Khalifa Haftar

Un mois après le début de l'assaut du maréchal, Khalifa Haftar, sur Tripoli, l'impasse est totale : les positions militaires sont figées et tout dialogue semble impossible pour sortir de cet énième conflit en Libye devenue terrain de luttes d'influence entre grandes puissances. Alors que les Nations-Unies avaient planifié l'organisation d'une grande Conférence internationale sur la Libye, les 14 et 15 avril 2019, certaines puissances internationales dont les Etats-Unis et la France, se sont coalisées pour apporter leur soutien militaire au maréchal, Khalifa Haftar, qui ambitionnait de prendre, militairement, Tripoli pour se présenter à cette conférence en vainqueur de la guerre. Pour la première fois, les Etats-Unis et la Russie, se sont, même, retrouvés, ensemble, pour soutenir l'offensive du maréchal. Malheureusement, celle-ci a été bloquée par les forces coalisées autour du premier ministre, al-Sarraj.

Le succès de l'offensive du maréchal, Khalifa Haftar, en Libye --avec le soutien des Saoudiens, des Emiratis et des Egyptiens-- dépendra plus de sa capacité à retourner des milices locales que de la puissance de feu de ses troupes, estiment des analystes. En effet, il fait l'unanimité contre lui à Tripoli où les milices d'habitude rivales ont accepté de combattre ensemble pour le bouter hors des faubourg de Tripoli.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, actuellement, présent en Libye, s'est dit, jeudi, 4 avril, préoccupé par le "risque de confrontation", après des mouvements vers l'Ouest de troupes loyales à l'homme fort de l'Est libyen, Khalifa Haftar. A quelques jours de la Conférence sur la Libye sous l'égide des Nations-Unies (14-16 avril), Khalifa Haftar veut-il s'imposer comme le seul et unique interlocuteur incontournable ?

Le maréchal, Khalifa Haftar, est le très incontournable homme fort de la Libye qui réussit à reléguer au second plan, le premier ministre, al-Sarraj, que la communauté internationale a placé à la tête du gouvernement, à Tripoli. Alors que se tient une réunion présidée par les Nations-Unies, à Tunis, sur le processus de paix en Libye, le maréchal ne cache pas son scepticisme en déclarant que la paix en Libye ne sera pas le fruit d'un dialogue, mais, d'une victoire militaire sur les milices et forces armées négatives.

Le nouvel envoyé de l'ONU pour la Libye, le Libanais, Ghassan Salamé, a rencontré, vendredi, 28 juillet, le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, au siège de l'Organisation, à New York. La feuille de route qu'il compte appliquer, en Libye, a été exposée au secrétaire général de l'ONU.

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, le chef du gouvernement d'union (GNA), Fayez al-Sarraj, et l'homme fort le maréchal Khalifa Haftar, se sont rencontrés, mardi, 2 mai, à Abou Dhabi, selon l'agence loyale aux autorités de l'Est libyen. Les deux négocient l'avenir de la Libye.

Après la défaite du groupe extrémiste, Etat islamique (EI), dans son fief libyen de Syrte, les principales factions rivales de la Libye se livrent une lutte d'influence sans merci, faisant planer la menace d'un conflit généralisé.