Congo-Brazzaville

On a connu Maître Docteur Dominique Kounkou comme une personnalité congolaise qui n'a pas sa langue dans la poche. Après un retrait volontaire de plusieurs années à observer la situation congolaise, il revient en force pour signifier au dictateur congolais de savoir quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne le quitte. Il lui conseille d'avoir en tête ce qu'il avait fait à Marien Ngouabi.

Denis Sassou-Nguesso ne pouvait-il pas rater l'occasion de s'inviter à l'investiture de George Weah, l'ancien footballeur avec qui il n'a jamais entretenu aucune relation ni de près ni de loin ? Il a, en effet, initié un rapprochement avec lui comme il l'avait, déjà, fait avec le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois, Patrice Talon, le Gambien, Adama Barrow, le Bissau-Guinéen, José Mario Vaz et quelques autres, tous, de l'Afrique de l'Ouest, son terrain de chasse politique. Seul manquerait, pour le moment, à son tableau, le Ghanéen, Nana Addo-Akufo, juste parce qu'il entretient de très bonnes relations avec certains membres de l'opposition congolaise, surtout, dans la diaspora.

Denis Sassou-Nguesso ne pouvait-il pas rater l'occasion de s'inviter à l'investiture de George Weah, l'ancien footballeur avec qui il n'a jamais entretenu aucune relation ni de près ni de loin ? Il a, en effet, initié un rapprochement avec lui comme il l'avait, déjà, fait avec le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois, Patrice Talon, le Gambien, Adama Barrow, le Bissau-Guinéen, José Mario Vaz et quelques autres, tous, de l'Afrique de l'Ouest, son terrain de chasse politique. Seul manquerait, pour le moment, à son tableau, le Ghanéen, Nana Addo-Akufo, juste parce qu'il entretient de très bonnes relations avec certains membres de l'opposition congolaise, surtout, dans la diaspora.

Le dictateur du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-N'Guesso, a, certainement, raté sa vocation. Il aurait dû faire carrière dans le théâtre (de masse). Car avec son débit lent d'ancien instituteur de campagne, il peut lui arriver de faire rire. C'est ce qui est arrivé, en fin de l'année dernière, quand il a juré qu'il allait lutter contre la corruption. Autrement dit, il dit vouloir s'attaquer aux bandits en col blanc qui ont ruiné l'économie congolaise et dont le plus grand nombre est composé de sa myriade de fils, filles, neveux, nièces, oncles et tantes. Tous des multi-milliardaires en CFA dont quelques-uns sont multi-millionnaires en euros. Si le dictateur 5 étoiles voulait amuser le Fonds monétaire international, (FMI), il n'y est pas parvenu car, là bas, on lui demande de jouer carte sur table, de ne plus mentir, de ne cacher aucune dette redevable par le Trésor Public, afin que la situation du Congo-Brazzaville, soit examinée selon les canons de la profession. On rappelle que la dette du Congo (ajoutée à celle qui avait volontairement été cachée au FMI) représente près de 200% du PIB.

Si les Congolais savaient que leur président qui s'est fait réélire en mars 2016, en proclamant les résultats à 2 heures du matin après avoir positionné plusieurs dizaines de chars dans les lieux stratégiques de Brazzaville, était un véritable peureux qui ne tient, encore, en place que parce que son pays manque, cruellement, d'une armée de « libération » nationale comme on le voit ailleurs, en Afrique, on n'en serait plus à disserter sur sa personne. Il ferait, déjà, partie de la mauvaise histoire récente du Congo. Mais hélas, le dictateur plie mais ne rompt pas (encore). Et preuve qu'il est mal en point au point de commencer à arrêter ses généraux à l'instar de Norbert Dabira pour haute trahison, il a, honteusement, signé un cessez-le feu avec son ennemi public numéro un : le pasteur Ntumi. Comment un simple homme de Dieu, bible dans la main, épaulé par quelques sans-grade aussi illuminés que leur mentor, est-il arrivé à humilier le chef suprême des armées congolaises, général 5 étoiles, Denis Sassou Nguesso, alors que son camp dispose des armes les plus sophistiquées livrées par la Corée du Nord et est conseillé par les experts du Mossad (services secrets israéliens) ? Sassou-Nguesso est un fruit plus que mûr qui ne demande qu'à être cueilli, en secouant un peu l'arbre. Il n'y aurait aucun dommage à craindre, son semblant d'armée n'en étant plus une, car, profondément, démotivée et divisée.

