Etats-Unis

Les puissances occidentales comme la France ou les Etats-Unis, qui s'appuient sur le Tchad pour lutter contre le djihadisme en Afrique, risquent "d’encourager l'instabilité politique et la violence" en soutenant le régime tchadien, estime un rapport d'un centre de recherches américain. En effet, le président, Idriss Déby Itno, piétine la démocratie et n'a aucune considération pour ses opposants. Après son passage en force, dès le premier tour, à la présidentielle de l'année dernière, après avoir pris le soin d'éliminer de la course le grand opposant, Ngarlejy Yorongar, Déby entreprend, actuellement, une réforme de la constitution qui fera de lui un président à vie. Toujours prêt à offrir les services de son armée en cas de besoin aux Français ou aux Américains, il croit, en retour, avoir le droit de vie et de mort sur son opposition, sa société civile et ses concitoyens. Il était temps de tirer la sonnette d'alarme pour que cette dictature à la tchadienne soit mise à la face du monde, surtout, de ses protecteurs de Paris et du Pentagone.

Ils sont intraitables, les Américains version Donald Trump. Alors que la Force G5 Sahel est une Force antiterroriste destinée à combattre le djihadisme sous toutes ses formes, comme le souhaite le président américain, elle peine, toujours, plusieurs mois après sa création, à trouver les moyens pour fonctionner. Les Français, au départ de la création de cette Force G5 Sahel, ont des idées, mais pas l'argent. Les Américains ont l'argent, pas les idées. Les Américains (qui ont leur propre conception de la répartition des responsabilités sur le plan international) refusent de payer à la place des Français dont le domaine d'intervention de la Force G5 Sahel, est, justement, considéré par Washington comme la zone d'influence de la France. Depuis, on tourne en rond. Cela dit, d'âpres négociations ont eu lieu, ces derniers jours, aux Nations-Unies, à New York, entre Français et Américains. Malgré sa fermeté, l'ambassadrice américaine, Nikki Haley, a quelque peu assoupli sa position. Mais de très peu. Autorisation va être donnée à la MINUSMA de prendre en charge le transport et l'alimentation de la Force G5 Sahel, ainsi que, certaines opérations de logistique quand il faudra, par exemple, implanter une unité anti-djihadiste, quelque part dans le désert malien. Il s'agit, donc, d'un soutien a minima.

C'est quand même invraisemblable que le président du Tchad, Idriss Déby Itno, que ses détracteurs ont surnommé « le sultan », pour justifier le fait que tout le pays et ses ressources lui appartiennent, se fasse corrompre pour la modique somme de 2 millions de dollars (1 milliard de F CFA). C'est une somme modeste. Il y a, donc, anguille sous roche dans cette affaire. Qui cherche à faire vaciller Idriss Déby Itno, depuis qu'il distille des vérités qui n'épargnent personne, pas même, ses grands amis français ? Ce temps où il suffisait qu'un média occidental diffuse une (fausse) nouvelle pour qu'elle soit relayée comme une vérité biblique en Afrique, est, désormais, révolu.
Les Occidentaux doivent cesser de salir, gratuitement, nos dirigeants. Le président tchadien n'est pas un ami du site quotidien afriqueeducation.com. Il a même interdit la vente du bimensuel Afrique Education au Tchad depuis 2008. Il n'a jamais levé cette interdiction. Nous ne demandons même pas qu'il la lève. Il est, donc, tout sauf l'ami de notre groupe de presse. Cela dit, on refuse de croire, comme disent, aujourd'hui, les Américains, qu'il s'est fait corrompre pour 2 (petits) millions de dollars. Nous répétons : Que l'Occident cesse d'insulter nos dirigeants et de les infantiliser (même si certains d'entre eux prêtent le flanc). Qu'il regarde un peu plus près ses propres dirigeants dont les noms se retrouvent en grand nombre dans les Panama Papers et autres dossiers de ce genre, qui montrent qu'ils sont les rois de la corruption (mondiale).

