Paul Kagame

Le camarade-président, Yoweri Museveni, n'est plus populaire. Agé de 72 ans dont 31 au pouvoir, l'ex-guérillero ne fait plus rêver, le pouvoir l'ayant, fortement, émoussé. Pourtant, son mandat actuel court jusqu'en 2021 et lui laisse la possibilité de se succéder à lui-même, ce que l'intéressé, du reste, compte faire, en modifiant la constitution pour faire sauter le verrou de la limitation de l'âge. Là, colère noire de trois militants de l'opposition qui ne veulent plus « se taper » le même président, après la fin de ce mandat. Pour montrer leur souhait de voir Museveni quitter le pouvoir, ils ont ni plus ni moins organisé ses funérailles, provoquant une véritable stupeur au palais présidentiel, à Kampala.

Voilà un ancien maquisard qui a accédé au pouvoir, par les armes, en promettant la démocratie pure et parfaite, une fois, à la tête de l'Etat. Son objectif atteint, il met, plutôt, des barrages pour empêcher le bon fonctionnement des partis politiques et associations. Seul son parti, le FPR (Front patriotique rwandais) a le droit d'existence. Toute personne qui propose une autre lecture des événements de 1994, est taxée de « révisionniste » et, immédiatement, jetée en prison. Pour la deuxième fois, le général, Paul Kagamé, va se présenter à l'élection présidentielle, sans adversaire, et fera, au bas mot, 95% des voix. Comme sous l'Union soviétique de Brejnev. C'est la démocratie version Kagamé, qui sait pourquoi il critique les Occidentaux (et pourquoi ces derniers le critiquent) à ce sujet. Mais, il y a mieux : le longiligne général-dictateur vient de s'offrir une constitution, qui lui assure la présence à la tête du pays jusqu'en l'an 2034 au moins. Si ce n'est pas la présidence à vie que Kagame s'est octroyée, qu'on nous dise ce que c'est.

Comme tout bon militaire qui a fait la guerre, Paul Kagame a peur de son ombre. Il sursaute au moindre coup de feu. On ne dirait pas ce brave général qui arriva à chasser, depuis son maquis ougandais, le bien établi régime du général-président, Juvénal Habyarimana, en 1994. Depuis qu'il est devenu président de la République, il n'autorise aucune contradiction. De peur de se faire doubler, il a fini par porter la carapace d'un dictateur qui n'accepte, dans le jeu politique national, aucun parti politique d'opposition digne de ce nom ni de candidat d'opposition de poids. Pour sa troisième candidature pour un troisième mandat de sept ans auquel il n'avait pas droit, il a dû changer la constitution. Aujourd'hui, il peut être président jusqu'en 2034, après ses 14 ans déjà passés au pouvoir. Sans opposition.

Le président du Rwanda, Paul Kagame, s'est rendu, aujourd'hui, 20 mars, au Vatican, pour rencontrer le Saint-Père, François. Une visite très cordiale (la première du genre pour le chef de l'Etat du Rwanda), qui semble-t-il, va sceller, à nouveau, une relation de réelle confiance entre les deux Etats.

Le gouvernement rwandais est très clair : il a jugé "inadéquates" les excuses présentées par l'église catholique rwandaise pour le rôle de certains de ses membres lors du génocide rwandais de 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts. Pour Kigali, le Vatican, lui-même, devrait demander pardon pour ces crimes. Voilà qui est dit.

Grosse passe d'arme entre Kigali et Paris. Dans le conflit qui oppose le Rwanda à la France, Paul Kagame rend coup pour coup. C'est ainsi que le Rwanda vient de publier une liste de 22 militaires français accusés d'avoir contribué au planning et à l'exécution du génocide de 1994 qui a fait, environ, un million de morts. C'est une réponse du berger à la bergère. Paul Kagame réagit à la réouverture, en octobre dernier, de l'enquête sur le crash du Falcon 50 par la justice française.

Comment sauver le « soldat BOA »  (Bongo Ondimba Ali) ? La question est dans la bouche de beaucoup de chefs d'Etat africains. Mais la solution reste un sérieux caste tête chinois. Résultat : deux mois après l'élection présidentielle, le Gabon n'arrive pas à se relever. Pour être objectif, il est beaucoup plus proche de la descente aux enfers.

"Le moment est venu" pour le Maroc de réintégrer l'Union africaine (UA), quittée il y a plus de trente ans, a estimé, mercredi, 19 octobre, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au premier jour de la visite à Kigali du roi Mohammed VI.

Arrivé au pouvoir, il y a, seulement, quatre mois, le président, Patrice Talon, est un panafricaniste qui ne s'ignore pas. En visite officielle, au Rwanda, il vient d'annoncer la suppression des visas d'entrée au Bénin pour tous les ressortissants africains. Voilà qui mérite une mention « Très Honorable » avec les félicitations du jury de la part de votre site quotidien, www.afriqueeducation.com

Paul Kagamé ne s'embarrasse pas des qu'en dira-t-on. Alors que Ban Ki-moon est annoncé au Sommet de l'Union africaine qui devrait se tenir dimanche et lundi, à Kigali, il a lancé une invitation au président soudanais, Omar el Béchir, afin qu'il y participe, au moment où la CPI a saisi le Conseil de sécurité afin de sanctionner l'Ouganda et Djibouti de ne pas l'avoir arrêté quand il avait séjourné chez eux. Le bras de fer ne fait que commencer entre l'Union africaine et la CPI.

Les présidents sénégalais, Macky Sall, et rwandais, Paul Kagame, ont appelé, l'Afrique à renouer avec l'innovation scientifique, à l'ouverture, mardi, 8 mars, à Dakar, du "Next Einstein Forum" (NEF), plate-forme africaine pour promouvoir la science.

Sans se soucier des qu'en dira-t-on, Pierre Nkurunziza rend son voisin, Paul Kagame, responsable des maux qui minent le Burundi. C'est juste s'il ne dit pas que c'est le Rwanda qui l'a contraint à ne pas respecter la constitution ni les Accords d'Arusha.

Accusé d'entretenir une rébellion armée (en gestation) au Rwanda, afin de chasser le président, Pierre Nkurunziza, du pouvoir, le chef de l'Etat du Rwanda, Paul Kagame, ne compte pas envoyer des troupes dans le cadre de la Mission de paix de l'Union africaine au Burundi. Ce serait trop dangereux pour ses soldats.

Après avoir muselé la presse et l'opposition dont certains ténors sont, carrément, en prison comme Victoire Ingabire, le dictateur rwandais, Paul Kagame, vient de dérouler une mascarade de référendum, dont le seul but est de mourir au pouvoir. Mais le monde changeant, Kagame devrait savoir que les choses ne se passeront pas ainsi.

Sassou Nguesso, Pierre Nkurunziza et Paul Kagame, sont, tous, des partisans du troisième mandat. Mais celui-ci ne leur apporte pas que du bonheur. Sassou qui en sait quelque chose invite à se serrer les coudes, devant l'adversité.

Le général, Paul Kagame, un ancien maquisard qui se respecte, vient de conduire, presqu'à son terme, le processus qui lui permet de devenir président à vie. Objectif : échapper à la justice internationale, alors qu'il est accusé de génocide.

Paul Kagame est droit dans ses bottes. Même pas peur. Il va avoir son troisième mandat de 7 ans, en 2017, avant de s'octroyer 2 autres mandats de cinq ans chacun. Au total, il doit encore passer 17 ans au pouvoir.