Le Sommet sur le Climat du 12 décembre, à Paris, a vécu. Après les ratés d'Abidjan où le président, Emmanuel Macron, avait snobé le dictateur 5 étoiles de Brazzaville, ce dernier s'était préparé pour se rattraper à Paris, en marge du Sommet du 12 pendant lequel il ne pouvait pas ne pas être invité en tant que porte-parole du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial, après l'Amazonie. Sassou n'a pas raisonné faux sauf qu'il a eu droit (comme la cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement invités) au même accueil protocolaire : poignée de main et accolade sur le tapis rouge et séance de photo main dans la main avec le président français. Depuis cet épisode, la délégation congolaise est aux anges alors qu'il n'y a pas lieu de pavoiser. Car malgré sa (très grande) insistance, le dictateur 5 étoiles n'a pas été (ne sera pas) reçu par le président, Emmanuel Macron, ni par le premier ministre, Edouard Philippe. Il a été reçu ce mercredi, 13 décembre, juste par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans le but d'examiner les contours du blocage de l'accord entre le Congo-Brazzaville et le FMI. La séance de travail avec Bruno Le Maire était, purement, technique. La dette publique congolaise avoisinerait les 200% du PIB quand on y intègre celle des créanciers privés.

Le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, a convié, samedi, 9 décembre, à Brazzaville, ses homologues de la RDC, Joseph Kabila, et de l'Angola, Joao Lourenço, pour un Sommet tripartite au contour très flou. Le communiqué final, lui-même, est resté évasif et ne renseigne pas vraiment sur les raisons véritables de cette concertation au sommet des trois chefs d'Etat. La raison de celle-ci est que Sassou cherche à se barricader. Après avoir rencontré de sérieuses difficultés pour entrer en contact avec le nouveau pouvoir à Paris alors que la situation financière et politique (même dans son propre camp), ne fait que se dégrader, il entreprend de serrer les rangs autour de lui dans l'espoir que l'union fera (sa) force si jamais il se retrouve en danger. Il s'agit donc d'un Sommet du « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Le jeune président français, Emmanuel Macron, a de la suite dans les idées. Après avoir déclaré, urbi et orbi, dans l'amphithéâtre de l'Université Ki-Zerbo de Ouagadougou offert par le Frère Guide Kadhafi, que son choix d'inaugurer sa tournée africaine par le Burkina Faso, avait un sens et était un message à l'endroit de l'Afrique et de sa jeunesse, il a agi pour joindre la parole à l'acte. Après l'échec de ses deux prédécesseurs (Hollande et Sarkozy) à tuer la Françafrique, Emmanuel Macron semble donner de sa personne pour réussir là où tout le monde lui prédit un échec. Il se donne, pour le moment, les moyens de réussir, en n'affichant pas les faiblesses d'un François Hollande qui ont fini par le rendre méconnaissable, à la fin de son mandat.

La mission du FMI est partie du Congo, le 4 octobre, après avoir évalué une dette publique (connue) de 110% du PIB. Reste un certain nombre de zones d'ombre dans le calcul de cette dette. Il s'agit de la dette contractée par l'Etat et la SNPC (Société nationale des pétroles du Congo) auprès de plusieurs créanciers privés (Glencore, Trafigura, Worldwide, Commisimpex, etc), mais aussi, de la dette intérieure (qui a plombé l'activité des entreprises) et celle auprès de la Chine qui reste un véritable mystère. Le FMI demande que tous les documents de ces différentes dettes soient mis sur la table pour qu'il apprécie le niveau réel de son engagement au Congo-Brazzaville. Depuis un mois que la Mission est partie de Brazzaville, plus rien. C'est comme si les deux parties ne voulaient pas donner raison à Afrique Education qui, dans son numéro 458 d'octobre, avait évalué le véritable niveau de la dette publique congolaise à près de 200% du PIB.

