Niger

Victime de graves violations des droits de l’Homme, l'ancien premier ministre du Niger et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Hama Amadou, a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), pour se faire justice, l'état de droit n'existant pas (encore) au Niger, malgré les dires de Ingénieur, Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat. La justice se fait à la tête du client. Et Hama ne possédant pas une tête qui plaît, est victime d'un règlement de compte qui ne dit pas son nom.

Personne n'a perdu la face. L'honneur de chacun est sauf. En flèche dans la négociation, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a vite pris les choses en main, en rencontrant, personnellement, la direction de l'Union des scolaires nigériens (USN), ce qui a permis d'aboutir à une solution assez rapidement.

Le président du Niger est de confession musulmane. S'il était chrétien, on aurait pu, peut-être, penser qu'en rencontrant les leaders estudiantins, samedi, 15 avril, il a été influencé par la résurrection de Jésus-Christ en cette période de Pâques. Non, Mahamadou Issoufou est un homme politique qui a, tout simplement, le bon sens des choses. Il connaît la valeur des symboles politiques. Et au Niger, l'USN (Union des scolaires nigériens), n'est pas rien.

Des centaines de migrants le long des routes de migration en Afrique du Nord sont achetés et vendus sur des 'marchés d'esclaves' en Libye, ont déclaré des survivants à l'agence des Nations-Unies sur les migrations. Une révélation qui se passe de tout commentaire.

Le gouvernement nigérien a décidé, lundi, 10 avril, de la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" du campus de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, après de violentes manifestations des étudiants dans les rues de la capitale. L'Union des scolaires nigériens (USN) qui est, en grande partie, à l'origine de la tenue de la Conférence nationale souveraine au Niger et de l'instauration de la transition, puis, de la démocratie, pour avoir payé un lourd tribut, notamment, lors des événements du Pont Kennedy, est, encore, en première ligne. Près de trente ans après la confrontation avec les forces de défense et de sécurité, l'USN est, à nouveau, au front. Preuve que la situation de ses membres n'a pas, réellement, changé.

En deux années, seulement, le fameux Printemps de la coopération germano-togolaise, va changer de dénomination. Victime de son succès, il va, à la demande du président du Togo, Faure Gnassingbé, réunir, désormais, d'autres pays de la sous-région. Déjà, pour cette deuxième édition, on a compté la présence du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La nouvelle appellation (contrôlée) n'a pas, encore, été trouvée, mais du côté du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, on travaille, déjà, aux côtés des partenaires allemands, à la recherche d'une dénomination qui soit, aussi bien, parlante que possible.

Hama Amadou est plus que jamais le mal aimé de la République du Niger. Principal opposant au président, Mahamadou Issoufou, sorti deuxième de la présidentielle de 2016 (de la façon qu'on sait), il a été condamné, lundi, 13 mars, par la Cour d'appel de Niamey à un an de prison ferme pour son implication (supposée) dans un trafic international de bébés. L'ancien premier ministre paie sa popularité, lui, qui empêche de dormir et de tourner en rond, Mahamadou Issoufou dont la spécialité, est d'instrumentaliser la justice nigérienne, une méthode contestable qui, pourrait, tôt ou tard, se retourner contre lui.

Cent trente combattants nigériens du groupe islamiste Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, depuis décembre, dans la région de Diffa (Sud-Est du Niger), a annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

La France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (Ouest) près du Mali.

La saignée des combattants d'Abubakar Shekau continue. Très gonflé pour reconnaître que son mouvement est en totale perte de vitesse, il continue de bomber le torse. Après avoir été chassé de sa base de Sambisa par l'armée du Nigeria, il y a deux semaines, Boko Haram a vu ses combattants s'éparpiller dans la nature. Parfois pieds nus. On les trouve errant ici et là leur unité de commandement ayant éclaté. Face à cette débandade, beaucoup d'entre eux eux préfèrent se rendre. C'est le moindre mal. C'est le cas de la vingtaine de combattants qui ont signé leur reddition, il y a quelques jours, auprès des autorités du Niger.

La fin de Boko Haram en tant que groupement terroriste est proche, même s'il restera des résidus de djihadistes qui réussiront à fondre dans les populations, parfois, avec quelques capacités de nuisance. L'objectif actuel est de mettre la main sur son chef présumé, Abubakar Shekau, mort ou vif. En attendant, on commence à solder certains comptes dans les pays concernés. Au Niger, par exemple, un millier de combattants de cette nébuleuse vont bientôt passer devant les tribunaux.

Les sources indiquant que Boko Haram vit ses derniers jours, se multiplient et se confirment. La preuve la plus tangible en est la réouverture des frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, il y a quelques semaines. Frontières qui étaient fermées depuis 2014 à cause des incursions sanglantes de Boko Haram. Le Niger, jusque-là, épargné par cette débandade des combattants de la secte, est, à son tour, touché.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Au moins 18 personnes ont été tuées et 43 autres blessées, mardi, 1er novembre, au Niger, dans des affrontements entre des agriculteurs et des éleveurs, près de Bangui, une localité de la région de Tahoua (Ouest), indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.

A quoi sert l'opposition au Niger, si à la moindre occasion, elle court rejoindre le gouvernement pour se remplir le ventre ? Où est la conviction politique ? Alors qu'il était une des deux alternatives crédibles, avec Hama Amadou, au pouvoir de Mahamadou Issoufou, accusé d'avoir assuré un passage en force pour se succéder à lui-même, voilà Seini Oumarou, qui accepte de devenir la béquille du pouvoir actuel. Une clarification qui est une bonne chose, somme toute, pour la jeune démocratie nigérienne.

La chancelière a commencé la campagne en vue de sa réélection, l'année prochaine, par l'Afrique dans sa partie la plus pauvre, la zone sahélo-sahélienne. Depuis dimanche, 9 octobre, elle est en tournée préélectorale au Mali, au Niger et en Ethiopie.

Selon un rapport de l'UNICEF (Fonds des Nations-Unies pour l'enfance), les années de violences de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui s'accentue, avec 1,4 million d’enfants déplacés et, au moins, 1 million d’enfants, toujours, piégés dans des zones inaccessibles. Mais, il manque encore beaucoup d'argent pour y faire face.

L'Allemagne décide d'augmenter son aide humanitaire au Niger. Contrepartie immédiate : trois centres d'accueil (ou centres de rétention) de migrants vont être construits, bientôt, avant l'implantation d'autres sur l'ensemble du Niger. Le Niger va jouer en Afrique le rôle que joue la Turquie en Europe ?

Après un net affaiblissement de Boko Haram, depuis l'arrivée au pouvoir, au Nigeria, de Muhammed Buhari, on est (très) surpris par les performances que cette secte aligne, au Niger, depuis la tenue du Sommet sur la sécurité consacré à son éradication, à Abuja, le mois dernier.

Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian, Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le Sud-Est du Niger.