Nations-Unies

Après la mort de George Floyd, le groupe des pays africains à l'ONU, demande l’établissement d’une commission d’enquête internationale indépendante sur le « racisme systémique » aux États-Unis.

Y en a marre d'être stigmatisé. Y en a marre de raser les murs. « Noir c'est noir », chantait Johnny Hallyday dans les années 60. En hommage à cette couleur ? Aujourd'hui, il ne fait pas bon d'être noir dans les anciens pays colonisateurs, européens, ou assimilés comme les Etats-Unis d'Amérique, qui doivent, en partie, leur grande richesse et leur suprématie mondiale au travail forcé des esclaves d'avant-hier, d'hier et d'aujourd'hui. Les Noirs (Africains-Américains, Africains-Européens ou Africains d'Afrique) à travers leur force de travail et leurs richesses du sol et du sous-sol qui ont été pillées et continuent de l'être, notamment, en Afrique, ont aidé à bâtir l'Europe et l'Amérique, ce que personne de bonne foi ne conteste.
Mais, en contrepartie, on récompense l'Afrique, la mère des continents, en la confinant dans un rôle d'éternelle dépendance, dans tous les domaines, et surtout, de pourvoyeur des matières premières qu'elle aurait pu transformer sur son sol. A cause de cette misère et cette pauvreté, volontairement et consciemment, entretenues, ces noirs qui se trouvent en Europe et aux Etats-Unis en quête d'un minimum de bien-être (qu'ils n'ont pas eux à cause du pillage de leurs ressources), font l'objet, partout, dans ces pays occidentaux, d'un racisme systémique. Trop c'est trop. Il faut que la condition des Noirs dans le monde change. Si elle ne change pas, le monde ne vivra pas en paix. Déjà, dans les pays anciens colonisateurs ou assimilés comme les Etats-Unis, il n'y aura plus de paix si rien dans la vie des Noirs ne change. Ce changement dans les pays du Nord entraînera de facto le changement d'état d'esprit dans les pays africains. Pour un nécessaire rééquilibrage des choses car c'en est fini de cette souffrance atroce. Un calvaire que n'aurait jamais pu supporter aucune autre communauté au monde, qu'elles soient blanche, jaune ou rouge.
Pour ne pas surprendre la communauté dite internationale (complice), les pays africains ont appelé, vendredi, 12 juin, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à organiser un débat urgent sur le racisme et les violences policières, dans le contexte de la mobilisation mondiale après la mort de George Floyd aux Etats-Unis. Le problème va être, officiellement, posé, encore que personne ne l'ignore. Mais, ce n'est qu'un début car le résultat s'obtiendra par la lutte, dans le rapport des forces, de toutes les forces. Tous les Noirs doivent être au rendez-vous.

La justice française s'est prononcée, mercredi, 3 juin, en faveur du transfert de Félicien Kabuga devant un tribunal de l'ONU. L'homme d'affaires, considéré comme le "financier" du génocide au Rwanda, avait été arrêté près de Paris le 16 mai.

Les restes d'Augustin Bizimana, considéré comme l'un des principaux commanditaires toujours en fuite du génocide au Rwanda en 1994, ont été identifiés dans un cimetière au Congo-Brazzaville, a annoncé, vendredi, 22 mai, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux. Si la mort de ce génocidaire remonte à il y a une vingtaine d'années, reste posée la responsabilité de Denis Sassou-Nguesso, qui était, déjà, en fonction, depuis octobre 1997, et qui maîtrisait les va et vient des réfugiés encombrants que son régime accueillait parfois à des fins de déstabilisation et de basses besognes.

Le rapporteur des Nations-Unies sur la justice transitionnelle a appelé les Etats à ne pas octroyer de grâce, d’amnistie ou d’avantages dans l’exécution des peines des personnes condamnées pour crimes contre l’humanité ou crimes de guerre. Le Sénégal est-il visé suite à la permission de sortie donnée à Hissein Habré, l'ancien dictateur tchadien ?

Chaque année, l’Onu publie le classement des pays les plus heureux. Pour la troisième année consécutive, la Finlande arrive en tête. Les pays africains se distinguent beaucoup plus par la souffrance que par le bonheur et le bien-être.

Cela a été très facile de détruire la Libye en 2011 et d'assassiner son dirigeant, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, parce qu'on voulait, nous dit-on, y installer la démocratie (occidentale). Aujourd'hui, les assassins du colonel et destructeurs de cet Etat jadis très riche et très prospère, peinent à le remettre sur les rails. Comme quoi, si la CPI (Cour pénale internationale) faisait un travail impartial et digne d'intérêt, elle aurait beaucoup à faire dans ce dossier. Côté occidental bien sûr !

