Firmin Ngrebada

La main du gouvernement est vraiment tendue et prête à récupérer tous les rebelles de bonne foi. Trois importants chefs rebelles du Centrafrique ont, ainsi, été nommés "conseillers spéciaux militaires" à la primature, selon un décret présidentiel rendu public lundi, 25 mars. La réconciliation semble souhaitée par d'autres dirigeants politiques de premier plan de l'opposition. Dans une interview à paraître, la semaine prochaine, dans le numéro 475 d'avril d'Afrique Education, l'ancien premier ministre et actuel président du MLPC, Martin Ziguélé, salue l'ouverture d'esprit du gouvernement et demande, aussi, aux rebelles de faire preuve de responsabilité.

Après la signature de l'accord de paix, à Khartoum, puis, à Bangui, début février dernier, le 8e accord de paix du genre, les acteurs à la crise centrafricaine sont, à nouveau, réunis, à Addis Abeba, pour tenter de sauver cet accord, déjà, remis en question à cause de la « non-inclusivité » du gouvernement formé par le premier ministre, Firmin Ngrebada, dont la tête est mise à prix par onze des quatorze mouvements rebelles signataires. A Bangui, on retient son souffle d'autant plus que le président, Faustin-Archange Touadéra, est invité par les belligérants à devenir, lui-même, leur nouvel et unique interlocuteur. Que compte faire l'Union africaine, facilitateur de cette nouvelle crise ?