Burundi

Le président, Pierre Nkurunziza, est candidat à sa propre succession. Afriqueeducation.com a, souvent, écrit qu'il est un potentiel président à vie qui ne dit pas son nom, à l'instar de certains de ses homologues voisins. A ce titre, il compte se présenter en 2020, en 2025, en 2030, en 2035, en 2040, en 2045, en 2050, etc. jusqu'à ce que Dieu le Tout Puissant décide de lui donner un congé définitif. Voilà le programme de Nkurunziza, maintenant qu'il a vaincu la faible résistance de son opposition et celle de ce qui est communément appelé, « communauté internationale ».

Un an après la disparition du journaliste, Jean Bigirimana, on est en droit de se poser des questions et exiger des autorités qu'elles publient les résultats de l'enquête promise dès août 2016. Sinon, le pouvoir du président, Pierre Nkurunziza, aura à répondre, tôt ou tard, de cette disparition qui s'apparente à un assassinat pur et simple d'un confrère qui ne faisait que son travail de journaliste, et qui a été, barbarement, décapité par les services de renseignement du régime.

Pierre Nkurunziza affirme qu'il a pacifié le pays. Il est, au contraire, en train de le conduire vers l'abîme. Après avoir déclaré, la semaine dernière, au médiateur des Nations-Unies, Michel Kafando, que le pays était désormais sous contrôle, il a eu la réponse du berger à la bergère. Hier, sur la colline de Shinya, une grenade a explosé tuant, du coup, huit personnes et blessant de dizaines d'autres. Traduction : Nkurunziza doit savoir tenir sa langue et favoriser le dialogue entre le pouvoir et toute l'opposition.

"Epuration" ethnique de l'armée, opposants réduits au silence et modification de la Constitution pour faire sauter la limite des mandats présidentiels : le régime burundais s'enfonce dans la violence et transforme le pays en dictature, a averti, ce mardi, 04 juillet, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

Le régime de Pierre Nkurunziza, bien que hors la loi par la façon dont il s'est maintenu au pouvoir, a bravé toutes les réticences du Conseil de sécurité, de l'Union africaine et de l'Union européenne. Les réticences de tout le monde, et surtout, de ses voisins qui se bornent à le regarder faire. Il se maintient, par la seule force des armes, malgré sa mise au régime sec du fait de la suspension des coopérations (dont celle de l'Union européenne) qui le faisaient, décemment, vivre. Contraint à la « (sous)vivance », le pouvoir du président, Pierre Nkurunziza (qui se dit pasteur), a, aussi, récusé les précédents envoyés spéciaux que les Nations-Unies avaient mis à sa disposition, pour essayer de le sortir de cette mauvaise passe. Le dernier en date, l'ancien président de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, s'y essaie, à Bujumbura, depuis, mardi, 27 juin, sur un terrain, résolument, glissant.

Le régime du président, Pierre Nkurunziza, une fois de plus, est sur le ban des accusés. La Commission d'enquête de l'ONU sur le Burundi a dénoncé la persistance des violations des droits de l'homme dans ce pays, lors de la présentation de son rapport devant le Conseil des droits de l'homme, jeudi, 15 juin, à Genève.

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a mis en place, vendredi, 12 mai, une commission chargée de proposer dans un délai de six mois, une révision de la Constitution dont le but est d'inclure la fin de la limitation des mandats présidentiels. Autrement dit, la politique de « j'y suis j'y reste » fera de Nkurunziza un président à vie.

Le Burundi est plongé dans une grave crise émaillée de violences depuis l'annonce en avril 2015 de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé et son élection en juillet de la même année. Déjà, deux années pleines sans solution. On se demande pourquoi Nkurunziza luttait pour se maintenir au pouvoir, si c'est pour avoir un tel résultat.