Quand Hillary Clinton s'est fait battre à la présidentielle de l'année dernière, on a compris que la démocratie en Afrique connaîtrait un frein pendant quatre ou huit ans, le temps que Donald Trump retourne dans ses affaires privées. C'est vrai que Barack Obama, pendant ses deux mandats à la Maison Blanche, était comme un chien qui aboyait (en faveur de l'instauration de la démocratie en Afrique) sans jamais mordre aucun dictateur, contrairement, à Hillary, qui sans avoir le pouvoir d'Obama, se montrait plus mordante, percutante, dans bien de dossiers. On se disait alors qu'une fois installée, avec les pleins pouvoirs, à la Maison Blanche, elle soutiendrait, réellement, les peuples africains désireux de faire partir leurs bourreaux. Mais, contre toute attente, le volubile Trump s'est installé, avec une toute autre vision : il préfère composer avec les dictateurs et autres hommes forts (sauf quand il s'agit des camarades Maduro et Kim Jung-un) parce qu'ils sont capables de maintenir la paix et la sécurité dans leur pays. Il préfère commercer avec les pays stables au lieu d'y envoyer des sacs de blé pour nourrir les réfugiés. Bref, avec lui, c'est Trade et non Politics. Sauf quand Washington a un cas (personnel) à résoudre comme celui de Robert Mugabe en ce moment. Il s'agit, ici, d'une affaire pathologique. Dans les dossiers africains, c'est la prudence totale. L'administration Trump préfère faire le minimum aux Nations-Unies et s'abstient de prendre aucune initiative, conforme à son rang de super-puissance mondiale. C'est cette diplomatie africaine à minima que le secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, insuffle en Afrique, continent dont s'occuperait beaucoup plus sa collègue, Nikki Haley, l'ambassadrice US aux Nations-Unies. En réunissant les chefs africains de la diplomatie, à Washington, que pouvait-il leur dire de bon ?

Soupçons d'ingérence russe aux Etats-Unis : l'ancien directeur de campagne de Donald Trump inculpé pour complot. En effet, Paul Manafort a dirigé la campagne de Donald Trump jusqu'en août 2016 avant d'être contraint de démissionner. Il serait, notamment, ciblé pour des activités non déclarées de lobbyiste et consultant. Donald Trump a-t-il des raisons de s'inquiéter ?

L'ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley, en visite en République démocratique du Congo (RDC), a appelé, vendredi, 27 octobre, à Kinshasa, à l'organisation des élections en 2018, alors que la Commission électorale table sur 2019 dans un pays en crise. Au regard du caractère retors de Joseph Kabila qui a, par le passé, fait plier Samantha Power et l'administration Obama, on se demande ce que la belle ambassadrice de Donald Trump (Nikki Halei) est partie faire dans cette galère ?

Partout, dans le monde, les Etats-Unis affichent leurs principes de démocratie et de liberté, valeurs dites universelles qu'ils entendent, parfois, imposer, par la force, à la terre entière. La défense de ces idéaux fait qu'ils sont présents sur les cinq continents, investissant des sommes considérables pour, disent-ils, assurer leur sécurité et leur bien-être. A croire que cette sécurité et ce bien-être ne s'obtiennent qu'en restreignant la même chose chez d'autres. Il y a quelques années, les chefs d'Etat africains arrivaient encore à résister à l'implantation d'une base américaine en Afrique. Plusieurs chefs d'Etat et non des moindres, exercèrent, par exemple, de fortes pressions sur la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, pour qu'elle n'accueille pas une base militaire US dans son pays. Mais, par la suite, il y a eu un relâchement accentué par la montée des groupes fondamentalistes musulmans qui constituent une menace non seulement pour les intérêts américains, mais aussi et surtout, africains. Du coup, on a vu les bases américaines pousser comme des champignons sur le continent. Cela dit, ces bases américaines (contrairement aux bases françaises qui soutiennent au premier chef des régimes politiques) sont-elles le meilleur moyen de combattre le djihadisme en Afrique ? Arrivent-elles à éradiquer le djihadisme où elles sont implantées ? Combattent-elles, militairement, les terroristes ? Ne sont-elles pas comparées au miel qui attire les abeilles en ce sens que leur implantation quelque part entraîne des attaques de toutes natures des djihadistes au nom de la guerre que les deux parties se mènent ?

