Présidentielle

Les archevêques et évêques de Côte d'Ivoire, au terme de leur 113e Assemblée plénière à Agboville (13-17 juin 2019), constataient que “progressivement s'install[ait] dans notre pays un climat de peur et de terreur”, estimaient que “les prochaines élections [devaient] être transparentes, crédibles et pacifiques pour que tous acceptent les résultats comme expression de la volonté de la majorité des Ivoiriens” et appelaient “le pouvoir exécutif à garantir aux personnes et aux institutions, notamment, la Commission électorale indépendante (CEI), une totale indépendance [car], “si l'arbitre est à la fois joueur et arbitre, la fin de la compétition est déjà connue”. Les prélats regrettaient aussi le fait que des “armes circulent encore dans notre pays”.

Qui cherche trouve. Ouattara « le menteur d'Abidjan » a cherché un 3e mandat auquel il n'a pas droit, il va trouver tout le pays dressé contre lui à partir de ce lundi, 21 septembre. Les chefs des partis politiques de l'opposition et de la société civile ont tenu, ce dimanche, 20 septembre, une réunion autour du doyen de l'opposition, Henri Konan Bédié, à la Maison du PDCI, à Cocody, pour analyser la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays. A l'issue de cette rencontre, ils ont décidé de lancer un mot d'ordre visant à paralyser le pays dès le lendemain, 21 septembre. Objectif : obtenir le retrait du candidat Ouattara de cette présidentielle et entreprendre des actions en vue de la tenue d'une élection transparente, inclusive et apaisée. Bien entendu, le journal de 20 h 00 de la RTI (Radio télévision ivoirienne, télévision d'Etat), cette chaîne qui ne « rassemble » pas, a, totalement, passé sous silence ce grand moment, cette grande réunion de l'opposition de ce dimanche, 20 septembre. Il faut juste indiquer que le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, le directeur général de la RTI et la directrice de l'Information de la RTI, sont, tous, de confession musulmane et doivent leurs nominations à la politique de « rattrapage ethnique » prônée par le « menteur d'Abidjan » en personne. Ouattara est un tribaliste hors pair ! Cela dit, honte à la présentatrice (aux ordres) Marie-Laure Ngoran qui n'en a pas touché un mot, de peur de perdre sa place de présentatrice du 20 h. Alors qu'il s'agissait juste d'une information à communiquer au public. Voici, du reste, la déclaration des chefs de parti, de la société civile et des syndicats, à l'issue de leurs travaux de ce 20 septembre :

« Le menteur d'Abidjan » n'organisera pas son hold up électoral en vase clos. Loin des regards de la communauté internationale, en dehors de la CEDEAO complaisante. Un bloc solide est en train de se constituer pour empêcher son passage en force. Ce bloc est composé des trois candidats validés par le Conseil constitutionnel, mais aussi, de tous les autres recalés dont l'ancien président, Laurent Gbagbo, l'ancien premier ministre, Guillaume Soro, les anciens ministres, Albert Mabri Toikeusse et Amon Tanoh. Voyant le mauvais chemin que prend le processus électoral dans le pays, la communauté internationale commence à se faire entendre. C'est ainsi que l'Union européenne a fait part de son inquiétude, ce vendredi, 18 septembre, dans un communiqué qui demande au président, Alassane Ouattara, de bien vouloir faciliter une élection inclusive et transparente.

La parole de l'ex-chef des Forces nouvelles était fortement attendue au lendemain de son exclusion de la liste des candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre. Cette parole est venue jeudi, 17 septembre, matin, dans un grand hôtel parisien où l'ancien premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale n'a pas hésité à déverser sa bile sur celui qu'il avait aidé à accéder au pouvoir, par le biais des armes, et qui, aujourd'hui, le lui rend, en lui collant 20 ans de prison et son exclusion de l'élection présidentielle. Pourtant, Soro jure qu'il va bel et bien participer à cette élection dont il demande, par ailleurs, le report pour plus de transparence. Pour obtenir celui-ci, il souhaite l'union de tous les trois candidats sélectionnés pour concourir avec « le menteur d'Abidjan » : Henri Konan Bédié du PDCI, Pascal Affi N'Guessan du FPI et Kouadio Konan Bertin (Indépendant).

