Précédents libyen et irakien.

Si l'opinion publique française est partagée sur la participation de l'armée française aux frappes en Syrie de cette nuit, les Anglais, eux, ne prennent pas de gants pour signifier leur mécontentement contre le jusqu'au boutisme de leur première ministre, Theresa May, dont le pays s'est, toujours, aligné sur les positions va-t-en guerre de Washington de façon quasi-automatique depuis l'époque de Tony Blair que d'aucuns qualifiaient d'ailleurs de « caniche de Bush ». Depuis 2007, c'en est fini de l'indépendance de la France que Jacques Chirac avait bien su incarner avec son chef de la diplomatie de l'époque, Dominique de Villepin, en signifiant la neutralité de la France dans l'accusation non démontrée des armes chimiques que Colin Powel brandissait aux Nations-Unies. A partir de 2007, en effet, Nicolas Sarkozy (soutenu par son chef de la diplomatie Bernard Kouchner) a aligné la France sur l'atlantisme américain en se rapprochant de l'OTAN. Par la suite, François Hollande ne s'en est pas départi et a, plutôt, confirmé cette position qu'accentue, aujourd'hui, Emmanuel Macron. Désormais, l'Amérique n'a pas un seul caniche à sa solde, mais deux : la première ministre britannique et le jeune président français, Emmanuel Macron (voir notre photo montrant Trump et ses deux caniches).