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, n'a pas assisté à la 72e Assemblée Générale des Nations-Unies, à New York. Il a répondu absent au mini-Sommet du G5 Sahel au sein duquel il est le principal pilier africain dans la lutte contre le terrorisme et que devaient coprésider les présidents français, Emmanuel Macron et malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Cette mesure (inamicale) de Washington qui met le Tchad sur la liste des persona non grata aux Etats-Unis, est-elle liée à l'absence du président du Tchad à la 72e Assemblée Générale ? Il n'y a qu'un pas pour ne pas voir la relation de cause à effet.

C'est l'image que donne l'aide américaine dans le monde, que le nouveau chef de la Maison Blanche a décidé de, drastiquement, réduire. Elle est reconduite, ici et là, en fonction des critères pas toujours objectifs. C'est dans ce contexte que le quotidien américain, The Washington Post, propose à Donald Trump d'en prendre à l'Egypte pour en ajouter à la Tunisie, pays démocratique s'il en est, et, particulièrement, frappé par le djihadisme. Pourtant, l'Egypte qui est le principal pôle de stabilité dans cette partie du monde, en a, aussi, grand besoin. Alors question : Donald doit-il déshabiller Hillary pour habiller Melanie ?

C'est un article du quotidien, Washington Times, du 8 août, qui l'affirme : « Hillary Clinton veut être un chef spirituel », prétend son pasteur, le révérend Bill Shillady. Après avoir trempé avec le président français, Nicolas Sarkozy, dans l'assassinat du guide libyen, Mu'ammar al Kadhafi, c'est, plutôt, une bonne nouvelle sous forme de repentance, ce beau dimanche, 13 août 2017. Qui l'eût cru ?

Monnaie par excellence des échanges internationaux, le dollar commence à subir des assauts, qui visent à contester sa suprématie. Si la mise de l'euro sur le marché, au début des années 2000, a, finalement, été contenue au point où le dollar n'en a plus peur, le contournement de la devise américaine par la Chine et la Russie (qui ne l'utilisent plus systématiquement dans leurs échanges), rentre dans la stratégie globale des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui consiste à trouver une alternative crédible à la dictature du système financier occidental bâti autour des institutions (américaines) de Bretton Woods, à savoir, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Il n'y a qu'à écouter le tumultueux, Donald Trump, pour savoir que l'Afrique est à la marge de la stratégie diplomatique des nouveaux venus de l'administration américaine. Pourtant, le secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, a invité le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, à une séance de travail, à deux, à Washington. On a besoin de dire : bizarre bizarre... De quoi peut-il être question ?

Jusqu'à ce jour, les anciens chefs d'Etat bénéficiaient de privilèges diplomatiques pour leurs voyages privés en Grande Bretagne et aux Etats-Unis. Ce ne sera plus le cas. A cause de certain abus.

Personne ne sait si après avoir dit, plusieurs fois Non, le président des Etats-Unis, Donald Trump, va, finalement, marquer son accord afin que le Conseil de sécurité puisse financer le doublement des effectifs de la Force conjointe anti-djihadiste du G 5 du Sahel. Ce financement devrait, aussi, tenir compte des équipements et de la formation des soldats. Pour le moment, les Français qui appuient, le plus, le principe de cette force, rencontrent l'hostilité grandissante des Américains au sein du Conseil. Contrairement à l'époque de Barack Obama où il était aisé de discuter et de trouver des compromis, on se rend compte, aujourd'hui, qu'avec l'administration Trump, la collaboration est très difficile à établir et quand elle dit, Non, c'est Non.