Président du Conseil constitutionnel de 2011 à 2015, le professeur, Francis Wodié, n'est pas un fort en thème. Agrégé des facultés françaises de droit public, il est le meilleur publiciste de Côte d'Ivoire. Il ne discute sa compétence dans ce domaine avec personne dans son pays. De nature discret, il s'est cru obligé, par devoir, d'élever la voix parce qu'il ne peut plus rester muet devant le massacre juridique que le Conseil constitutionnel dont il connaît le fonctionnement de l'extérieur comme de l'intérieur, fait l'objet, actuellement, sous la pression de celui que les Ivoiriens appellent, « Le menteur d'Abidjan ». Entendez Alassane Dramane Ouattara ! Nous vous livrons son communiqué d'indignation et de mise au point sur le plan du droit.
Rappelons que c'est le énème communiqué de ce genre dont le but est de raisonner Ouattara qui semble avoir perdu complètement la tête. C'est comme s'il était devenu fou. Avant le professeur Wodié, il y a eu le cardinal de Côte d'Ivoire et ami du couple Ouattara, Mgr Jean-Pierre Kutwa, qui lui a dit, publiquement, devant la cathédrale d'Abidjan, que sa candidature était « non nécessaire ». Il y a, aussi et surtout, eu les présidents de Guinée Bissau, Général Sissoko Umaru Embalo, et du Nigeria et superpuissance régionale, Général, Muhammadu Buhari, qui l'ont mis en garde contre le 3e mandat, qui est une menace contre la paix dans la sous-région. La guerre et sa cohorte de morts et de biens détruits, arrive à grands pays en Côte d'Ivoire où on note déjà beaucoup de troubles avec des voitures brûlées, les routes coupées, et des morts comme, il y a deux jours à Bonoua où on a compté 5 morts (4 jeunes et une femme). La tension monte partout y compris dans Abidjan. « Le menteur d'Abidjan » portera seul l'entière responsabilité de cette fâcheuse situation.

La plateforme de l’opposition, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), qui soutient le président, Laurent Gbagbo, a lancé, au lendemain du rejet de sa candidature à la présidentielle d'octobre, un appel pressant au peuple ivoirien à la mobilisation afin de faire barrage (par tous les moyens) à la forfaiture et à la dictature du « menteur d'Abidjan ». Le Pr Georges-Armand Ouegnin, président de EDS, Dr Assoa Adou, secrétaire général du FPI et l'incontournable vice-présidente du parti, Simone Ehivet Gbagbo, ont tenu une conférence de presse au siège du parti pour crier leur colère et lancé l'appel à la mobilisation générale contre la dictature en place.
Il faudrait quand même souligner la méchanceté de l'actuel chef de l'Etat qui a refusé un passeport diplomatique et même un simple passeport ordinaire à son prédécesseur, qui, lui, quand il était chef d'Etat, avait, généreusement, octroyé un passeport diplomatique non seulement à lui, Ouattara « le menteur d'Abidjan », mais aussi, à sa "mère". Ceux qui soutiennent cet individu actuellement perché au pouvoir à Abidjan, doivent savoir qu'il est un homme sans cœur. Il est capable de tuer père, mère, femme(s), enfants, neveux, nièces, oncles, tantes, beaux-parents, etc. pour garder le pouvoir. Malheureusement pour lui, ce ne sera plus possible cette fois car il ne sera pas le prochain président de la Côte d'Ivoire. C'en est fini de l'i-n-f-a-n-t-i-l-i-s-a-t-i-o-n du grand peuple de Côte d'Ivoire par le couple Ouattara.
On imagine à peine croyable que dans ce contexte, « le menteur d'Abidjan » a osé proposé au président, Laurent Gbagbo, de rester neutre (sans donner un mot d'ordre) pendant cette élection (à laquelle il a été exclu par ses manœuvres) pour pouvoir revenir en homme libre en Côte d'Ivoire, au lendemain de la présidentielle. Ce marché (que Gbagbo a rejeté immédiatement) est tellement insultant qu'il a le mérite de montrer le degré de considération de Ouattara envers les Ivoiriens qui l'avaient pourtant généreusement accueilli. Pour « le menteur d'Abidjan », les Ivoiriens ne méritent aucun respect. Ils ne sont que des sous-hommes.

