Niger

Les combattants nigériens du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont jusqu'au 31 décembre 2017 pour se repentir, a annoncé, dimanche, 15 octobre, le gouverneur de la région de Diffa dans le Sud-Est du Niger proche du Nigeria. Avec la reprise en main de son pays, suite à sa longue maladie par le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, les quatre pays riverains du Lac Tchad (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) sont en phase terminale de réorganisation, afin de porter l'estocade finale qui affaiblirait, encore plus, la secte Boko Haram, étant entendu qu'aujourd'hui, elle ne dispose plus de moyens pour faire la guerre conventionnelle qu'elle livrait à ses adversaires, il y a deux ans. Maintenant, ce sont des attentats-suicides de jeunes personnes de dix ans dont elle se sert pour mener ses attaques, ce qui montre son niveau d'affaiblissement.

On dirait que les difficultés économiques frappent, uniquement, les entreprises françaises en Afrique. Alors que la mauvaise conjoncture internationale affecte tout le monde, seules les entreprises françaises plient bagage pour rentrer en France ou licencient leurs employés dans des pays africains où il n'existe aucune indemnité-chômage ou autre soupape de sécurité sociale. Les employés se retrouvent face à eux mêmes après avoir, parfois, servi des années durant, l'entreprise française en question. Après Bouygues au Gabon, la semaine dernière, et plusieurs entreprises françaises qui ont dû fermer en cascade au Congo-Brazzaville, ces derniers mois, au tour, maintenant, d'Areva d'annoncer un paquet de licenciements en 2018, au Niger. Les législations des Etats africains sont-elles aussi passoires pour sacrifier leurs travailleurs de cette façon ?

Coup de tonnerre au Niger, précisément, à Diffa, cette localité qui fait, souvent, parler d'elle, à cause des multiples exactions que la secte terroriste, Boko Haram, y mène. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, cette secte prospère, uniquement, parce qu'elle est nourrie, soignée, vêtue, par les commerçants de cette partie du pays. De quoi taper du poing sur la table, ce que les autorités n'ont pas manqué de faire, après avoir pris connaissance de cette triste vérité.

Au moment où la chancelière, Angela Merkel, essaie de lancer un Plan Marshall pour favoriser le développement de l'Afrique et stopper les flux d'immigrés africains qui convergent vers l'Europe, le président français, Emmanuel Macron, a fait part de sa propre lecture de ce qui bloquait le développement de ce continent, à savoir, un problème « civilisationnel » avec des femmes qui comptent de 7 à 8 enfants, ce qui ne peut favoriser aucun développement malgré les « milliards » versés. Au moment où le ciel commençait à s'abattre sur la petite tête de Macron, à cause de ses propos désobligeants, certains parlementaires ouest-africains emmenés par le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Salif Diallo, ont cautionné le discours de Macron en soutenant l'instauration du planning familial pour limiter le nombre d'enfants à 3 par femme en Afrique de l'Ouest. Voilà comment le discours du président français a été légitimé par les parlementaires ouest-africains sur un continent qui a tout intérêt à faire des enfants, en grand nombre, car il y a de l'espace, un sous-sol riche, et que la population est une donnée économique de taille (cas de la Chine, de l'Inde et du Nigeria) et que ce n'est pas parce qu'en Europe, les hommes épousent les hommes, les femmes épousent les femmes, et par conséquent, tournent le dos à la procréation, ce qui sous-peuple ce continent, qu'on doit imposer cette « civilisation » à l'Afrique.

Victime de graves violations des droits de l’Homme, l'ancien premier ministre du Niger et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Hama Amadou, a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), pour se faire justice, l'état de droit n'existant pas (encore) au Niger, malgré les dires de Ingénieur, Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat. La justice se fait à la tête du client. Et Hama ne possédant pas une tête qui plaît, est victime d'un règlement de compte qui ne dit pas son nom.

Personne n'a perdu la face. L'honneur de chacun est sauf. En flèche dans la négociation, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a vite pris les choses en main, en rencontrant, personnellement, la direction de l'Union des scolaires nigériens (USN), ce qui a permis d'aboutir à une solution assez rapidement.

Le président du Niger est de confession musulmane. S'il était chrétien, on aurait pu, peut-être, penser qu'en rencontrant les leaders estudiantins, samedi, 15 avril, il a été influencé par la résurrection de Jésus-Christ en cette période de Pâques. Non, Mahamadou Issoufou est un homme politique qui a, tout simplement, le bon sens des choses. Il connaît la valeur des symboles politiques. Et au Niger, l'USN (Union des scolaires nigériens), n'est pas rien.

