Burkina Faso

Après avoir été investi, à 13h14, par le président du Conseil constitutionnel, dans ses fonctions de président du Burkina Faso, chef de l'Etat, président du conseil des ministres, RMC Kaboré a prononcé son tout premier discours.

Depuis ce matin, RMC Kaboré est le nouveau président de la République du Burkina Faso, après avoir prêté serment, devant le Conseil constitutionnel, au complet, et en présence de plusieurs chefs d'Etat.

Alors que c'est, demain, mardi, 29 décembre, que le président de transition, Michel Kafando, transmettra le pouvoir au président, démocratiquement, élu, RMC Kaboré, on continue d'enregistrer des arrestations du côté de l'ex-RSP.

Sur décision du président de la transition, Michel Kafando, l'Université de Ouagadougou sera, désormais, appelée, « Université de Ouaga 1 Professeur Joseph Ki-Zerbo ». Ce changement de nom a eu lieu ce matin.

Incontestablement, l'exil doré de Blaise Compaoré, à Abidjan, a pris fin avec le lancement d'un mandat d'arrêt international contre lui, par la justice burkinabé. Désormais, le « Beau Blaise » vit dans la tourmente, très peur de ce que demain serait fait.

Le président de transition, Michel Kafando, a reçu, son futur successeur, le président, démocratiquement, élu, Roch Marc Christian Kaboré, hier. La collaboration, entre les deux hommes, est au beau fixe. Le transfert du pouvoir aura lieu, mardi, 22 décembre, à Kosyam.

C'est la dernière trouvaille du président de transition, Michel Kafando, avant de céder, bientôt, son fauteuil, au président démocratiquement élu, Roch Marc Christian Kaboré : la mise sur pied d'une commission pour aboutir à la dépolitisation de l'armée.

La sortie du, désormais, général de division et non moins premier ministre du Burkina Faso, Isaac Zida, sur le caractère authentique de la conversation téléphonique entre Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, et le général, Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères du Faso, actuellement, en prison, fait couleur beaucoup d'encre.

Le premier ministre, Isaac Zida, vient de mettre les pieds dans le plat en annonçant que les conversations téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, sont authentiques.

Selon les résultats proclamés par la CENI, le CDP fait partie du trio de tête des formations politiques qui siégeront à la future Assemblée nationale.

Victoire sans bavure de Roch Marc Christian Kaboré, qui semble avoir beaucoup profité de l'absence d'un candidat du CDP. Sa victoire, certes, ne souffre d'aucune contestation car il était capable de battre n'importe qui. Place maintenant aux multiples problèmes à résoudre.

Le Burkina Faso connaît de grands bouleversements ces derniers temps. Alors que Roch Marc Christian Kaboré s'apprête à gagner la présidentielle du 29 novembre, dès le premier tour (les tendances seront données bientôt), le premier ministre, Isaac Zida, vient d'être promu, général de division à titre exceptionnel.

Après un silence de cimetière de plusieurs jours, le gouvernement déclare avoir demandé l'authentification de la conversation supposée entre le général, Djibrill Bassolé, et le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro. Il était temps de dire quelque chose.

La société civile burkinabé est aux anges. Elle a été primée pour avoir réussi sa révolution en chassant du pouvoir Blaise Compaoré, qui voulait y mourir, après y avoir passé 27 ans de sa vie.

A quelques jours des élections présidentielle et législatives du 29 novembre, le Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples, a rendu visite aux putschistes du 16 septembre, afin de s'enquérir de leur condition d'internement.

Mariam Sankara, la veuve de Thomas, arrivera, dimanche, 22 novembre, à Ouagadougou, pour participer à la dernière semaine de campagne du candidat, Bénéwendé Stanislas Sankara.

Si Guillaume Soro était Burkinabé, il serait en prison comme Djibrill Bassolé. La conversation entre les deux hommes donne une idée des complicités qui ont entouré le coup d'état du RSP, qui a failli faire capoter la transition.

Pas de référence à la religion et à l'ethnie, sinon, on reçoit les foudres des gardiens de l'orthodoxie électorale, à savoir, le Conseil national de transition, le Balai citoyen, et d'autres.

Le Balai Citoyen s'organise pour accompagner le vote et le dépouillement de façon à ce que tout se passe dans la plus grande transparence.

Le Burkina Faso commémore, le 31 octobre 2015, la chute du président, Blaise Compaoré, chassé par la rue, le 31 octobre 2014.