Quand les historiens de cette présidentielle écriront l'histoire de la Côte d'Ivoire, ils se rendront compte de la méchanceté, de la roublardise, de la manipulation, du mensonge perpétuel que Ouattara usait pour infantiliser le grand peuple de Côte d'Ivoire. Il sera déjà tard car le forfait aura été commis. Ouattara fait en Côte d'Ivoire ce qu'il n'aurait jamais essayé de faire dans son pays d'origine, le Burkina Faso. Il s'est tout permis dans ce pays (qui l'a généreusement accueilli et qu'il a finalement asservi). Il va, aujourd'hui, jusqu'à décider qui va l'affronter à la prochaine présidentielle et comment, sans que personne ne lui dise « Stop ». C'est pourquoi il continuera dans les prochains jours à défier le peuple de Côte d'Ivoire jusqu'à ce que quelqu'un lui dise « Ca suffit ». Ce moment n'est plus loin. Car le pays commence à bouger du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, et « le menteur d'Abidjan » commence à avoir peur, peur d'y laisser sa peau et celle de sa femme, abandonnant du coup leur immense fortune amassée sur le dos des Ivoiriens. Cet individu redoute l'issue qui lui semble réservée parce qu'il est allé trop loin dans le conditionnement du peuple ivoirien qui n'a que trop souffert et qui, comme un esclave ayant tellement enduré de son maître, finit par avoir raison de lui.
Le professeur, Mamadou Koulibaly, est un grand combattant. Dire que « le menteur d'Abidjan » le craint est une litote. C'est l'un des rares sinon le seul en Côte d'Ivoire à pouvoir contrarier, scientifiquement, les chiffres faux que Ouattara aligne comme succès économiques. Candidat à l'élection présidentielle en 2015, il ne l'est plus cette fois parce que Ouattara en a décidé autrement. Pas le Conseil constitutionnel, mais, Alassane Ouattara. Nous publions sa révolte ci-dessous, après qu'il ait été écarté de cette compétition qu'il prépare depuis cinq ans. Mais Mamadou dit que la lutte continue et elle va continuer jusqu'à la victoire finale, qui est proche. Car le mal ne triomphe jamais devant le bien.

Si la politique est la gestion de la Cité (polis en grec) et “la forme la plus haute de la charité” (dixit le pape Pie XI, le 18 décembre 1927, aux universitaires catholiques italiens), alors tout chrétien qui en a la compétence devrait y prendre part dans un esprit de service, de gravité, de lucidité, de rigueur, d’imagination, de détachement et de non-compromission.

Le Conseil constitutionnel (aux ordres de Ouattara comme l'a souvent indiqué Afrique Education) vient de rejeter 40 candidats à l'élection présidentielle du 31 octobre sur les 44 postulants. Parmi les candidats retenus, on compte Alassane Ouattara (RHDP), Henri Konan Bédié (PDCI-RDA), Pascal Affi N'Guessan (FPI) et Kouadio Konan Bertin (Indépendant). De confession musulmane (un élément à prendre en compte en Côte d'Ivoire), le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, joue à fond le jeu du « menteur d'Abidjan ». Si les choses continuent ainsi, avec un tel Conseil constitutionnel, « le menteur d'Abidjan » (qui a tout verrouillé avec son épouse) ne fera que conduire ses trois compétiteurs à l'abattoir. Avec le risque que la Côte d'Ivoire brûle par la suite.