Le gouvernement burundais a décidé de fermer 44 écoles fondamentales (ECOFO ; 7ème-9ème) privées pour avoir obtenu "moins de 20%" de résultats aux évaluations nationales de l'année scolaire 2015-2016. Après avoir réduit le budget du ministère de l'Education nationale de deux tiers par rapport à celui de l'année dernière, il s'agit d'une fuite en avant du pouvoir de Pierre Nkurunziza car sa décision ne résout aucun problème, pire, elle ne peut faire du mal qu'aux populations les plus démunies qui scolarisaient leurs enfants dans cet ordre d'enseignement.

La récente décision de Pierre Nkurunziza portant introduction d'un nouveau système d'octroi des bourses d'études et de stages dans l'enseignement supérieur au Burundi, ne passe pas du tout au sein de la communauté estudiantine. Celle-ci vient de lui lancer un ultimatum pour qu'il la retire au plus vite, sinon, elle paralyse l'université.

Un colonel de la police du Burundi a été retrouvé mort, lundi, 20 mars, à Bujumbura, selon le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye. Victime de la guéguerre que se mènent les pro et les anti-Nkurunziza, le colonel, Charles Ndihokubwayo était un proche du président de la République dont le pouvoir est, totalement, isolé sur le plan international.

Le ministère burundais de la Santé publique a annoncé que le pays faisait face à une épidémie de paludisme, quelque 1,8 million de cas et 700 décès ayant été enregistrés depuis le début de l'année. Voilà un autre front auquel le pouvoir de Pierre Nkurunziza doit faire, désormais, face, à côté de plusieurs autres dont l'opposition politique qui cherche à le faire tomber.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit "troublé", lundi, 13 mars, par des informations faisant état de torture et d'enlèvements au Burundi. Mais, bien qu'une telle accusation devienne une constante, le Conseil a ignoré les appels d'organisations de défense des droits humains à imposer des sanctions. Cela dit, Pierre Nkurunziza n'a, nullement, à se satisfaire de ce refus de le sanctionner. Il est (en plein) dans le collimateur du Conseil de sécurité.

Pour la première fois, depuis l'indépendance du pays en 1962, l'Université du Burundi va se doter d'une école doctorale pour permettre aux étudiants nationaux de ne plus s'expatrier, automatiquement, pour faire leurs thèses de doctorat.

Afriqueeducation.com avait écrit, l'année dernière, que Pierre Nkurunziza voulait un 4e mandat, puis, un 5e, voire, un 6e, pour, finalement, terminer président à vie. Nos craintes sont reprises, aujourd'hui, par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui s'inquiète des propos récents du président burundais, Pierre Nkurunziza, évoquant la possibilité de briguer un quatrième mandat, dans un rapport confidentiel.

Le médiateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa, a estimé, dimanche, 19 février, urgent de convoquer un Sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Est (EAC) qui l'ont mandaté, afin d'étudier les "obstacles au processus" de paix au Burundi.

Le gouvernement du Burundi va boycotter les discussions de sortie de crise qui doivent s'ouvrir, ce jeudi, 16 février, à Arusha (Tanzanie), selon un communiqué rendu public, hier, mercredi soir.

La FIDH et la Ligue ITEKA condamnent avec la plus grande fermeté l'attaque du camp militaire de Mukoni par des hommes armés non-identifiés le 24 janvier et les opérations de représailles des autorités au sein de l'armée contre les soldats tutsi des ex-Forces armées burundaises (FAB).

Un groupe d'experts des droits humains des Nations-Unies a condamné, aujourd'hui, la récente interdiction et la suspension provisoire d'un certain nombre d'organisations de la société civile au Burundi et a mis en garde contre «l'effet obstructif, restrictif et stigmatisant de la législation récente sur les ONG, dans un contexte de répression croissante des défenseurs des droits humains ».

Après l'Union européenne et les ONG locales mises sous surveillance, le petit despote de Bujumbura, Pierre Nkurunziza, s'attaque, maintenant, aux avocats, proches des organisations internationales des droits de l'homme. Il vient, ainsi, de frapper quatre avocats burundais proches de la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme). Il ne recule devant rien.