Russie

Le ballet diplomatique s’est accéléré après l’annonce par la Turquie d’envoi de troupes en soutien au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l'ONU, suscitant des craintes d’une « nouvelle Syrie ».

Partira, partira pas ? Poutine relance les conjectures sur l'après 2024. En réalité, après un aller-retour qui lui avait permis de laisser un mandat de cinq ans à son actuel et inamovible premier ministre, Dmitri Medvedev, de 2008 à 2012, le tsar, Vladimir Poutine, voudrait rester, définitivement, au pouvoir, comme son allié chinois, Xi Jinping, qui a modifié la constitution pour devenir président à vie. En effet, Poutine est fasciné par le style de gouvernance de Xi Jinping. En raison de sa pratique du pouvoir très personnalisé, rompant avec l'effacement relatif de ses prédécesseurs, de son exaltation du sentiment national chinois et de sa mainmise totale sur le parti, Xi Jinping est souvent présenté comme le dirigeant le plus puissant et le plus autoritaire de Chine depuis Mao. A la suite d'une modification de la constitution, il peut théoriquement rester président de la Chine et du Parti communiste, pour une durée indéterminée, alors que ses prédécesseurs étaient limités à deux mandats depuis 1998. Par ailleurs, la « pensée » de Xi Jinping est inscrite dans la doctrine et la constitution du parti communiste chinois, un privilège jusqu'ici réservé à Mao et Deng Xiaoping (le père de la Chine moderne). Vladimir Poutine rêve exactement de la même chose. Le connaissant, il va y parvenir

Personne ne doit toucher à Lénine : le président russe, Vladimir Poutine, a soutenu, ce jeudi, 19 décembre, que le corps du révolutionnaire bolchévique, conservé dans un mausolée sur la Place Rouge à Moscou, ne devait pas être déplacé.

Les cinq chefs d'Etat membres du G5 Sahel se sont réunis, dimanche, 15 décembre, à Niamey, pour faire part de leurs condoléances à leur homologue du Niger, Mahamadou Issoufou, au lendemain du massacre de 71 soldats nigériens de la garnison d'Inatès par les les djihadistes de l'Etat islamique, mais aussi, pour élaborer d'autres stratégies plus gagnantes contre ce phénomène qui semble prendre le dessus sur les moyens mis en œuvre pour le combattre.

Pour le moment, seuls deux pays africains, le Soudan du Nord et la République centrafricaine (RCA), ont signé des accords militaires avec la Russie de Poutine. Les autres pays africains, présents au premier Sommet Afrique-Russie de Sotchi, les 23 et 24 octobre 2019, devraient-ils leur emboîter le pas et établir un partenariat qui ne se limite pas au domaine militaire ? L’Afrique, en se tournant vers la Russie, ne se met-elle pas sous la domination d’une nouvelle puissance ? Que gagne-t-elle en nouant des relations avec la Russie ? Bref, qu’est-ce que Moscou donnerait aux Africains que Paris a été incapable de leur apporter en 6 décennies de pseudo-indépendance ? La meilleure façon de répondre à ces questions serait peut-être de montrer non seulement ce que la Russie a fait hier en Afrique et pour l’Afrique mais aussi comment elle voit les relations entre les pays aujourd’hui.

Le président russe, Vladimir Poutine, a essayé de répondre à cette question que se posaient 43 chefs d'Etat et de gouvernement réunis, à Sotchi, les 23 et 24 octobre. Le numéro 482 de novembre d'Afrique Education chez les marchands de journaux depuis mardi, 5 novembre, donne, de son côté, en profondeur, les tenants et les aboutissants de cette coopération naissante. Le magazine met l'accent sur ce que Poutine n'a pas dit à ses invités, à Sotchi.

