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Kadhafi

Depuis la révolution tunisienne, une dizaine de pays africains ont vu leurs dirigeants, pourtant, considérés comme indéboulonnables, quitter le pouvoir. Retour sur des changements de régime obtenus, le plus souvent, sous la pression de la rue.
En neuf ans, plusieurs autocrates d'Afrique ont cédé leur fauteuil présidentiel. Sur dix dirigeants, sept ont été renversés sous la pression populaire, deux ne se sont pas représentés, et un a été défait dans les urnes. Chronologie de la fin des régimes autoritaires depuis 2011.

Là où elle fait de bonnes affaires, la Chine ne se mêle, jamais, de politique. Elle ne fait qu'aligner des contrats. Sa stratégie est, radicalement, différente de celle des Occidentaux, grands donneurs de leçons d'éthique et de morale (qu'ils ne s'appliquent pas à eux-mêmes) devant l'éternel. Avec son trésor de guerre, l'empire du milieu ne se fait pas prier pour conquérir l'Afrique. Cette Afrique qui est de moins en moins la chasse gardée de l'Occident. Ce dernier tente, actuellement, de rattraper son retard en suscitant, parfois, des conflits (sans queue ni tête ici et là), juste pour qu'on continue de faire appel à lui. Chacun fait la politique de ses moyens.

Afrique Education (version papier et site quotidien) a, à plusieurs reprises, tiré la sonnette d'alarme sur la Libye. Si l'affaire de l'esclavage des Négro-Africains, dans ce pays, a ému la terre entière (situation que les Négro-Mauritaniens sous la présidence du distingué général, Mohamed Ould Abdel Aziz, vivent tous les jours que Dieu fait), la Libye, jadis terre de paix et de prospérité sous la direction du Frère Guide Kadhadi, est devenue, aujourd'hui, à cause de l'action néfaste de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, et de l'OTAN, un nid de djihadistes qui fuient la Syrie et l'Irak, qui à pied, qui en avion, qui en voiture, qui en chameau, etc. Hier, pays que voulait visiter tout dirigeant africain, la Libye représente, actuellement, un caillou dans la chaussure de l'Occident. Et ce n'est pas demain la veille que la stabilité reviendra dans ce pays que les Africains considéraient (avec raison) comme un modèle à suivre dans beaucoup de domaines.

L'assassinat du leader libyen, n'a, pas encore, livré tous ses secrets. Son ancien vieil ami, Tony Blair, vient de remettre deux conversations téléphoniques (suspectes) enregistrées, neuf mois avant son assassinat, alors qu'il tentait de fuir la Libye pour se rendre, au Niger voisin, par la route.

Notre confrère, Mediapart, va-t-il faire plier l'ancien chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, qui tordrait le cou à la vérité sur les 50 millions d'euros que l'ancien guide libyen lui aurait alloué pour sa campagne présidentielle en 2007 ?

Un livre révèle quelques secrets dans la façon dont la décision de bombarder l'ancien leader libyen, Mu'ammar al Kadhafi, avait été prise, à Paris.

Quatre ans après la mort de l'ancien dictateur libyen, Mu'ammar al Kadhafi, son héritage pèse encore sur le pays.