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Menace de dépôt de bilan.

La South African Airways (SAA), la compagnie aérienne sud-africaine, traverse une très mauvaise passe au point qu'elle est menacée de disparition. Présidée ces dernières années par Dudu Myeni, une très très proche de l'ancien président, Jacob Zuma, la SAA était gérée comme l'Etat sud-africain, c'est-à-dire, à coups de malversations financières que dénonce, aujourd'hui, l'auditeur général, Kimi Makwetu. Si elle n'a pas mis la clé sous le paillasson, c'est parce qu'avec le soutien de l'ancien chef de l'Etat, elle recevait, régulièrement, des subsides du ministère des Finances, qui lui permettaient de maintenir la tête hors de l'eau. Aujourd'hui, sa remise en bon état de fonctionnement est une urgence absolue pour le nouveau président, Cyril Ramaphosa. Il y va de la réputation du pays car on ne comprendrait pas que l'Afrique du Sud, membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), pays émergent par excellence, ne compte pas une compagnie aérienne digne de ce nom pour faciliter les échanges.