Les participants au Sommet de Berlin se sont prononcés, dimanche, 19 janvier, en faveur d'un renforcement de l'embargo sur les armes imposé à la Libye dans l'espoir de parvenir à un cessez-le-feu durable. Mais, les belligérants, Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar, ne sont pas parvenus "pour l'instant" à entamer un "dialogue sérieux", selon le ministre russe des Affaires étrangères. Pire, alors qu'ils étaient tous les deux dans le même espace, ils ne se sont même pas serrés la main encore moins embrassés.

Les deux pays rivaux sont candidats pour un poste de membre non permanent pour la période 2021-2022. Personne ne veut se désister en faveur de l'autre et chacun fait le tout pour le tout pour parvenir à ses fins.

L'opposition congolaise se plaint, depuis plusieurs années, que les Nations-Unies préfèrent envoyer, comme leur représentant en Afrique centrale, des anciens ministres (au chômage) originaires de l'Afrique de l'Ouest assez perméables à la corruption. Des exemples ne manquent pas : l'ancien ministre sénégalais, Abdoulaye Bathily, était à l'oeuvre en Afrique centrale quand le président du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a modifié sa constitution, en octobre 2015, pour s'octroyer une présidence à vie, au lieu de prendre sa retraite politique. Sans qu'il ne tire la sonnette d'alarme, Abdoulaye Bathily est, fortement, accusé par l'opposition d'avoir facilité la démarche de Sassou et ignoré sa désapprobation. L'opposition congolaise avait, fortement, dénoncé cette attitude, ce qui a d'ailleurs fait monter la suspicion quand son mandat terminé, Abdoulaye Bathily a été remplacé par un autre ressortissant de l'Afrique de l'Ouest, à savoir, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Guinée, François Lonsény Fall. Inutile de dire que l'opposition congolaise qu'il rencontre dans le cadre du futur dialogue politique que compte organiser Denis Sassou-Nguesso, ne lui fait absolument pas confiance. Mais, comme s'il suivait un agenda caché, le représentant des Nations-Unies n'en a cure. A le voir fonctionner, c'est comme si l'opposition n'existait pas.

Le Kenya et les Nations-Unies (ONU) accueilleront une conférence régionale de deux jours sur la lutte contre le terrorisme au Bureau des Nations-Unies, à Nairobi, les 10 et 11 juillet, afin de chercher des moyens d'éradiquer cette menace dans la région.

Le président chinois, Xi Jinping, a présenté, vendredi, 28 juin, à Osaka, en marge du Sommet du G20, une proposition en trois points sur la construction d'une communauté de destin plus étroite entre la Chine et les pays africains. Simple littérature, bavardage inutile ou juste des chinoiseries dont l'Afrique peut se passer ?

La Somalie fait face à un risque important de famine en raison de l'une des pires sécheresses vécues depuis des décennies, a averti, mercredi, 5 juin, le secrétaire général-adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock. Cela dit, il faudra, nécessairement, que les grands donateurs de l'aide humanitaire (Nations-Unies, Union européenne, Etats-Unis, etc.) deviennent plus regardants sur le caractère « Business » de certaines ONG dont la priorité est d'abord de se sucrer sur le dos des nécessiteux à secourir.

Alors que l'eau va se raréfier, la demande pour cette ressource vitale va exploser : comment gérer cette contradiction ? Devant ce défi majeur, l'ONU fait le bilan des laissés pour compte.

Parmi les principaux pays d'accueil des migrants, très peu devraient être représentés au niveau le plus élevé, à Marrakech, au Maroc. Si la chancelière allemande, Angela Merkel, par exemple, est annoncée, le Français, Emmanuel Macron, sérieusement, embourbé dans des problèmes internes de mal-gouvernance, n'y sera pas, alors qu'il y était aussi annoncé. Toute la semaine dernière, une vidéo a circulé dans les réseaux sociaux en France pour dénoncer la volonté d'Emmanuel Macron (une volonté qu'on lui prêtait) de signer un pacte onusien qui consacrerait l'ouverture des frontières à l'immigration internationale. C'était une Fake News qui a finalement été dénoncée par les autorités françaises, après l'avoir laissé circuler pendant plusieurs jours.

Mine de rien, que le temps passe vite. Au pouvoir depuis mars 2016, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, organisera une élection présidentielle, au premier trimestre de 2021 à laquelle il sera, naturellement, candidat. Mais, le pays tournant, toujours, au ralenti à cause d'une rébellion qui est plus active que jamais, malgré les discours, le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a préféré prendre les devants en anticipant une implication plus forte de son organisation lors de ces importantes et futures échéances électorales.