Le professeur agrégé de cardiologie, secrétaire exécutif en chef du PDCI et coordonnateur de la cérémonie d'investiture du 12 septembre, Maurice Kakou Guikahué, avait annoncé plus de 400.000 personnes, Place Jean-Paul 2 de Yamoussoukro, pour introniser le candidat du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié. Résultat des courses, on n'a pas eu 400.000 personnes, mais, 500.000 militants fous de joie, qui ont rempli les 4 carrés que compte cette (très) grande place de la ville, déjouant les pronostics les plus optimistes qui étaient avancés. L'atmosphère était bon enfant. Le candidat du peuple comme certains militants le qualifient, déjà, était aux petits soins. On s'en occupait comme on s'occupe du pape François lors d'une grande office religieuse. Tenez : pendant ses 30 minutes de discours, son épouse, Henriette Bédié Konan, se chargeait, toutes les 5 minutes, d'essuyer la sueur qui se dégageait de son visage. Un spectacle qui était beau à voir et qui montre une femme qui aime son homme et prend soin de lui même en public. Il faut dire que la chaleur était étouffante même avec la climatisation dans la tribune officielle. Un collaborateur se tenait à quelques centimètres du « Vieux » pour récupérer chaque page de discours lue. Avant de venir prendre place dans le fauteuil jaune, symbole de l'intronisation, un autre collaborateur s'est chargé d'enlever le masque du très vénéré candidat du PDCI. Dès qu'il a fini de lire son discours, c'est un autre membre de l'équipe qui s'est chargé de retirer ses lunettes. Bref, le « Vieux » n'a fait que lire son texte. Et rien d'autre. Il ne s'occupait même pas de sa propre personne. On peut dire que sur cette terre, seules deux personnes bénéficient d'une telle attention : le pape François à Rome, au Vatican, et Henri Konan Bédié, à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire.
Le sphinx de Daoukro a donné les grandes lignes de sa vision politique de la Côte d'Ivoire qu'il veut bâtir. Il fut victime d'un coup d'état militaire, le 24 décembre 1999, organisé et financé par Alassane Ouattara, qui agissait dans l'ombre au travers d'une bande de militaires appelée « les jeunes gens ». Une fois le forfait réalisé et que Bédié, pour avoir eu la vie sauve, fut accueilli, à Lomé, par le Sage Eyadèma, avant de se rendre en France, « le menteur d'Abidjan » installa le général, Robert Gueï (qu'on alla sortir de son village) pour diriger la transition. Ce fut le début de la déstabilisation de la Côte d'Ivoire qui se poursuit jusqu'à ce jour. La rancoeur est dans tous les cœurs. Sauf dans celui du bourreau (Ouattara) qui, une fois installé au pouvoir, en 2011, a roulé tout le monde dans la farine. Un menteur né qui se moque du coran et des imams de Côte d'Ivoire.
Mais, cette fois, « Le menteur d'Abidjan » est coincé. Après s'être lancé pour un 3e mandat (il peut encore retirer sa candidature), il est conscient qu'il ne pourra jamais gagner cette élection du moment où Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et quelques autres, ont annoncé soutenir la candidature de Bédié. Au bas mot, ce dernier fera un Coup KO d'au moins 70%. C'est d'ailleurs pourquoi le professeur agrégé de cardiologie, Maurice Kacou Guikahué, qui n'est pas « mathématicien », certes, mais, il est plus que « mathématicien » car il sait faire battre les cœurs et sait donner la vie, et donc, peut aussi, savoir compter. Fort de tout ce bagage intellectuel qui n'est pas à la portée de ceux qui osent le critiquer, il a affirmé que le 31 octobre, il n'y aura pas match en Côte d'Ivoire. A moins que « le menteur d'Abidjan » veuille faire mentir les urnes en les bourrant (comme il semble vouloir procéder), mais en ce moment, il aura pris l'option de brûler la Côte d'Ivoire. Toute la Côte d'Ivoire. Y compris les biens de ses protecteurs français. Car les Ivoiriens ne se laisseront pas (plus) faire. Trop c'est trop pour un seul individu qui ne sait pas respecter l'accueil et l'hospitalité dont il a fait l'objet.
Le sphinx de Daoukro a prononcé un discours-programme qu'il va appliquer à la Côte d'Ivoire où on note quelques maîtres-mots : la réconciliation, la paix, la sécurité, le gouvernement de large ouverture, le développement, la santé, l'éducation, l'emploi des jeunes et des moins-jeunes, les infrastructures, la prospérité pour tous. Voici l'intégration de son texte.

