RDA

Peut-être la Côte d'Ivoire aurait-elle connu un autre destin si Houphouët n’avait pas trahi la lutte du RDA combattu et malmené par l’administration coloniale parce qu’il voulait une vraie indépendance, c’est-à-dire, plus de justice et de liberté. C’est pourquoi il n’est ni juste ni honnête que les Bernard Dadié, Jean-Baptiste Mockey, Matthieu Ekra, Albert Paraïso, Jacob Williams, René Sery-Koré, Philippe Vieyra, Victor Biaka Boda, Anne-Marie Raggi, Marie Koré, Maguerite Sackoum, Odette Yacé, Mme Ouezzin Coulibaly, ceux et celles qui souffrirent le plus de la violence du gouverneur Péchoux au cours de cette période, aient été oubliés ou ignorés et qu’on ne parle que d’Houphouët qui se cachait à ce moment-là et n’eut même pas le courage de venir soutenir ses camarades jugés le 22 mars 1950.