En attendant de trouver un accord avec le FMI (Fonds monétaire international), le Congo-Brazzaville vit des moments, particulièrement, difficiles. Preuve que le pays est, déjà, en faillite, le plus grand hôpital du pays, le CHU de Brazzaville, a fermé ses portes aux malades, faute d'argent pour son fonctionnement. Il en est de même de l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville dont les portes sont, également, fermées à cause de quatre mois d'arriérés de salaires. Le dictateur serait attendu à Paris. L'heure est grave : les troubles ne sont pas à écarter, à Brazzaville, si le gouvernement n'arrivait pas à payer les salaires de fin octobre.

Ce n'est pas pour aller vite en besogne ou pour justifier l'injustifiable. Mais, très souvent, en Afrique, juste parce qu'elle n'aime pas un régime, l'opposition accepte, parfois, de jouer le jeu de la déstabilisation extérieure pour arriver à ses fins, ignorant qu'elle ne peut jamais s'inscrire sur le même agenda politique que les déstabilisateurs extérieurs, qui ont d'autres motivations quand ils ciblent leur pays. Après le Printemps arabe, la leçon ne semble pas avoir été retenue par une certaine opposition togolaise, encore prête à s'accrocher à la queue du serpent pourvu qu'elle atteigne son objectif.

Est-ce le Saint-Esprit qui descendra du ciel pour déterminer la dette exacte du Congo à l'égard de ses créanciers ? Toujours est-il que la première mission du Fonds monétaire international (FMI) qui a pris fin, mercredi, 4 octobre, à Brazzaville, n'arrive, toujours pas, à savoir à combien s'élève, exactement, la dette publique congolaise. Le FMI a sorti un chiffre presque déjà connu de 110%. Reste que le FMI n'arrive, pas encore, à déterminer à combien s'élève la dette litigieuse (Glencor, Trafigura, Commissimpex, etc.) qui s'élèverait à plusieurs milliards aussi. Il en est, de même, de la dette chinoise qui reste très floue à évaluer, un flou entretenu volontairement par Pékin et Brazzaville, et qui embrasse des pratiques comme le troc. Il y a, enfin, la dette intérieure dont on ignore aussi le montant exact. Le total de cette dette (non encore) évaluée pourrait rapprocher la dette totale congolaise à près de 200% du PIB.

"On va créer des couloirs humanitaires pour que ces jeunes gens sortent avec leurs armes", a déclaré le président, en recevant ce mardi, 3 octobre, une délégation de sages et de religieux du Pool.

Le dictateur a rencontré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, le 19 septembre, à New York, en marge de la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies. Au regard de la grave situation de l'économie congolaise, elle aidera le Congo (c'est sa mission), mais ne pourra pas faire des miracles que lui demande son « ami » Sassou-Nguesso. Car elle-même doit rendre des comptes à sa hiérarchie. Pour que le programme de redressement (à venir) ait une chance de réussir, l'opposition demande à être associée, d'une manière ou d'une autre, dans le processus de son aboutissement. D'autre part, le FMI va conclure un programme avec le Congo. Mais de quel Congo s'agit-il ? Car il y a le Congo de Sassou-Nguesso qui a ruiné le pays et l'autre Congo constitué par l'opposition qui représente la grande majorité de la population. Sans dialogue et consensus entre ces deux Congo, ce sera un coup d'épée dans l'eau. C'est à ce niveau où Christine Lagarde est priée de ne pas faire du Strauss-Kahn, si elle ne veut pas que son nom soit traîné dans la boue par les opposants congolais demain et après-demain.

Il n'y a pas si longtemps, Sassou-Nguesso niait toute crise dans le département du Pool. Quand on lui faisait le reproche de s'occuper des lointaines crises en Libye et en Centrafrique alors que son propre pays était en train de brûler avec des réfugiés qui se comptaient en plusieurs dizaines de milliers, il bottait, simplement, en touche. Eh bien, ce même Sassou est en train d'encourager la tenue d'un dialogue (express) avec ceux qu'il qualifiait hier de simples « bandits ». Pourquoi ce virage à 180° ?