C'est ce samedi, 12 septembre, que le PDCI-RDA va investir, à Yamoussoukro, son président national, Henri Konan Bédié, pour la présidentielle du 31 octobre. Le professeur agrégé de cardiologie et secrétaire exécutif en chef du parti, Maurice Kakou Guikahué, a annoncé plus de 400.000 participants, soit, 5 fois plus de personnes qui avaient assisté à l'investiture du « menteur d'Abidjan » le 6 août, au stade Félix Houphouët-Boigny de la capitale économique. Précisons que la moitié de celles-ci étaient des étrangers à qui la direction du RHDP avait donné de 2.000 à 4.000 F CFA, par personne, pour y être physiquement. C'est une litote de chercher à démontrer que Ouattara n'a pas droit à un 3e mandat, même si la Côte d'Ivoire a changé de constitution. Le père de cette constitution, le professeur, Ouraga Obou, chef des experts qui l'ont rédigée, en 2016, a affirmé que le président sortant n'avait pas droit à un 3e mandat. Toute la Côte d'Ivoire a entendu. C'est d'un. De deux, après avoir roulé son aîné Bédié dans la farine, en refusant de respecter le pacte qui liait les deux hommes, « le menteur d'Abidjan » s'emploie, aujourd'hui, à l'exclure de l'élection, grâce au concours du Conseil constitutionnel aux ordres. C'est de la même manière que Ouattara a exclu deux autres grands rivaux (Laurent Gbagbo et Guillaume Soro) en se servant, cette fois, de la Commission électorale indépendante (CEI). D'où cette question de fond : pourquoi veut-il entraîner la Côte d'Ivoire vers des troubles irréversibles qui risquent de provoquer plus de morts que lors du contentieux électoral de 2010 ? Celui-ci avait provoqué 3.000 morts qu'il a fait attribuer à Laurent Gbagbo. Cette fois, il sera seul à assumer les milliers de morts qui s'en suivront. Voici ci-dessous, la réplique des avocats du candidat Henri Konan Bédié qui relèvent l'entourloupe utilisée par « le menteur d'Abidjan » afin de disqualifier son aîné de l'élection présidentielle.

Grand corrupteur devant l'éternel, « le menteur d'Abidjan » (Alassane Ouattara) avait convoqué, fin juillet - début août, les généraux, en catimini, pour offrir, à chacun, la rondelette somme de 100 millions de F CFA (150.000 euros). Pour boucher leurs yeux, leurs oreilles et leurs bouches. « Le menteur d'Abidjan» pense, ainsi, avoir acheté leur silence. Il a demandé leur concours dans son choix anticonstitutionnel de se succéder à lui-même dans le cadre d'un 3e mandat, ainsi que, leur concours actif en cas des troubles et des manifestations qu'une telle décision pourrait engendrer. Il a assuré qu'il veillerait qu'aucun d'eux n'ait des ennuis avec la CPI (Cour pénale internationale).

A 82 ans, Alpha Condé fera-t-il campagne lui-même, sur ses deux pieds, ou par personnes interposées ? Aura-t-il la capacité de sillonner tout le pays ou choisira-t-il quelques villes, conscient que le gonflement du fichier électoral (en sa faveur) qui est rempli de faux électeurs, fera son affaire au moment du décompte ? De façon générale, le parcours politique de Condé, l'ancien chargé de cours de l'Université de Paris 1, qui se fait pompeusement appeler « le professeur » (qu'il n'a jamais été et ne sera sans doute jamais), est une véritable honte pour les intellectuels africains, qui combattent, durement, les dictatures en Afrique. L'ancien opposant de la région parisienne, a décidé, comme les potentats africains qu'il combattait hier et avec qui il fait ami ami, frère frère, aujourd'hui, de mourir au pouvoir comme eux. Sans se soucier des qu'en dira-t-on. Après s'être tapé une nouvelle constitution qui lui octroie 12 années supplémentaires à la tête de l'Etat. En effet, 82 ans + 12 ans (6 ans x 2) = 94 ans. Son calcul est fort simple : son confort personnel au détriment de l'intérêt supérieur de la Guinée et des Guinéens.

Le professeur agrégé de cardiologie et secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Kacou Maurice Guikahué, est en train de faire monter son parti en puissance. Incontestablement, on est en train de revoir le grand PDCI-RDA, cette grande dame, des années 90 des années Dona Fologo, où elle faisait la pluie et le beau temps, avec toujours à sa tête, le sphinx de Daoukro. Le professeur Guikahue est en train d'en faire une véritable machine électorale, comme avant, dont le but est d'écraser (démocratiquement) tout sur son passage. A la grande crainte des Bictogo, Adjoumani et autres Kandia Camara, qui, tôt ou tard, auront des comptes à rendre à leurs militants pour avoir, consciemment, semé la défaite et l'humiliation dans leur camp, en oeuvrant pour un 3e mandat illégal en faveur du « menteur d'Abidjan » (Dramane Ouattara).