Le moins que l’on puisse affirmer est que Nathalie Yamb n’y est pas allée avec le dos de la cuillère lors de sa prise de parole à Sotchi (Russie), le 24 octobre 2019. Tantôt demandant la fin du F CFA, qui ne garantit pas d’autre stabilité que celle “de la mauvaise gouvernance, de la pauvreté et de la corruption”, tantôt stigmatisant “les accords de défense bidon qui ne servent qu’à permettre le pillage de nos ressources, l’entretien de rébellions, l’entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats”, tantôt, décrivant la France comme un pays “qui avance sans bouger, en portant des masques et qui considère toujours le continent africain comme sa propriété”, la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly n’a pas eu de mots assez durs pour attaquer la politique française en Afrique.

Le Collectif Sortir du F CFA a suivi avec intérêt le premier Sommet Russie-Afrique, à Sotchi. S'il appartient aux Africains de développer eux-mêmes leur continent, le Collectif soutient, tout de même, que le concours de la Russie peut être bénéfique pour les Africains dans leur souhait de se débarrasser du F CFA.

Le premier Sommet Russie-Afrique s’ouvre, mercredi, 23 octobre, à Sotchi. Une rencontre de deux jours, qui doit permettre à Vladimir Poutine de relancer l’influence russe dans une région où Chinois et Occidentaux sont, davantage, présents.

Le président des Comores, Azali Assoumani, qui n'a, jamais, ménagé ses efforts pour faire revenir l'Ile de Mayotte dans le giron national, sera, sans doute, très content de l'interpellation que Moscou vient de faire à Paris sur la question de Mayotte. En visite officielle en France, le nouveau président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reçu le soutien d'Emmanuel Macron qui, parlant du différend entre la Russie et la Crimée, a parlé d'une « annexion illégale de la Crimée par la Russie ». Colère du ministère russe des Affaires étrangères qui a demandé au président français de balayer devant sa porte en évoquant le « 101e département français » (Mayotte). Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, est un concept qui est moins considéré par la France, ancien pays colonisateur par excellence, que par la Russie, qui s'est, toujours, distinguée dans son soutien aux peuples qui cherchent à s'autodéterminer. Sur la question de Mayotte, la diplomatie comorienne sait qu'en se rapprochant de la Russie, elle trouvera une oreille attentive.

Le président chinois, Xi Jinping, a achevé, vendredi, 7 juin, une visite en Russie. Moscou veut devenir pour Pékin un partenaire commercial alternatif aux Etats-Unis. Reste à construire une relation stable et, mutuellement, bénéfique, qui soit, aussi, stratégique que l'Alliance Atlantique, qui est, à la fois, stratégique et militaire (pour les pays occidentaux et la Turquie) et commerciale (Pays du G7 auxquels appartenait la Russie avant d'en être expulsée). L'Alliance Chine-Russie est, aussi, à construire, ce qui demande du temps, mais l'Alliance Atlantique s'est-elle construite en un jour ?

Des milliards envolés, des responsables en prison et un dirigeant en fuite à l'étranger : le secteur spatial russe se trouve au coeur de détournements de fonds astronomiques, qui entachent les ambitions de grandeur retrouvée de la Russie dans l'espace.

Solidarité pour le même combat anti-impérialiste oblige ! La Syrie (qui sait ce que c'est que l'ingérence occidentale dans un conflit) vient d'adresser un message de soutien à Nicolas Maduro, victime d'une tentative de coup d'état fomenté par l'opposant, Juan Guaido, avec le soutien actif des Américains. Le successeur du camarade Chavez bénéficie de l'accompagnement des Russes qui sont en train d'établir une base, à Caracas, afin d'apporter toute la protection nécessaire au président vénézuélien, comme ils l'avaient apporté, hier, au président syrien, Bachar al-Assad. Conséquence, on peut avancer sans risque de se tromper que Nicolas Maduro restera en place et que toute solution future au Venezuela se fera avec lui et non sans lui. N'en déplaise à Pompeo, le très radical secrétaire d'Etat de Trump, et aux 50 pays qui ont osé apporté leur soutien politique à un putschiste.

