autorités, qui viennent de baptiser l'Université de Koudougou, « Université Norbert Zongo », un acte politique fort qu'apprécieront les nombreux amis et partisans de cet illustre disparu.

Hier Burkinabé, né comme tel et travailleur comme tel jusqu'à son arrivée à Abidjan comme « premier ministre » de Félix Houphouët-Boigny avec pour tâche de redresser l'économie du pays, Alassane Ouattara est, aujourd'hui, à Ouagadougou, pour participer au Sommet Côte d'Ivoire/Burkina Faso, non pas comme président du Burkina Faso mais comme président de Côte d'Ivoire. Car entre temps, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, celle qui a permis de prendre la Côte d'Ivoire en otage. Notre propos n'est ni d'encourager, ni de féliciter, ni de condamner, cette métamorphose, mais seulement, de rappeler un fait historique que doivent connaître les Africains.

C'était plus simple que Pierre Nkurunziza demande aux Nations-Unies de ne point désigner un nouvel envoyé spécial au Burundi que de permettre cette nomination, et d'imposer, après, des diktats inacceptables à leur mandataire. Car à peine désigné, l'ancien président burkinabé de la transition, Michel Kafando, a été mis sous pression par Pierre Nkurunziza qui lui a signifié : ou tu es avec moi et on coopère ou tu es contre moi si jamais tu prends des contacts avec l'opposition qui réside hors du pays. Il y a de quoi rendre Kafando perplexe sauf à croire (comme Nkurunziza) que le problème burundais pourra être résolu sans l'apport de l'opposition extérieure.

La contre-expertise réalisée sur les restes présumés de l’ancien président burkinabè, Thomas Sankara, tué en 1987, lors d’un coup d’état, n’a permis d’observer "aucun profil génétique", a annoncé, lundi, 19 juin, l’un des avocats de la famille Sankara, Me Bénéwendé Sankara. Cela veut dire que le mystère sur la disparition du jeune révolutionnaire reste entier. Seul Blaise Compaoré et ses amis, sont, réellement, en mesure de dire aux Burkinabè ce qu'ils ont fait du corps de leur ancien camarade.

Le Burkina Faso renoue avec ses grandes batailles et les querelles qu'affectionnent le pouvoir et l'opposition. Hier, c'était tous contre Blaise Compaoré et son parti, le CDP. Aujourd'hui, c'est l'opposition incarnée par Zéphirin Diabré qui monte au créneau pour contester, à haute et intelligible voix, le bien fondé de l'action politique conduite par le président, Roch Marc Christian Kaboré, successeur de Blaise Compaoré. Ambiance, ambiance...

C'est une affaire qui tombe au plus mal pour le président, Roch Marc Christian Kaboré, de plus en plus critiqué pour son « immobilisme » par ses compatriotes. Accusé (à tort ?) de faire du Blaise Compaoré sans Blaise Compaoré, il est bien obligé de donner des gages de bonne volonté de changer le cours des choses. Cette affaire de détournement tombant au plus mauvais moment, il a, immédiatement, pris les devants pour exiger le remboursement des sommes disparues même si le ministre du Commerce, et au pire des cas, le premier ministre, auraient pu, légitimement, s'en occuper. L'affaire est, directement, gérée par Kosyam (palais présidentiel).

Le parlement panafricain a, réellement, besoin d'un second souffle. Depuis sa création, en 2001, il n'a aucun fait d'arme probant à son actif. Son président, le Camerounais, Roger Nkodo Dang, a, donc, raison de tenter de lui donner un sang neuf. Une initiative qui ne peut donner des fruits qu'en faisant appel à des chefs d'Etat, démocratiquement, élus, c'est-à-dire, porteurs d'espoir et d'aspiration populaire, comme le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré.

Blaise Compaoré a fui le Burkina Faso pour se réfugier en Côte d'Ivoire. Il n'est même plus Burkinabé, après avoir présidé aux destinées de ce pays pendant 27 ans. Il a pris la nationalité ivoirienne. On appréciera la grandeur de l'homme. Son dernier gouvernement, celui qui avait affronté la fronde avant la chute, lui, fait face aux juges, à Ouagadougou. Il s'agit de l'ex-premier ministre, Luc Adolphe Tiao, et 34 de ses ministres. Bien que cité comme les autres, Blaise Compaoré, lui, ne comparaît pas. Car il se la coule douce en Abidjan, sous la protection de celui dont il fut le mentor, Alassane Ouattara. Il s'agit d'un retour de l'ascenseur tout à fait inapproprié.

En deux années, seulement, le fameux Printemps de la coopération germano-togolaise, va changer de dénomination. Victime de son succès, il va, à la demande du président du Togo, Faure Gnassingbé, réunir, désormais, d'autres pays de la sous-région. Déjà, pour cette deuxième édition, on a compté la présence du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La nouvelle appellation (contrôlée) n'a pas, encore, été trouvée, mais du côté du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, on travaille, déjà, aux côtés des partenaires allemands, à la recherche d'une dénomination qui soit, aussi bien, parlante que possible.

Le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Salifou Diallo, 60 ans, a été élu, dimanche, 12 mars, à la tête du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré.

Le Burkina Faso, touché, récemment, par plusieurs attaques djihadistes, dans le Nord, de son territoire, a interdit la circulation nocturne de tout véhicule sur la bande frontalière avec le Mali, a annoncé le gouverneur de la zone, le colonel, Hyacinthe Yoda.

Environ, 200 films et des milliers de projections, souvent, en plein air ou dans des lieux insolites : le 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), la grande fête du 7e art africain, s'ouvre, samedi, 25 février, avec en toile de fond des inquiétudes sur la sécurité.

L'ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, et son dernier gouvernement seront jugés "probablement au mois de mars" pour leur implication présumée dans la répression de l'insurrection ayant provoqué la chute de Compaoré en octobre 2014, a affirmé mercredi, 15 février, le procureur de la Haute Cour de justice.

Un an après l'arrivée aux affaires de Roch Marc Christian Kaboré, la belle union qui avait eu raison des tenants de l'ordre ancien, a volé en morceaux : ce qui aurait pu être qualifié de majorité au pouvoir est, désormais, totalement, désuni. Mieux, il fait, parfois, rang ensemble avec le CDP, le parti de l'ancien chef de l'Etat, Blaise Compaoré, et ses alliés. Mais, ce qui est grave, c'est que les Anti-Roch ne se limitent pas à un simple débat d'idée. Les amis du président de la République redoutent qu'un coup d'état pour le déloger de Kosyam, soit en préparation.

Voilà un chef d'Etat, démocratiquement, élu par les électeurs du Burkina Faso, qui, est aux affaires, armé de meilleures intentions du monde. Il a composé un gouvernement de jeunes ministres, qui prennent leur marque, au fur et à mesure, dans un contexte sous-régional et international, particulièrement, difficile. Il a besoin de ne pas être déstabilisé, pour le bien de tous.

Le parquet militaire a requis, lundi, 16 janvier, cinq à vingt ans de prison ferme contre les 27 soldats membres de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ex-garde prétorienne du président déchu, Blaise Compaoré, accusés d'avoir voulu libérer leurs collègues emprisonnés après le putsch raté en septembre 2015.