Pourparlers de paix.

Après la signature de l'accord de paix, à Khartoum, puis, à Bangui, début février dernier, le 8e accord de paix du genre, les acteurs à la crise centrafricaine sont, à nouveau, réunis, à Addis Abeba, pour tenter de sauver cet accord, déjà, remis en question à cause de la « non-inclusivité » du gouvernement formé par le premier ministre, Firmin Ngrebada, dont la tête est mise à prix par onze des quatorze mouvements rebelles signataires. A Bangui, on retient son souffle d'autant plus que le président, Faustin-Archange Touadéra, est invité par les belligérants à devenir, lui-même, leur nouvel et unique interlocuteur. Que compte faire l'Union africaine, facilitateur de cette nouvelle crise ?

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.