Le Kremlin a confirmé, mardi, 23 avril, une rencontre très attendue entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un, organisée, jeudi, 25 avril, à Vladivostok, en Extrême-Orient russe, à un moment où Pyongyang cherche de nouveaux soutiens internationaux dans son bras de fer avec le bouillant président américain, Donald Trump. Avec à ses côtés, le Chinois, Xi Jinping, et Vladimir Poutine, le « leader bien aimé » saura, plus que par le passé, faire face au tumultueux locataire de la Maison Blanche qui lui demande de désarmer sans contrepartie véritable.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 9 avril, à l'unanimité, une déclaration établissant des critères vers une possible levée, d'ici la fin de l'année, de l'embargo sur les armes imposé au Centrafrique depuis 2013. C'est une bonne nouvelle pour ce pays. Mais, sans se cacher la face, la Russie, grâce à sa forte implication dans la résolution de la crise centrafricaine, cs derniers mois, a beaucoup aidé pour faire fléchir la position de certains membres permanents du Conseil de sécurité, comme les Etats-Unis, qui, jusqu'à il y a peu de temps encore, ne voulaient pas entendre parler de la levée de cet embargo.

L'OTAN (Organisation du Traité Atlantique Nord) "ne veut pas d'une nouvelle course aux armements" ou "d'une nouvelle Guerre Froide" avec la Russie, mais, elle saura se défendre si nécessaire, a déclaré, mercredi, 3 avril, son chef à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance.

Le pouvoir vénézuélien a accentué, jeudi, 28 mars, la pression sur Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, surtout, occidentaux ou alliés des Etats-Unis, en le déclarant inéligible durant 15 ans. En quelques temps, il a effectué près d'une centaine de voyages dont la plupart à l'étranger, ce qui pose le problème du financement de ceux-ci et de son mouvement insurrectionnel. Juan Guaido a, aussitôt, rejeté cette sanction. C'est un nouveau bras de fer qui commence au moment où, après avoir vociféré et braillé sans jamais mordre, en menaçant Maduro qu'il allait voir ce qu'il allait voir, Washington assiste, impuissant, à l'arrivée progressive mais impressionnante de la Russie dans le pays, à la demande du pouvoir légal et légitime de Nicolas Maduro, qui est, désormais, sous sa protection.

Pour qui Donald Trump se prend-il ? Les Etats-Unis sont-ils devenus les Nations-Unies pour donner des ordres à la Russie qui définit sa ligne diplomatique comme elle l'entend ? Le président américain a appelé, mercredi, 27 mars, la Russie à quitter le Venezuela, après un pic de tension lié à l'envoi par Moscou de militaires et de matériel à Caracas. Cette implication éloigne la chute du régime de Nicolas Maduro que Washington avait planifiée avec le « président par intérim », Juan Guaido, en concertation avec certains pays de la sous-région. Washington sait que la présence militaire de la Russie aux côtés de Maduro va déjouer tous ses plans comme ce fut le cas avec le président syrien, Bachar al-Assad. D'où la colère du vieillard de la Maison Blanche.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a prévenu son homologue russe, Sergueï Lavrov, que les Etats-Unis ne resteraient pas "les bras croisés" si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". En fait, pour faire face à la volonté manifeste de Washington de faire tomber le pouvoir vénézuélien actuel, le président, Nicolas Maduro, a fait appel à Vladimir Poutine qui a ordonné le renforcement de la coopération russe pour protéger le Venezuela du coup d'état américain en préparation. Comme en Syrie, hier, Pompeo sait qu'avec l'implication de la Russie dans la protection de Maduro, la déstabilisation américaine ne passera pas. Voilà pourquoi il est en colère.

La Russie et le Togo ne vont plus s'ignorer. En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a rencontré son homologue de la Fédération de Russie, Serguei Lavrov, le 16 février 2019. La rencontre avec le chef de la diplomatie russe vient un peu tard dans la mesure où le ministre togolais des Affaires étrangères a, ces dernières années, rencontré plusieurs chefs de la diplomatie des pays de l'Est de l'Europe, pour parler des sujets d'intérêt commun. Cela dit, mieux vaut tard que jamais. Première décision concrète sortie de cette rencontre : l'encouragement de missions économiques entre les deux pays pour développer les échanges.