Présidentielle française

Militant (actif) du parti socialiste, Rodrigue Kokouendo a, déjà, fait son choix. Ce sera Emmanuel Macron. Non seulement, il va lui apporter son suffrage, mais, il appelle, aussi, son entourage à faire de même, et au-delà. Mieux, il a adhéré au Mouvement, « En Marche » d'Emmanuel Macron du département de Seine et Marne. Qui dit mieux ?

Il s'agit de Jacques Cheminade, Jean Lassalle et Philippe Poutou, qui sont venus s'ajouter à Nathalie Arthaud, François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Bonne chance à tous.

Candidat de la droite et du centre, vainqueur incontesté des primaires devant Alain Juppé, François Fillon a été rattrapé par son passé d'homme du « système ». Après avoir fait la différence avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy en convoquant la morale pendant la campagne, il peine, aujourd'hui, à expliquer qu'il soit, aussi, transparent que le général de Gaulle qu'il aimait prendre comme référence dans ses attaques contre ses concurrents. S'il a réussi, momentanément, à maintenir les dirigeants de la droite et du centre (à l'exception notable de François Bayrou) derrière lui, on commence, cependant, à noter de grosses fissures dans le rang des militants. A la veille de son voyage à l'île de la Réunion, François Fillon n'est, vraiment, plus lui-même. Il est en train de tuer son camp : Il l'a empêché de recourir à un Plan B (Alain Juppé, François Baroin ou Xavier Bertrand) alors qu'il est dans l'impossibilité morale et intellectuelle de faire campagne pour gagner. Du coup, la traditionnelle machine à perdre de la droite est à nouveau en marche. Pour le bonheur de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron ? On ne le sait encore.

François Fillon est presque par terre. A trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, la droite n'a plus le choix que de réfléchir à un Plan B. On parle d'Alain Juppé comme candidat de substitution le plus plausible. François Bayrou est aussi en embuscade au cas où Juppé ne serait pas candidat. Il y a, également, François Baroin et Xavier Bertrand et quelques autres. Bref, avec la sortie du Canard enchaîné, ce matin, qui apporte de nouvelles révélations sur le couple Fillon, 76% des Français pensent que le candidat de la droite et du centre, n'est pas si honnête comme il le prétendait quand il mettait en cause la probité morale de Nicolas Sarkozy, pendant les primaires. Voici les six dossiers dont la justice risque de se saisir pour plomber sa candidature.