Nations-Unies

"Epuration" ethnique de l'armée, opposants réduits au silence et modification de la Constitution pour faire sauter la limite des mandats présidentiels : le régime burundais s'enfonce dans la violence et transforme le pays en dictature, a averti, ce mardi, 04 juillet, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

C'était plus simple que Pierre Nkurunziza demande aux Nations-Unies de ne point désigner un nouvel envoyé spécial au Burundi que de permettre cette nomination, et d'imposer, après, des diktats inacceptables à leur mandataire. Car à peine désigné, l'ancien président burkinabé de la transition, Michel Kafando, a été mis sous pression par Pierre Nkurunziza qui lui a signifié : ou tu es avec moi et on coopère ou tu es contre moi si jamais tu prends des contacts avec l'opposition qui réside hors du pays. Il y a de quoi rendre Kafando perplexe sauf à croire (comme Nkurunziza) que le problème burundais pourra être résolu sans l'apport de l'opposition extérieure.

Le « sauveur » (François Hollande) du Mali et du Centrafrique s'est, réfugié dans le silence. Totalement défait par les propos de son ancien chouchou, le président tchadien, Idriss Déby Itno, qui l'accuse d'avoir provoqué la guerre religieuse entre chrétiens et musulmans en Centrafrique, en armant la milice anti-balaka, accusation du reste passible de CPI (Cour pénale internationale), François Hollande, par son silence actuel, indique à l'Afrique que : « Qui ne dit mot consent ».

Personne ne sait si après avoir dit, plusieurs fois Non, le président des Etats-Unis, Donald Trump, va, finalement, marquer son accord afin que le Conseil de sécurité puisse financer le doublement des effectifs de la Force conjointe anti-djihadiste du G 5 du Sahel. Ce financement devrait, aussi, tenir compte des équipements et de la formation des soldats. Pour le moment, les Français qui appuient, le plus, le principe de cette force, rencontrent l'hostilité grandissante des Américains au sein du Conseil. Contrairement à l'époque de Barack Obama où il était aisé de discuter et de trouver des compromis, on se rend compte, aujourd'hui, qu'avec l'administration Trump, la collaboration est très difficile à établir et quand elle dit, Non, c'est Non.

Pour une fois que le doyen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, demande à oeuvrer en faveur de la paix dans le monde au sein des instances mêmes des Nations-Unies, organisation dont la Guinée équatoriale est membre à part entière et où elle a toujours rempli efficacement un rôle constructif pour assurer l'entente entre les peuples, il ne devrait, réellement, pas avoir de contre-feux. La Guinée équatoriale voudrait devenir membre non permanent du Conseil de sécurité lors des élections de juin prochain. Pour y parvenir, avec le maximum de facilités, le président de la République est en train de battre le rappel de ses amis et soutiens pour cette noble cause.

Aux Nations-Unies, on considère (à tort ?) que les autorités centrafricaines fournissent des efforts frasques. C'est comme si le pays était, encore, sous la transition dont le rôle était de le mettre sur les rails, dans l'attente d'un pouvoir, démocratiquement, élu. Pourtant, les mois passent et se ressemblent. Hier, pendant la transition, comme, aujourd'hui, avec un gouvernement légal et authentique à la tête du pays. Que faut-il à l'équipe en place pour démarrer (réellement) la machine ?

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit "troublé", lundi, 13 mars, par des informations faisant état de torture et d'enlèvements au Burundi. Mais, bien qu'une telle accusation devienne une constante, le Conseil a ignoré les appels d'organisations de défense des droits humains à imposer des sanctions. Cela dit, Pierre Nkurunziza n'a, nullement, à se satisfaire de ce refus de le sanctionner. Il est (en plein) dans le collimateur du Conseil de sécurité.

Le professeur, Robert DUSSEY, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, a été reçu, en audience, à New York, le 1er mars 2017, par Antonio GUTERRES, secrétaire général des Nations-Unies.

Les mots ne pourraient pas bien qualifier la déception du nouveau secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, après l'affront que vient de lui faire subir Donald Trump, en mettant le veto des Etats-Unis à la nomination du Palestinien, Salam Fayyad, comme envoyé spécial des Nations-Unies en Libye.

Pourquoi tous les dossiers traités actuellement, à la CPI (Cour pénale internationale), concernent les ressortissants africains ? Alors que cette institution aurait aussi beaucoup à faire au Moyen-Orient, dans les anciens pays de l'Est, en Asie et dans beaucoup de pays occidentaux où on pense diriger le monde en fonction de leurs seuls intérêts.