Des centaines de migrants le long des routes de migration en Afrique du Nord sont achetés et vendus sur des 'marchés d'esclaves' en Libye, ont déclaré des survivants à l'agence des Nations-Unies sur les migrations. Une révélation qui se passe de tout commentaire.

Le gouvernement nigérien a décidé, lundi, 10 avril, de la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" du campus de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, après de violentes manifestations des étudiants dans les rues de la capitale. L'Union des scolaires nigériens (USN) qui est, en grande partie, à l'origine de la tenue de la Conférence nationale souveraine au Niger et de l'instauration de la transition, puis, de la démocratie, pour avoir payé un lourd tribut, notamment, lors des événements du Pont Kennedy, est, encore, en première ligne. Près de trente ans après la confrontation avec les forces de défense et de sécurité, l'USN est, à nouveau, au front. Preuve que la situation de ses membres n'a pas, réellement, changé.

En deux années, seulement, le fameux Printemps de la coopération germano-togolaise, va changer de dénomination. Victime de son succès, il va, à la demande du président du Togo, Faure Gnassingbé, réunir, désormais, d'autres pays de la sous-région. Déjà, pour cette deuxième édition, on a compté la présence du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La nouvelle appellation (contrôlée) n'a pas, encore, été trouvée, mais du côté du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, on travaille, déjà, aux côtés des partenaires allemands, à la recherche d'une dénomination qui soit, aussi bien, parlante que possible.

Hama Amadou est plus que jamais le mal aimé de la République du Niger. Principal opposant au président, Mahamadou Issoufou, sorti deuxième de la présidentielle de 2016 (de la façon qu'on sait), il a été condamné, lundi, 13 mars, par la Cour d'appel de Niamey à un an de prison ferme pour son implication (supposée) dans un trafic international de bébés. L'ancien premier ministre paie sa popularité, lui, qui empêche de dormir et de tourner en rond, Mahamadou Issoufou dont la spécialité, est d'instrumentaliser la justice nigérienne, une méthode contestable qui, pourrait, tôt ou tard, se retourner contre lui.

Cent trente combattants nigériens du groupe islamiste Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes, depuis décembre, dans la région de Diffa (Sud-Est du Niger), a annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou.

La France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (Ouest) près du Mali.

La saignée des combattants d'Abubakar Shekau continue. Très gonflé pour reconnaître que son mouvement est en totale perte de vitesse, il continue de bomber le torse. Après avoir été chassé de sa base de Sambisa par l'armée du Nigeria, il y a deux semaines, Boko Haram a vu ses combattants s'éparpiller dans la nature. Parfois pieds nus. On les trouve errant ici et là leur unité de commandement ayant éclaté. Face à cette débandade, beaucoup d'entre eux eux préfèrent se rendre. C'est le moindre mal. C'est le cas de la vingtaine de combattants qui ont signé leur reddition, il y a quelques jours, auprès des autorités du Niger.

La fin de Boko Haram en tant que groupement terroriste est proche, même s'il restera des résidus de djihadistes qui réussiront à fondre dans les populations, parfois, avec quelques capacités de nuisance. L'objectif actuel est de mettre la main sur son chef présumé, Abubakar Shekau, mort ou vif. En attendant, on commence à solder certains comptes dans les pays concernés. Au Niger, par exemple, un millier de combattants de cette nébuleuse vont bientôt passer devant les tribunaux.

Les sources indiquant que Boko Haram vit ses derniers jours, se multiplient et se confirment. La preuve la plus tangible en est la réouverture des frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, il y a quelques semaines. Frontières qui étaient fermées depuis 2014 à cause des incursions sanglantes de Boko Haram. Le Niger, jusque-là, épargné par cette débandade des combattants de la secte, est, à son tour, touché.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Au moins 18 personnes ont été tuées et 43 autres blessées, mardi, 1er novembre, au Niger, dans des affrontements entre des agriculteurs et des éleveurs, près de Bangui, une localité de la région de Tahoua (Ouest), indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.

A quoi sert l'opposition au Niger, si à la moindre occasion, elle court rejoindre le gouvernement pour se remplir le ventre ? Où est la conviction politique ? Alors qu'il était une des deux alternatives crédibles, avec Hama Amadou, au pouvoir de Mahamadou Issoufou, accusé d'avoir assuré un passage en force pour se succéder à lui-même, voilà Seini Oumarou, qui accepte de devenir la béquille du pouvoir actuel. Une clarification qui est une bonne chose, somme toute, pour la jeune démocratie nigérienne.

La chancelière a commencé la campagne en vue de sa réélection, l'année prochaine, par l'Afrique dans sa partie la plus pauvre, la zone sahélo-sahélienne. Depuis dimanche, 9 octobre, elle est en tournée préélectorale au Mali, au Niger et en Ethiopie.