A la 73e session ordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, le Togo a mis l'accent sur la réforme des Nations-Unies, véritable serpent des mers que cette institution n'arrive guère à finaliser depuis de très longues années. Remplaçant le chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, empêché, à la tribune de cette 73e session, le ministre togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, paraphrasant Descartes pour qui l'évidence est ce qui ne trompe pas, a expliqué que ladite réforme est « moins un souhait qu'une nécessité logique ». En d'autres termes, « Le monde a évolué, de nouveaux problèmes et nouveaux acteurs ont émergé, la planète est aujourd'hui en souffrance, l'extrémisme violent et le terrorisme menacent le monde, de nouvelles formes de responsabilité sont apparues ». Voilà pourquoi, a-t-il soutenu, "les Nations-Unies doivent se mettre à jour dans leur organisation et dans leur fonctionnement, si elles veulent, efficacement, jouer leur rôle d'institution de service à la communauté humaine". Paraphrasant l'épistémologue, Thomas Kuhn, le professeur, Robert Dussey, a affirmé que l'heure est au changement de paradigme.

La position du roi Mohammed VI était attendue même si on la pressentait. Il vient de confirmer la marocanité du royaume sur le Sahara occidental. Pour lui, seule une autonomie peut être donnée à cette partie de son territoire. Rien de plus. En réalité, rien de nouveau sous le soleil des dunes de l'Atlas. Aucune des parties ne veut faire de concession. Pire, le retour du Maroc au sein de la grande famille de l'Union africaine (UA), a remis au premier plan les rivalités entre d'un côté, le Maroc et tous les pays africains (et ils sont nombreux) qui le soutiennent, et de l'autre, le Sahara occidental, fortement, appuyé par les poids lourds de l'organisation dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria, et l'Angola. Du coup, les clivages sont de retour dans l'UA et la nomination d'un nouvel envoyé spécial des Nations-Unies en la personne de l'ancien président allemand, Horst Koehler, donne l'occasion, à chaque partie, de réaffirmer ses positions.

La guerre religieuse affecterait les Centrafricains en ce sens que le conflit entre les Séléka et les Antibalakas serait un conflit confessionnel. Cette théorie a été (faussement) soutenue par l'ancien président français, François Hollande, qui, contre toute attente, avait pesé de tout son poids politique de président français dans un pré-carré africain, pour débarquer, Michel Djotodia de la présidence de la République, alors que ce dernier ne demandait qu'à être aidé pour organiser une élection présidentielle à laquelle il n'aurait pas pris part, et quitter le pouvoir. François Hollande, au nom des considérations chrétiennes, semble-t-il, a fait partir ce président musulman. Une chrétienne bon teint, Catherine Samba Panza, a remplacé le musulman, Michel Djotodia, au pied levé, avec un premier ministre musulman, Mahamat Kamoun. Excellent tandem mais le mal était, déjà, fait. Le conflit religieux récemment créé de toutes pièces commençait à faire ses effets. Lors de son interview radio-télévisée, à N'Djamena, avec les médias français, il y a quelques mois, le président tchadien, Idriss Déby Itno, leur a envoyé cette triste vérité, en pleine figure, créant, par la même occasion, un gros émoi au sein de l'assistance qui participait à cet enregistrement. Les trois journalistes français, eux, étaient très étonnés d'écouter cette vérité (coranique) qui sortait de la bouche (très autorisée) d'Idriss Déby Itno. Aujourd'hui, François Hollande jouit d'une retraite paisible aux côtés de sa nouvelle fiancée, l'artiste, Julie Gayet, mais, en Centrafrique où il a concouru à accroître le désordre, le séjour du patron des Nations-Unies, Antonio Guterres, montre qu'on est (très) loin d'être sorti de la crise ...religieuse (version Hollande).

Les détracteurs de Séléka n'hésiteront pas à railler ses propos, en affirmant que c'est l'hôpital qui se moque de la charité quand Séléka condamne, comme il vient de faire, les escadrons de la mort et demande une enquête internationale en Centrafrique. Séléka tient ces propos au moment où le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, effectue une visite de 4 jours dans le pays afin de résorber le problème de l'insécurité qui paralyse l'action gouvernementale. Mais, Séléka va plus loin : il demande le départ de ses militants et partisans du gouvernement du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji. Traduction, Séléka demande un repositionnement des cartes et du jeu politique national.