Pardon à Ghys Fortuné Bemba. De l'avoir vraiment oublié alors que le caractère tranchant de ses écrits manque au paysage politique congolais. Cela fait huit mois qu'il est embastillé dans les geôles du dictateur, Sassou-Nguesso, (qui se dit « homme de paix » « homme de dialogue », « homme de tolérance ») alors qu'il est, en réalité, le plus grand bourreau de son peuple que l'Afrique n'ait jamais connu. Un tortionnaire primaire. Un buveur de sang humain. Un intolérant de bas étage. Un potentat d'un autre âge. Voilà comment on peut qualifier Denis Sassou-Nguesso, qui n'affectionne que ce qu'il domine totalement. On ne peut pas faire équipe avec lui s'il n'a pas droit de vie et de mort sur vous. Comme il n'avait aucune emprise sur notre confrère, Ghys Fortuné Bemba, il l'a envoyé paître en prison. Pour réfléchir à son sort. Honte à lui !

Jean-Claude Gakosso a été confirmé au poste de ministre des Affaires étrangères du Congo-Brazzaville, lors du dernier remaniement, grâce au dossier libyen qu'il pilote, sans grand bonheur, depuis plusieurs mois. Pour permettre au président du Haut Comité de l'Union africaine sur la Libye, Denis Sassou-Nguesso, d'avoir une certaine continuité sur ce dossier que convoitent plusieurs pays voisins de la Libye, membres de la Ligue arabe et de l'OCI, le dictateur n'avait pas hésité à mettre un avion à la disposition de son chef de la diplomatie pour sillonner les grandes capitales arabes à ce sujet, ce qui lui a, d'ailleurs, permis de gonfler (un peu plus) les épaules (déjà bien larges). Mais comme de Gaulle avait coutume de dire : « La volonté seule ne suffit pas », sous-entendu, il faut avoir, aussi, la capacité. Tel ne semble, malheureusement, pas être le cas pour le Congo-Brazzaville, qui n'a pas l'étoffe suffisante pour s'occuper des affaires libyennes alors que les siennes propres (dans le Pool) dépassent son médiateur international de président.

Denis Sassou-Nguesso ne contrôle plus ses nerfs (d'Homme d'Etat). Depuis qu'il a lu l'article de www.afriqueeducation.com (du mercredi, 30 août, à 12h34) sur les initiatives de la diaspora congolaise à Paris et à Washington afin de sensibiliser le FMI dans sa négociation avec le pouvoir, il se sent très mal. Voilà pourquoi il a décidé d'embastiller les responsables de l'opposition, depuis ce matin, afin qu'ils n'aient aucun contact avec les membres de la délégation du FMI qui sont arrivés, à Brazzaville, dimanche, 3 septembre, soir, en provenance de Washington, afin de négocier un programme de redressement avec le pouvoir.

Christine Lagarde, la patronne (française) du Fonds monétaire international (FMI) est-elle en train de payer les erreurs (volontaires ?) de son prédécesseur à ce même poste, Dominique Strauss-Kahn, dans les relations entre le FMI et le Congo-Brazzaville ? Toujours est-il que pour exiger un véritable programme digne de ce nom et dénué de tout soupçon de favoritisme à l'endroit de Brazzaville, la diaspora congolaise est vent debout pour exiger des conditionnalités sans lesquelles ce futur programme ne serait pas viable. Pour se faire entendre, elle va entreprendre une série de manifestations, à Paris et à Washington, pour pousser à la signature d'un accord utile, non pas pour le (seul) clan présidentiel, mais pour (tout) le peuple congolais.

Général d'armée, le seul du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso a été, platement, battu, dans le département du Pool, lui et son armée, par des va-nu-pieds qu'il qualifie, lui-même, de « bandits ». Plus d'un an, après y avoir envoyé les soldats les plus aguerris de son armée, avec un armement des plus sophistiqués, il a, lamentablement, échoué dans la traque du pasteur Ntumi et a, au contraire, endeuillé les familles de soldats dont beaucoup sont morts pour cette cause injustifiable. Dans son discours du 14 août, soir, prononcé avant le 20 heures de Télé Congo, il s'est borné à demander à Ntumi de se rendre afin d'être jugé pour ses actes. Un lamentable aveu d'échec venant d'un général 5 étoiles alors que Ntumi n'a que sa bible dans la main et la prière (la parole) comme arme. Lassées par une telle incompétence sans nom, les femmes proches du dictateur montent, aujourd'hui, au créneau pour lui demander de mettre fin à cette situation horrible.