Parti CDP

Le Burkina Faso commence à être en ébullition à 15 mois d'une élection présidentielle qui paraît, particulièrement, indécise. Candidat à sa succession, l'actuel président, Roch Marc Christian Kaboré, n'a aucune garantie qu'il sera réélu, les attaques répétées des djihadistes et les massacres des populations et des militaires, qui vont avec, constituant l'un des principaux points noirs de sa gouvernance. C'est dans ce contexte d'incertitude que le CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) cherche à faire revenir son président d'honneur, Blaise Compaoré, de son exil doré en Côte d'Ivoire.

Ils n'en peuvent plus de ne pas avoir, à leurs côtés, le fondateur du parti, Blaise Compaoré, depuis qu'il s'est réfugié, avec son épouse, en Côte d'Ivoire, fin octobre 2014. Les militants de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) le réclament, vivement. Ils l'ont, clairement, indiqué les 22 et 23 septembre 2017, à Ziniaré, où ils tenaient des journées de réflexion. Reste à savoir si l'intéressé qui, officiellement, ne serait pas (directement) l'inspirateur de cette requête (dont il aurait néanmoins pris connaissance), est d'accord avec la démarche qui consisterait, au final, de lui permettre de faire face, enfin, à la justice de son (ancien ?) pays, qui l'attend à bras ouverts. Précisons que Blaise Compaoré a obtenu la nationalité ivoirienne (en un temps record) par le canal de son épouse, Chantal, qui est une native de Côte d'Ivoire.