Un groupe d'experts des droits humains des Nations-Unies a condamné, aujourd'hui, la récente interdiction et la suspension provisoire d'un certain nombre d'organisations de la société civile au Burundi et a mis en garde contre «l'effet obstructif, restrictif et stigmatisant de la législation récente sur les ONG, dans un contexte de répression croissante des défenseurs des droits humains ».

Le régime de Pierre Nkurunziza s'est mis à la marge de la communauté internationale. Ses dernières initiatives ne sont pas de nature à calmer les inquiétudes. Si les dirigeants, grâce aux privilèges de toutes sortes, arrivent à tirer leur épingle du jeu, ce n'est pas le cas du reste de la population, qui souffre, énormément, à l'intérieur du pays, comme en exil.

Un accord à l'amiable ou une gestion commune (?) entre pays frères du Gabon et de la Guinée équatoriale des richesses pétrolières, gazières et autres, contenues sur l'Ile de Mbanié est, désormais, acquis. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a, en effet, présidé, mardi, 15 novembre, à Marrakech, au Maroc, une cérémonie de signature d'un accord entre les deux pays, allant dans ce sens. Les deux parties vont,maintenant, se retrouver devant la CIJ (Cour internationale de Justice) de La Haye.

Après avoir testé la communauté internationale, pendant plus d'un an, et vu qu'elle est comparable à un chien qui aboie mais ne mord pas, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, passe à la vitesse supérieure. Après avoir formalisé le retrait du Burundi de la CPI (sans dommage), et menacé de retirer ses 5.000 soldats de Somalie si l'Union européenne persiste dans sa décision de vouloir les payer directement, sans passer par le Trésor public du Burundi, le petit despote de Bujumbura vient d'informer Ban Ki-moon que son représentant au Burundi est persona non grata dans le pays. Une forme de chantage qui ne dit pas son nom.

Après la COP 21, en décembre dernier, à Paris, la COP 22 a pris le relais, ce lundi, 7 novembre, à Marrakech, au Maroc. Objectif : faire appliquer l'Accord de Paris, et faire prendre en compte, la requête des Africains de financer la contrepartie de leur manque à gagner dans cet Accord et les efforts qui leur sont demandés, parfois, au détriment de leurs possibilités de développement.

Le Groupe de travail des Nations-Unies sur les mercenaires a appelé, mercredi, 19 octobre, le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à contrer, de toute urgence, la menace des mercenaires et des combattants étrangers, qui ont rejoint des groupes armés locaux afin d'éviter une nouvelle escalade de la violence dans le pays.

Un groupe d'experts des droits de l'homme des Nations-Unies a exprimé, ce mercredi, 19 octobre, sa grave préoccupation par le fait que des militants mauritaniens emprisonnés en raison de leur rôle présumé dans une manifestation contre les expulsions forcées, à Nouakchott, sont ciblés par le gouvernement pour leur plaidoyer anti-esclavagiste.

Le Sahara occidental, l'un des derniers bastions du colonialisme en Afrique, a été au cœur des débats de la Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, le 7 octobre, à New York, à l'Assemblée Générale des Nations-Unies. Ile comorienne de l'Océan indien, Mayotte fait, aussi, l'objet d'une demande de décolonisation par la France. Cette question fait partie des priorités du nouveau président comorien, Azali Assoumani.

C'est comme si, pour guérir la fièvre qui l'accable, le malade décidait de casser le thermomètre. La fièvre ne va pas disparaître pour autant. Le petit despote de Bujumbura sait qu'il lui sera, impossible, d'échapper aux fourches caudines de la Cour pénale internationale (CPI), après avoir, délibérément, organisé, les massacres des populations civiles burundaises dont il a la charge et dont plus de 350.000 ont préféré fuir le pays. Pour espérer échapper à la sanction, Pierre Nkurunziza organise la sortie du Burundi de la CPI. Mais, c'est trop tard.

Le Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies a adopté, vendredi, 30 septembre, une résolution dans laquelle il décide d'établir, pour une période d'un an, une commission chargée de mener une enquête approfondie sur les violations des droits de l'homme commises au Burundi depuis 2015. C'est une première qui énerve au plus haut point Pierre Nkurunziza et son gouvernement.