Les Ivoiriens, surtout de l'opposition, doivent savoir que rien n'a changé dans les relations entre Emmanuel Macron et Alassane Ouattara (le fourbe). Il est bien vrai que la France, après la mort du dauphin désigné, Amadou Gon Coulibaly, avait souhaité (proposé même) la désignation d'un autre candidat différent d'Alassane Ouattara. Mais ce dernier n'en a pas tenu compte et s'est imposé aux yeux de Macron et de son ministre, Jean-Yves Le Drian, comme candidat. Ni l'un ni l'autre ne se sont exprimés sur ce revirement. Qui ne dit mot consent. D'autre part, le fait qu'à l'Elysée, on avance le souci de Macron de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures des pays africains, est une réponse claire à l'opposition qui demande la position de la France : Ouattara a le feu vert de Paris pour un 3e mandat. 60 ans après les indépendances, il appartient aux Ivoiriens de faire savoir si une telle mise sous tutelle est encore acceptable pour leur pays où la France compte énormément d'intérêts. Un argument de poids qui devrait leur permettre de se faire respecter par Paris, ce qui est pourtant loin d'être le cas.

Le premier tour des élections présidentielles doit se tenir le 27 décembre prochain. Depuis plusieurs semaines, les candidatures se multiplient.

Réagissant à la déclaration de Mgr Jean-Pierre Kutwã, je faisais remarquer, d’une part, que cette déclaration était un non-événement parce qu’elle manquait à la fois de clarté et de courage et, d’autre part, qu’il s’agissait, non pas, de dire que la candidature de Dramane Ouattara après deux frauduleux mandats était nécessaire ou non, mais de savoir si notre Constitution autorisait le président du RDR à briguer un troisième mandat. Certains lecteurs de mon post n’étaient pas d’accord avec moi, ce que je ne trouve point anormal, mais l’un d’entre eux a cru m’impressionner en convoquant des ouvrages du Magistère de l’église catholique, ouvrages dont je doute qu’il les ait jamais lus et qu’il n’est même pas capable d’écrire correctement. Le faux savant ou pseudo-intellectuel en question est Jean-Baptiste Kouamé, qui était assistant au département de Lettres modernes de l’Université de Cocody quand j’y achevais une licence en 1987 et qui travaillerait avec Patrick Achi (secrétaire général de la présidence, ndlr) qui gouverne et mange avec le bourreau des Ivoiriens (Alassane Ouattara, ndlr).

Mention Très Bien à l'archevêque d'Abidjan, le cardinal, Jean-Pierre Kutwa, qui, en bon pasteur, vient de jeter un véritable pavé dans la mare. En tenant un langage de vérité aux Ivoiriens et, surtout, au premier d'entre eux. Réputé très proche du président, Alassane Ouattara, il l'invite, sans détour, à ne pas se présenter à la présidentielle et à respecter les lois de la République qui l'en empêchent. Il l'invite, également, à s'assurer en tant que chef de l'Etat que le pays rassemblé ira à l'élection présidentielle, et que le vainqueur sera reconnu par tous, ce qui suppose, au préalable, l'organisation d'un dialogue politique pour mettre toutes les questions sensibles sur la table.
Le courage du cardinal qui est considéré comme un homme de Ouattara est à saluer. La RTI, la télévision d'Etat, a censuré ses propos dans son grand journal de 20 h GMT de ce lundi, 31 août. Cela dit, censure des Ouattaristes ou pas, le message de l'homme de Dieu est bien passé, toute la Côte d'Ivoire l'a entendu, y compris Alassane Ouattara, lui-même, depuis son lieu de villégiature en France. A lui de prendre ses responsabilités, la violence sur les personnes et les biens à cause de son 3e mandat commençant à prendre des proportions inquiétantes. Voici l'intégralité de la déclaration du cardinal de Côte d'Ivoire.

La tenue des élections présidentielles centrafricaines est  prévue pour le 27 décembre prochain, sauf imprévu. La liste des candidats s'allonge au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'échéance. C'est a priori un bon signe pour la démocratie. Cependant, on ne peut qu'être surpris de la médiocrité du discours politique et du flou artistique qui entoure les programmes. Il est peut-être encore trop tôt pour en dire plus.

Guillaume Soro, exclu de la liste pour le scrutin présidentiel du 31 octobre en Côte d'Ivoire, en appelle à Emmanuel Macron afin qu'il prenne position contre Alassane Ouattara, le président sortant qui brigue un troisième mandat alors que la constitution ivoirienne limite à deux le nombre de mandats. Voici la lettre qu'il vient de faire parvenir au chef de l'Etat français.