Conseil de sécurité

La Côte d'Ivoire est un grand pays qui était respecté sur le plan international. Sous son très grand président, Félix Houphouët-Boigny (le Sage de Yamoussoukro), elle avait été admise, comme membre non permanent du Conseil de sécurité en 1964-1965 et en 1990-1991. Deux ans plus tard, le Sage rendait l'âme. Son ancien ministre des Affaires étrangères de 1900 à 1999, l'ambassadeur, Amara Essy, était allé jusqu'à présider, pendant un an, la 49e session de l'Assemblée Générale des Nations-Unies de septembre 1994 à septembre 1995. La déstabilisation créée par l'actuel chef de l'Etat pour accéder au pouvoir par les armes, a fait perdre tous ses acquis à la Côte d'Ivoire, qui repart à zéro. En se faisant admettre, à nouveau, à la table des Grands, la Côte d'Ivoire retrouve sa place, sauf que le plan concocté, au départ, par Alassane Ouattara est, aujourd'hui, fortement, contrarié par la crise économique et financière, mais aussi, par les mutineries de ses «  enfants » de la rébellion.

Aux Nations-Unies, on considère (à tort ?) que les autorités centrafricaines fournissent des efforts frasques. C'est comme si le pays était, encore, sous la transition dont le rôle était de le mettre sur les rails, dans l'attente d'un pouvoir, démocratiquement, élu. Pourtant, les mois passent et se ressemblent. Hier, pendant la transition, comme, aujourd'hui, avec un gouvernement légal et authentique à la tête du pays. Que faut-il à l'équipe en place pour démarrer (réellement) la machine ?

Cent trente combattants nigériens du groupe islamiste Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, depuis décembre, dans la région de Diffa (Sud-Est du Niger), a annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

Après s'être enfermé dans un refus de (re)compter les voix, bureau de vote par bureau de vote, dans la province du Haut-Ogooué, Bongo Ondimba Ali (BOA) voit sa marge de manœuvre se rétrécir considérablement. Il ne se trouve personne, dans le monde, et encore, dans la sous-région de l'Afrique centrale, pour le soutenir dans son jusqu'au boutisme actuel. Il n'est pas certain que son régime soit encore aux commandes du pays d'ici le début de la semaine prochaine.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 14 juin, une résolution sur la Libye autorisant les Etats membres, pour une période de 12 mois, à faire inspecter les navires à destination ou en provenance de la Libye, s'ils ont des motifs raisonnables de penser que ces navires transportent des armes. C'est le premier pas vers l'intervention de l'Otan.

Le président français a revêtu sa plus belle tenue de commandant en chef de la lutte contre Daesh, qui doit rassembler le plus grand nombre de nations possibles. A défaut de réduire le chômage et les inégalités en France, voilà un terrain où son succès est garanti.

Instabilité généralisée, tueries à tous les étages, le « travail » (assassinats ciblés) est bien fait par les forces de Pierre Nkurunziza, accusé de plonger le pays dans la crise à cause d'un troisième mandat dont il n'avait pas droit.

Le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant le Centrafrique vient de reconduire l'embargo sur les armes.