Le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, a pris la bonne décision en rompant, avec effet immédiat, ses relations diplomatiques avec le Qatar. Il est conséquent avec lui-même car la Mauritanie vit, très mal, l'activité des djihadistes dans le Nord du pays et dans les pays voisins, notamment, le Mali et le Niger. Une fois ce pas franchi, on attend que les présidents Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire, Idriss Déby Itno du Tchad, Muhammadu Buhari du Nigeria, et tous les autres présidents africains dont la main est au-dessous de celle du Qatar qui leur donne quelques financements, rompent, à leur tour, les relations diplomatiques avec Doha. Au nom de la lutte contre le djihadisme que finance, largement, le Qatar et qui provoque tant de dégâts dans leurs pays.

Coincé, entre autres, par les revendications des anciens rebelles devenus, aujourd'hui, soldats-mutins et démobilisés, le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, cherche, activement, les fonds pour combler le gap financier provoqué par ses différentes promesses. Pour faire face à cette situation comme l'annonçait, la semaine dernière, afriqueeducation.com, le chef de l'Etat compte faire appel au ré-endettement massif que paieront les générations futures. Premier ministre chef du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly va parcourir quatre pays pour négocier le succès du futur eurobond sans lequel la Côte d'Ivoire tomberait, littéralement, en faillite.

"Donald Trump se dirige droit vers une procédure de destitution", annonce, sans ambage et avec fermeté, le politologue américain, Allan Lichtman. L'accumulation d'accusations d'obstruction à la justice, de collusion avec la Russie et de conflits d'intérêts à l'encontre du président américain, pourraient déclencher une procédure de destitution.

Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite, ni avec les conclusions qui en sont tirées. Voici pourquoi...

Les Etats-Unis ont envoyé une soixantaine de missiles, jeudi, 6 avril, soir, sur la base syrienne d'où a été menée une attaque chimique sur la population deux jours plus tôt, qui avait causé près de 80 morts. Des frappes effectuées sans l'aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Une entorse au droit international. Allié de Vladimir Poutine, jusqu'à hier, notamment, sur cette question syrienne, Donald Trump s'était montré, particulièrement, affecté par la mort d'une trentaine d'enfants (sur les 80 tués) au point de surprendre les Américains qui le considéraient comme un homme sans cœur. Cela dit, la précipitation de Trump pour frapper la Syrie pousse à poser quelques questions : fait-il cette opération qui le met en froid avec le président russe, pour relancer sa présidence qui bat sérieusement de l'aile sur le plan national ? S'agit-il d'une intervention à géométrie variable en ce sens qu'il ne réagirait pas de la même façon ailleurs dans le monde ? Commence-t-il à devenir le digne successeur de Georges W. Bush l'interventionniste suprême ?

Les doigts d'une main ne sont pas tous égaux. Pauvre Sassou ! Président du Comité de haut niveau de l'Union africaine pour la Libye, le dictateur congolais a été, royalement, snobé par le deuxième homme le plus puissant du monde : Donald Trump (le président russe Poutine est l'homme le plus puissant de la terre). Les sujets de discussion entre les deux hommes d'Etat sont nombreux : la paix au Proche-Orient, la consolidation de la bonne entente israélo-égyptienne, le retour de la stabilité en Libye après les aventures du duo Obama-Clinton, l'augmentation de façon substantielle de l'aide américaine après sa forte réduction par Obama après que Sissi eut mis Morsi en prison, et quelques autres sujets préoccupants comme la crise israélo-palestinienne... "Nous sommes clairement derrière le président Sissi (...) Nous sommes clairement derrière l'Egypte et le peuple égyptien", a déclaré le président américain en recevant son homologue égyptien, ce matin, à la Maison Blanche. Le ton des relations entre les deux pays est donné.