Génocide

La situation au Congo-Brazzaville se dégrade dangereusement. Dans sa course contre la montre, Denis Sassou-Nguesso a programmé la tenue des élections législatives en juillet prochain. Une véritable blague quand on observe la tension qui gagne le pays. Et si les combats dans Brazzaville rendaient la tenue des élections impossible ? Cette information donnée par afriqueeducation.com, il y a quelques jours, est en train de se confirmer.

Le président du Rwanda, Paul Kagame, s'est rendu, aujourd'hui, 20 mars, au Vatican, pour rencontrer le Saint-Père, François. Une visite très cordiale (la première du genre pour le chef de l'Etat du Rwanda), qui semble-t-il, va sceller, à nouveau, une relation de réelle confiance entre les deux Etats.

L’église catholique du Rwanda a, une nouvelle fois, demandé pardon "pour tous les chrétiens" impliqués dans le génocide, en 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts, selon le président de la Commission épiscopale du pays.

Pierre Nkurunziza est en train d'être mis sur le ban de la communauté internationale. S'il ne sort plus du Burundi depuis sa réélection contestée, en juillet 2015, c'est parce qu'il se reproche les massacres que son régime a perpétrés sur les populations civiles, et que les Nations-Unies, n'hésitent plus à qualifier de « Génocide » et de « Crimes contre l'humanité ». Ces accusations constituent une première étape de l'envoi de son dossier à la Cour pénale internationale (CPI).

Le général, Paul Kagame, un ancien maquisard qui se respecte, vient de conduire, presqu'à son terme, le processus qui lui permet de devenir président à vie. Objectif : échapper à la justice internationale, alors qu'il est accusé de génocide.

La situation se corse au Burundi où c'est déjà le sauve qui peut. La magie du 3e mandat de Pierre Nkurunziza produit l'effet escompté. A l'envers. Le pays se vide de ses coopérateurs. On va faire comment ?